Feder
Un projet d'engraissement innovant
Jeudi dernier, le président du Conseil régional François Patriat s'est rendu au siège du groupe Feder à Charolles. L'occasion pour les responsables de la coopérative de lui présenter leur schéma innovant d'engraissement associant abatteur et coopératives céréalières. Une première qui a semblé beaucoup plaire au président de Région.
Le 26 septembre dernier, le groupe coopératif Feder recevait le président du Conseil régional François Patriat. C'était la première fois que le président de la Région se rendait au siège de la coopérative à Charolles. L'occasion de lui faire visiter le centre d'allottement avant de lui présenter l'organisation et le fonctionnement du groupe Feder. Un exposé qui avait surtout pour objectif de soumettre au président de la Région le projet d'engraissement innovant de Feder baptisé FAC (Feder Aval Céréales).
Ce projet est un peu l'aboutissement des choix stratégiques opérés dans la génèse du groupe. Feder représente en effet un schéma nouveau d'organisation de l'amont avec l'association des mondes animal et végétal. Les coopératives animales Global, Socaviac, Terre d'Ovins, Copagno et Eleveurs Bio de Bourgogne sont en effet associées à un acteur céréalier, le groupe coopératif «Axéréal» (Epi Centre). C'est dans ce schéma «pionnier» que s'inscrit le projet FAC, «la solution engraissement sécurisée associant Feder, l'aval et les céréales», décrivent les responsables du groupe.
[INTER]Une solution pour sécuriser l'engraissement[inter]
Le projet FAC rassemble ainsi Feder, le groupe Bigard Charal Socopa et les coopératives Dijon Céréales, Téol et Axéréal. Dans un contexte de baisse des abattages (- 16% en 5 ans), FAC est là pour sécuriser l'engraissement grâce à un partenariat inédit. Pour encourager l'engraissement, il faut en diminuer le risque financier, le rendre plus attractif que le maigre, donner une lisibilité à moyen terme. Des contrats sécurisés seront mis en place. Ils prendront en compte les facteurs déterminants dans le prix de revient du JB, à savoir le coût de l'animal maigre, le coût de l'alimentation et la période de sortie. La connexion au prix de marché se faisant par le prix du broutard à sa mise en place. Le prix de reprise serait indexé en fonction du prix et du poids des animaux mis en place (prix entrée abattoir). Une caisse de sécurisation doit jouer le rôle d'amortisseur du prix de marché.
[INTER]5 000 JB dès cet automne[inter]
Les premiers engraissements dans le cadre de ces nouveaux contrats FAC débuteront dès cet automne. Feder se fixe un objectif de 5 000 JB pour cette première saison. L'année suivante, le volume devrait passer à 10 000 et un objectif de 15 000 JB est visé pour 2015/2016.
Un concept de bâtiment d'engraissement adapté sera proposé aux adhérents de Feder. Outre les impératifs technico-économiques, la coopérative a intégré à son concept les objectifs environnementaux. Des solutions photovoltaÏques, la récupération des eaux pluviales ou encore la méthanisation pourront être intégrées aux projets.
[INTER]Enjeux de territoire[inter]
Pour Feder, ce schéma pionnier d'engraissement répond aussi à des enjeux de territoire. En confortant les exploitations qui finissent leurs animaux, la démarche conserve la valeur ajoutée sur le territoire. Elle permet également de relocaliser de l'emploi sur la filière viande. Enfin, elle permet d'utiliser des céréales produites localement tout en ramenant de la matière organique dans les sols. Autant d'arguments auxquels le président Patriat s'est montré très attentif.
[INTER]Feder «Schéma pionnier dans l'organisation de l'amont»[inter]
Feder se décrit comme [I]«une union de coopératives d'élevage multi productions»[i] formant [I]«un acteur majeur de la filière bovine avec 200 000 bovins commercialisés à 40% viande et 60% maigre»[i]. Ayant opté pour «un schéma pionnier dans l'organisation de l'amont», Feder est aujourd'hui [I]«capable de fournir de manière régulière tout au long de l'année, toutes les catégories d'animaux, maigres, semi-finis, finis vers les débouchés les mieux adaptés»[i]. Son évolution lui a permis de [I]«rationnaliser l'ensemble des coûts de logistique, de massifier les achats et les offres»[i]. Feder réalise un chiffre d'affaires annuel de 240 millions d'euros.
[INTER]Autres dispositifs d'accompagnement de la production[inter]
Feder dispose déjà d'un certain nombre de dispositifs d'accompagnement de la production. Des contrats de financement à l'engraissement visent le maintien et le développement de l'engraissement à travers l'accompagnement des adhérents (avance de trésorerie, financement des animaux, création de places à l'engraissement). Ces contrats de financement représentent un montant de 7,8 millions d'euros. Feder propose également des contrats d'avance de trésorerie pour accompagner les jeunes agriculteurs (aide à la constitution de cheptel, aide à la trésorerie). Ces contrats représentent plus de 760 000 euros d'aides. Le groupe propose enfin des [I]«contrats plus values confiance»[i] qui visent à récompenser les éleveurs qui engagent leurs productions et permettent ainsi à la coopérative de mieux organiser ses débouchés.
Ce projet est un peu l'aboutissement des choix stratégiques opérés dans la génèse du groupe. Feder représente en effet un schéma nouveau d'organisation de l'amont avec l'association des mondes animal et végétal. Les coopératives animales Global, Socaviac, Terre d'Ovins, Copagno et Eleveurs Bio de Bourgogne sont en effet associées à un acteur céréalier, le groupe coopératif «Axéréal» (Epi Centre). C'est dans ce schéma «pionnier» que s'inscrit le projet FAC, «la solution engraissement sécurisée associant Feder, l'aval et les céréales», décrivent les responsables du groupe.
[INTER]Une solution pour sécuriser l'engraissement[inter]
Le projet FAC rassemble ainsi Feder, le groupe Bigard Charal Socopa et les coopératives Dijon Céréales, Téol et Axéréal. Dans un contexte de baisse des abattages (- 16% en 5 ans), FAC est là pour sécuriser l'engraissement grâce à un partenariat inédit. Pour encourager l'engraissement, il faut en diminuer le risque financier, le rendre plus attractif que le maigre, donner une lisibilité à moyen terme. Des contrats sécurisés seront mis en place. Ils prendront en compte les facteurs déterminants dans le prix de revient du JB, à savoir le coût de l'animal maigre, le coût de l'alimentation et la période de sortie. La connexion au prix de marché se faisant par le prix du broutard à sa mise en place. Le prix de reprise serait indexé en fonction du prix et du poids des animaux mis en place (prix entrée abattoir). Une caisse de sécurisation doit jouer le rôle d'amortisseur du prix de marché.
[INTER]5 000 JB dès cet automne[inter]
Les premiers engraissements dans le cadre de ces nouveaux contrats FAC débuteront dès cet automne. Feder se fixe un objectif de 5 000 JB pour cette première saison. L'année suivante, le volume devrait passer à 10 000 et un objectif de 15 000 JB est visé pour 2015/2016.
Un concept de bâtiment d'engraissement adapté sera proposé aux adhérents de Feder. Outre les impératifs technico-économiques, la coopérative a intégré à son concept les objectifs environnementaux. Des solutions photovoltaÏques, la récupération des eaux pluviales ou encore la méthanisation pourront être intégrées aux projets.
[INTER]Enjeux de territoire[inter]
Pour Feder, ce schéma pionnier d'engraissement répond aussi à des enjeux de territoire. En confortant les exploitations qui finissent leurs animaux, la démarche conserve la valeur ajoutée sur le territoire. Elle permet également de relocaliser de l'emploi sur la filière viande. Enfin, elle permet d'utiliser des céréales produites localement tout en ramenant de la matière organique dans les sols. Autant d'arguments auxquels le président Patriat s'est montré très attentif.
[INTER]Feder «Schéma pionnier dans l'organisation de l'amont»[inter]
Feder se décrit comme [I]«une union de coopératives d'élevage multi productions»[i] formant [I]«un acteur majeur de la filière bovine avec 200 000 bovins commercialisés à 40% viande et 60% maigre»[i]. Ayant opté pour «un schéma pionnier dans l'organisation de l'amont», Feder est aujourd'hui [I]«capable de fournir de manière régulière tout au long de l'année, toutes les catégories d'animaux, maigres, semi-finis, finis vers les débouchés les mieux adaptés»[i]. Son évolution lui a permis de [I]«rationnaliser l'ensemble des coûts de logistique, de massifier les achats et les offres»[i]. Feder réalise un chiffre d'affaires annuel de 240 millions d'euros.
[INTER]Autres dispositifs d'accompagnement de la production[inter]
Feder dispose déjà d'un certain nombre de dispositifs d'accompagnement de la production. Des contrats de financement à l'engraissement visent le maintien et le développement de l'engraissement à travers l'accompagnement des adhérents (avance de trésorerie, financement des animaux, création de places à l'engraissement). Ces contrats de financement représentent un montant de 7,8 millions d'euros. Feder propose également des contrats d'avance de trésorerie pour accompagner les jeunes agriculteurs (aide à la constitution de cheptel, aide à la trésorerie). Ces contrats représentent plus de 760 000 euros d'aides. Le groupe propose enfin des [I]«contrats plus values confiance»[i] qui visent à récompenser les éleveurs qui engagent leurs productions et permettent ainsi à la coopérative de mieux organiser ses débouchés.
Des salariés récompensés
Vendredi 20 septembre se déroulait à Molinet (03) une réunion de l'ensemble des salariés du groupe à l'occasion de la remise de médailles d'honneur agricole.
Feder est né de l'union de cinq coopératives bovines et ovines : Global, Socaviac, les Eleveurs Bio de Bourgogne, Terre d'ovin et Copagno. Sur les régions Bourgogne, Auvergne et Champagne Ardennes, le groupe rassemble aujourd'hui 4500 adhérents et valorise la production de 200 000 bovins et 170 000 ovins.
Ce grand rassemblement a ainsi récompensé le travail des équipes au service des producteurs et notamment de 29 salariés dont 10 rattachés à la Cote d'Or et à la Nièvre.
Clerget Jean-Paul : 20 ans. Ralley Didier : 20 ans. Loppion Frédéric : 20 ans. Ralley Didier : 20 ans . Billeaud Nadine : 30 ans. Laguigner Sylvie : 30 ans. Lhomme Alain : 30 ans. Bureau André : 35 ans. Sivry Catherine : 35 ans.Philippon Pierre : 35 ans.
Legoy Marie Claude : 20 ans. Peynet Christophe : 20 ans. Soubre Richard : 20 ans. Besson Guy : 30 ans. Debrouver Patrick : 30 ans. Monce Francoise : 30 ans. Lorcerie Michel : 35 ans. Maingard Béatrice : 40 ans.