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Agritourisme

Une diversification en quête de structuration

En septembre dernier, le Premier ministre a confié au député du Loiret Anthony Brosse (Ensemble) et à la sénatrice de Haute-Savoie Sylviane Noël (Les Républicains) une mission parlementaire sur le développement de l’agritourisme en France. Les deux parlementaires viennent de remettre leur rapport. Celui-ci dresse un état des lieux du secteur et formule plusieurs propositions pour accompagner son essor.

Par Propos recueillis par Léa Rochon
Une diversification en quête de structuration
Sylviane Noël
Sylviane Noël, sénatrice (LR) de Haute-Savoie, a été chargée d’une mission parlementaire sur l’agritourisme.

Selon votre rapport, seulement 3 % des exploitations agricoles françaises pratiquaient l’agritourisme en 2020. Pourquoi ce pourcentage est-il si faible ? Sylviane Noël : « Contrairement à l’Italie, qui a adopté une loi sur l’agritourisme au début des années 2000, la France n’a pas mené de politique suffisamment offensive et structurée en la matière. Lors des auditions, les agriculteurs et agricultrices qui se sont lancés nous ont expliqué avoir bénéficié de peu de soutien. La France manque de structuration sur ce sujet : elle s’est contentée de créer des labels sans disposer d’une véritable visibilité nationale ni d’une stratégie suffisamment forte. Nous l’avons constaté dès le début de notre travail, puisque nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir des chiffres sur ce sujet ». Dans ce contexte, pourquoi l’œnotourisme fonctionne-t-il si bien...

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