élevage Perrigueur (Millay dans la Nièvre)
Une pratique familiale qui s’adapte aux nécessités du temps
Dans la famille Perrigueur on peut compter sur Chantale la mère, François le père, Bertrand (installé en 2006) et François (installé en 2013) pour faire tourner l'élevage de 120 VA de race charolaise, non-inscrit mais en contrôle de croissance.
La SAU de 208 ha au total, comprend 120 ha d'herbe. Bertrand Perrigueur s'est engagé dans le dispositif «Prairies sentinelle» dès 2012, pour une parcelle de 2 ha.
De génération en génération, la famille a cultivé une «bonne connaissance de ses parcelles et de leur potentiel. On sait ce que l'on fauche et où on va répartir les lots» confirme Bertrand Perrigueur. La mise à l'herbe intervient en général entre la fin mars et le 25 avril. La transition alimentaire se limite à quelques jours avec un apport de foin en complément au pré. La sortie des animaux dépend d'abord de la météo. Les lots d'animaux tournent sur 3 à 4 parcelles, chaque lot comprenant en moyenne 15 animaux. Les sommes des températures ? «elles servent essentiellement à déterminer l'apport d'azote sur les ray grass et l'arrêt du déprimage» précise l'éleveur. 60 à 70% des prairies de fauche sont déprimées, les prairies temporaires étant exclusivement déstinées à être fauchées.
Les broutards de 420-440 kg sont complémentés au pré. Les broutards alourdis et repoussés jusqu'à 470 kg ne sont pas complémentés au pré jusqu'au sevrage, la complémentation interviendra après le sevrage. L'autonomie alimentaire est privilégiée, les achats extérieurs concernant seulement un complément azoté. L'élevage a semé à l'essai un trèfle-luzerne pour aller plus loin.
La conduite d'élevage se prêtait particulièrement bien à intégrer le dispositif des «Prairies sentinelles» puisque chez les Perrigueur «on n'a jamais complémenté une femelle au pré». Avec un recul de quatre année par rapport au début de l'expérimentation, Bertrand Perrigueur apprécie de voir «confortées les pratiques traditionnelles de l'exploitation, ainsi que d'avoir pu ensuite approfondir le pâturage tournant sur d'autres lots».
Certaines pratiques qui ont fait leurs preuves sont bien ancrées dans la tradition de l'élevage Perrigueur, mais cela n'empêche pas d'évoluer et de progresser. L'évolution du contexte climatique notamment et les difficultés rencontrées en 2015 sur ce plan ont amené l'introduction du méteil (2,5 à 3 ha) dans la rotation pour répondre au manque de fourrage de cette année-là. Semé à l'automne, il a été récolté enrubanné fin mai 2016. «Ce méteil permet de constituer un stock tampon et d'apporter un complément de nourriture au pré en été, quand l'herbe vient à manquer». Du moha est ensuite semé en place en dérobé. La culture du méteil est reconduite en 2016 et 2017.
De génération en génération, la famille a cultivé une «bonne connaissance de ses parcelles et de leur potentiel. On sait ce que l'on fauche et où on va répartir les lots» confirme Bertrand Perrigueur. La mise à l'herbe intervient en général entre la fin mars et le 25 avril. La transition alimentaire se limite à quelques jours avec un apport de foin en complément au pré. La sortie des animaux dépend d'abord de la météo. Les lots d'animaux tournent sur 3 à 4 parcelles, chaque lot comprenant en moyenne 15 animaux. Les sommes des températures ? «elles servent essentiellement à déterminer l'apport d'azote sur les ray grass et l'arrêt du déprimage» précise l'éleveur. 60 à 70% des prairies de fauche sont déprimées, les prairies temporaires étant exclusivement déstinées à être fauchées.
Les broutards de 420-440 kg sont complémentés au pré. Les broutards alourdis et repoussés jusqu'à 470 kg ne sont pas complémentés au pré jusqu'au sevrage, la complémentation interviendra après le sevrage. L'autonomie alimentaire est privilégiée, les achats extérieurs concernant seulement un complément azoté. L'élevage a semé à l'essai un trèfle-luzerne pour aller plus loin.
La conduite d'élevage se prêtait particulièrement bien à intégrer le dispositif des «Prairies sentinelles» puisque chez les Perrigueur «on n'a jamais complémenté une femelle au pré». Avec un recul de quatre année par rapport au début de l'expérimentation, Bertrand Perrigueur apprécie de voir «confortées les pratiques traditionnelles de l'exploitation, ainsi que d'avoir pu ensuite approfondir le pâturage tournant sur d'autres lots».
Certaines pratiques qui ont fait leurs preuves sont bien ancrées dans la tradition de l'élevage Perrigueur, mais cela n'empêche pas d'évoluer et de progresser. L'évolution du contexte climatique notamment et les difficultés rencontrées en 2015 sur ce plan ont amené l'introduction du méteil (2,5 à 3 ha) dans la rotation pour répondre au manque de fourrage de cette année-là. Semé à l'automne, il a été récolté enrubanné fin mai 2016. «Ce méteil permet de constituer un stock tampon et d'apporter un complément de nourriture au pré en été, quand l'herbe vient à manquer». Du moha est ensuite semé en place en dérobé. La culture du méteil est reconduite en 2016 et 2017.