Gaec Mercuzot-Couraleau
Une mise à l’herbe bien raisonnée
Au Gaec Mercuzot-Couraleau à Ormancey (commune de Mont-Saint-Jean en Côte d'Or), tout commence avant la sortie des animaux par une transition alimentaire qui débute en stabulation, avec une diminution progressive de la valeur énergétique de la ration.
Cette «ration de transition est plus azotée, moins énergétique», elle prépare la mise à l'herbe proprement dite. Stéphane Mercuzot et Julien Couraleau conduisent un troupeau 150 VA charolaises et une centaine de génisses sur 180 ha de prairies permanentes (dont 25 ha drainés), 20 ha de prairies temporaires (luzerne-dacyle-ray grass) et 10 ha de maïs.
«Trois conditions déclenchent la décision de lâcher les animaux» témoignent les deux associés, «des sols bien ressuyés et portants, une météo propice et l'état des stocks». Quand le fourrage vient à manquer, ce qui n'est pas le cas cette année, la sortie peut être précipitée. Mais en dehors de ce cadre particulier «nous faisons attention à sortir les animaux avant qu'il y ait trop d'herbe, pour éviter le gaspillage et préserver la repousse», précise Stéphane Mercuzot. La somme des températures n'est utilisée que pour «déterminer le moment le plus opportun pour apporter de l'azote».
Les génisses sont sorties en premier, mais en quelques jours (3 ou 4) les stabules se vident et les vaches retrouvent les prairies dont une bonne partie sont attenantes à l'exploitation. Les prairies où l'accès à l'eau est facile sont en priorité destinées à la pâture, les autres, sans eau ou plus éloignées, sont laissées à la fauche. «Tant que la pousse de l'herbe est forte, certaines pâtures sont cloisonnées et le chargement fortement augmenté pour éviter le gaspillage» explique Julien Couraleau. Une attention toute particulière est portée à l'entretien des clôtures, un travail important avant la mise à l'herbe qui nécessite quinze jours de travail à deux. «Avoir des prés bien clos et sans danger, c'est essentiel» insiste Stéphane Mercuzot.
La recherche d'une plus grande autonomie est une préoccupation constante. Les 160 ha de céréales à paille concourent à l'autonomie en paille et à l'alimentation du troupeau. La culture de légumineuses sur les prairies temporaires, complète ces apports. Les achats d'aliments à l'extérieur sont destinés aux broutards et aux animaux à l'engraissement. La gestion du parasitisme s'organise au cas par cas, en fonction des lots et du contexte. Aucun problème majeur n'a jusqu'à présent été observé après la mise à l'herbe.
Dans l'Auxois comme ailleurs, les effets de l'évolution climatique se font sentir au fil des années et les forts contrastes nécessitent une évolution des pratiques. L'important c'est bien sûr de sécuriser la production de fourrage. «Constituer des stocks suffisants cela devient un enjeu essentiel car on est de plus en plus souvent obligé d'affourager au pré au printemps, du fait d'un excès d'eau ou d'un retard de végétation, et en août, quand les prairies s'assèchent» explique Julien Couraleau. «L'important» confirme Stéphane Mercuzot «c'est de raisonner, d'anticiper et de s'adapter à la situation». Même après la mise à l'herbe, le stress est toujours là, pas question de relâcher la surveillance : «que ce soit pour les animaux ou les pâtures, nous sommes toujours très attentifs au suivi».
«Trois conditions déclenchent la décision de lâcher les animaux» témoignent les deux associés, «des sols bien ressuyés et portants, une météo propice et l'état des stocks». Quand le fourrage vient à manquer, ce qui n'est pas le cas cette année, la sortie peut être précipitée. Mais en dehors de ce cadre particulier «nous faisons attention à sortir les animaux avant qu'il y ait trop d'herbe, pour éviter le gaspillage et préserver la repousse», précise Stéphane Mercuzot. La somme des températures n'est utilisée que pour «déterminer le moment le plus opportun pour apporter de l'azote».
Les génisses sont sorties en premier, mais en quelques jours (3 ou 4) les stabules se vident et les vaches retrouvent les prairies dont une bonne partie sont attenantes à l'exploitation. Les prairies où l'accès à l'eau est facile sont en priorité destinées à la pâture, les autres, sans eau ou plus éloignées, sont laissées à la fauche. «Tant que la pousse de l'herbe est forte, certaines pâtures sont cloisonnées et le chargement fortement augmenté pour éviter le gaspillage» explique Julien Couraleau. Une attention toute particulière est portée à l'entretien des clôtures, un travail important avant la mise à l'herbe qui nécessite quinze jours de travail à deux. «Avoir des prés bien clos et sans danger, c'est essentiel» insiste Stéphane Mercuzot.
La recherche d'une plus grande autonomie est une préoccupation constante. Les 160 ha de céréales à paille concourent à l'autonomie en paille et à l'alimentation du troupeau. La culture de légumineuses sur les prairies temporaires, complète ces apports. Les achats d'aliments à l'extérieur sont destinés aux broutards et aux animaux à l'engraissement. La gestion du parasitisme s'organise au cas par cas, en fonction des lots et du contexte. Aucun problème majeur n'a jusqu'à présent été observé après la mise à l'herbe.
Dans l'Auxois comme ailleurs, les effets de l'évolution climatique se font sentir au fil des années et les forts contrastes nécessitent une évolution des pratiques. L'important c'est bien sûr de sécuriser la production de fourrage. «Constituer des stocks suffisants cela devient un enjeu essentiel car on est de plus en plus souvent obligé d'affourager au pré au printemps, du fait d'un excès d'eau ou d'un retard de végétation, et en août, quand les prairies s'assèchent» explique Julien Couraleau. «L'important» confirme Stéphane Mercuzot «c'est de raisonner, d'anticiper et de s'adapter à la situation». Même après la mise à l'herbe, le stress est toujours là, pas question de relâcher la surveillance : «que ce soit pour les animaux ou les pâtures, nous sommes toujours très attentifs au suivi».