Une filière du bois dans les starting block
Le 15 juin, la région Bourgogne-Franche-Comté a renouvelé sa convention avec l'interprofession du bois, Fibois, à Joigny. Bien implantée, Fibois a pu mettre en avant toutes les actions et les filières développées autour de cette production.
« Dans cette région, nous possédons cet historique où de grandes filières industrielles sont présentes, telles que l'automobile, l'agroalimentaire, le nucléaire ou encore la filière santé. Pour chacune d'entre elles, nous suscitons, nous encourageons et nous finançons des regroupements d'entreprises qui appartiennent au même secteur d'activité. Cela prend la forme de pôles de compétitivité pour les filières les plus structurées, les plus fortes. C'est le cas de la filière du nucléaire avec la « Nuclear Valley », et puis c'est le cas, sur des clusters un peu moins importants comme Fibois. Cette interprofession comptabilise 2 500 entreprises, 21 000 salariés dans la région », déclarait Nicolas Soret, vice-président du Conseil régional de BFC en charge du développement économique et maire de Joigny, ce 15 juin, en signant la convention pour financer l'interprofession Fibois. À ses côtés, Delphine Michaud, déléguée générale de Fibois, se félicitait des efforts apportés au cours des années. Pour donner quelques chiffres, la filière comptabilise en région, plusieurs millions de m3 de bois récoltés par an. Si cette filière dispose d'un soutien financier régional ce n'est pas seulement pour maintenir une compétitivité régionale mais aussi pour répondre à des enjeux importants : le recrutement, l'innovation et le réchauffement climatique. « Dans toutes les filières industrielles, le recrutement est un enjeu majeur qui concerne les différentes entreprises de la région BFC. Pour autant, nous avons des formations dédiées et des besoins se font ressentir. On essaye d'accompagner les plus jeunes bourguignons francs-comtois à connaître ces industries pour potentiellement s'y engager », justifiait Nicolas Soret.
Une filière qui a de l'avenir !
Pour témoigner, qui de mieux qu'un professionnel de la filière comme Jean-Pierre Raout, cofondateur fondateur de la société Raout bois usinés à Aillant-sur-Tholon. « Cette interprofession regroupe tous les membres de la filière : du planteur, du forestier de base, jusqu'au pépiniériste et à la sortie, l'architecte. C'est grâce à ce groupe d'échanges que la filière avance, puisqu'on est tous autour de la table », constate-t-il. Grâce à cette interprofession, des filières parallèles ont pu voir le jour comme le Cluster Robin's, un espace professionnel de dialogue et de travail centré sur les ouvrages biosourcés innovants, qui a permis à la Ferme Ultéria, à Saint-Bris-le-Vineux, d'acquérir un bâtiment ayant un très faible impact environnemental qui s'inscrit dans une économie circulaire. Une déclinaison a pu être également réalisée sur l'usage du tandem paille-bois pour le bâtiment. « La région BFC produit 1,5 million de tonnes de pailles de céréales par an, offrant une ressource abondante pour la construction durable sans compromettre les usages agricoles. Aujourd'hui, nous comptabilisons plus de 10 000 bâtiments isolés en paille en France. Nous pouvons même dire que la moitié des bâtiments bois paille européens se situent en France », illustrait à son tour Johann Ast, prescripteur bois chez Fibois BFC.