élevage ovin bio
Une forte diversité des résultats techniques et économiques
A l’occasion du Sommet de l’élevage, les premiers résultats technico-économiques issus du Casdar Agneaux bio, lancé en 2013 pour une durée de trois ans, ont été présentés.
Il existe peu de références en matière de production ovine en agriculture biologique. Pour y remédier, la filière a obtenu un financement (Casdar) pour un projet «AgneauxBio» visant à développer la production d’agneaux biologiques, grâce à des actions avec l’ensemble des partenaires. Un des résultats attendus de ce travail consiste en la mise en place d’un réseau d’élevages en ovins bio, lait et viande, par grand bassin de production, afin de fournir des références technico-économiques et de durabilité territorialisées. Ce projet, lancé en 2013 pour trois ans, rassemble divers organismes agricoles et est piloté par l’Itab (Institut technique de l’agriculture biologique).
«Les résultats de la première année (2012-2013) de mise en place du réseau de fermes de références montrent un retour dans une cinquantaine de fermes dont 39 ovins viande, situées dans les régions Lorraine, Centre, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes et 10 ovins lait se trouvant dans le Bassin de Roquefort et les Pyrénées-Atlantiques», précise Vincent Bellet, de l’Institut de l’élevage.
De nombreux systèmes mixtes
Au sein des 49 exploitations étudiées, «on observe de nombreux systèmes mixtes en ovins viande, alors que les élevages ovins lait sont plutôt spécialisés. En agriculture biologique, on a en effet intérêt à jouer sur la complémentarité d’où l’importance de ces systèmes mixtes. On a par contre été surpris par l’importance des systèmes ovins - granivores», remarque Vincent Bellet.
Les effectifs de brebis sont par ailleurs plus contrastés en ovins viande qu’en ovins lait. Leur nombre varie de moins de 100 à plus de 600 en viande, alors qu’en lait, 80% des effectifs tournent autour de 300 à 400 brebis. Les troupeaux lait sont homogènes en termes de taille.
La conduite de la reproduction en ovins viande est très diversifiée (fractionnement ou non de la période de mises-bas, période d’agnelage différente, avec ou sans accélération du rythme d’agnelage), en lien notamment avec la situation géographique et la forte diversité des associations. «On note des niveaux plutôt élevés de mortalité et surtout de mortinatalité, mais une bonne maîtrise de la consommation de concentrés. Cette dernière constatation n’est pas vraiment une surprise». Les exploitations étudiées font principalement appel à la vente directe pour commercialiser leurs produits. En ovins lait, les résultats se différencient par bassin de production, Pyrénées-Atlantiques et Roquefort.
Un poids de l’atelier ovin très variable
Quel que soit le système, il existe de fortes amplitudes entre produit brut par unité de main d’œuvre et pourcentage de produit ovin, hormis pour les élevages qui associent ovins et tourisme, où le produit brut/Umo reste faible, tout comme les résultats économiques. «Sauf exception, il y a un lien important entre l’EBE/Umo et le produit brut/Umo qui varie entre 5 000 euros et 90 000 euros. Nous espérons consolider les données technico-économiques sur la seconde année de suivi et introduire d’autres éléments tels que la durabilité sociale (méthode bilan de travail) ou environnementale (minéraux, énergie, GES, biodiversité…). Une dernière perspective serait de formaliser des cas concrets par grande région», conclut Vincent Bellet.
«Les résultats de la première année (2012-2013) de mise en place du réseau de fermes de références montrent un retour dans une cinquantaine de fermes dont 39 ovins viande, situées dans les régions Lorraine, Centre, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes et 10 ovins lait se trouvant dans le Bassin de Roquefort et les Pyrénées-Atlantiques», précise Vincent Bellet, de l’Institut de l’élevage.
De nombreux systèmes mixtes
Au sein des 49 exploitations étudiées, «on observe de nombreux systèmes mixtes en ovins viande, alors que les élevages ovins lait sont plutôt spécialisés. En agriculture biologique, on a en effet intérêt à jouer sur la complémentarité d’où l’importance de ces systèmes mixtes. On a par contre été surpris par l’importance des systèmes ovins - granivores», remarque Vincent Bellet.
Les effectifs de brebis sont par ailleurs plus contrastés en ovins viande qu’en ovins lait. Leur nombre varie de moins de 100 à plus de 600 en viande, alors qu’en lait, 80% des effectifs tournent autour de 300 à 400 brebis. Les troupeaux lait sont homogènes en termes de taille.
La conduite de la reproduction en ovins viande est très diversifiée (fractionnement ou non de la période de mises-bas, période d’agnelage différente, avec ou sans accélération du rythme d’agnelage), en lien notamment avec la situation géographique et la forte diversité des associations. «On note des niveaux plutôt élevés de mortalité et surtout de mortinatalité, mais une bonne maîtrise de la consommation de concentrés. Cette dernière constatation n’est pas vraiment une surprise». Les exploitations étudiées font principalement appel à la vente directe pour commercialiser leurs produits. En ovins lait, les résultats se différencient par bassin de production, Pyrénées-Atlantiques et Roquefort.
Un poids de l’atelier ovin très variable
Quel que soit le système, il existe de fortes amplitudes entre produit brut par unité de main d’œuvre et pourcentage de produit ovin, hormis pour les élevages qui associent ovins et tourisme, où le produit brut/Umo reste faible, tout comme les résultats économiques. «Sauf exception, il y a un lien important entre l’EBE/Umo et le produit brut/Umo qui varie entre 5 000 euros et 90 000 euros. Nous espérons consolider les données technico-économiques sur la seconde année de suivi et introduire d’autres éléments tels que la durabilité sociale (méthode bilan de travail) ou environnementale (minéraux, énergie, GES, biodiversité…). Une dernière perspective serait de formaliser des cas concrets par grande région», conclut Vincent Bellet.