Assurance récolte
Un pool de réassurance en chantier
Alors que le ministère de l’Agriculture débute ses consultations en vue d’élaborer son prochain Programme national de gestion des risques (PNGRAT), les assureurs Groupama et Pacifica ont annoncé qu’ils souhaitent ensemble créer un pool de réassurance, afin d’améliorer leur offre d’assurance récolte et prairies. Pour ce faire, ils sollicitent le soutien de l’État.
À l’issue d’une rencontre entre le Caf (FNSEA, JA, APCA, CNMCCA) et le ministre de l’Agriculture, le 2 juillet, les représentants des assureurs Groupama et Crédit agricole (Pacifica) ont annoncé des travaux communs pour améliorer leurs offres d’assurances récolte et prairies, sur lesquelles leurs comptes ne sont, pour l’instant, pas équilibrés. «Nous essayons d’unir nos forces comme nous ne l’avons pas fait depuis longtemps», a annoncé Dominique Lefebvre, le président président de la fédération nationale du Crédit Agricole et du Crédit agricole SA.
Des travaux sont notamment en cours pour monter une caisse de réassurance dédiée aux assurances récolte et prairies, qui ont été présentés au ministère. Dans le cadre de ce projet, le Caf a demandé une «réassurance de l’État».
Objectif : «Rendre les produits assurantiels plus efficaces et moins coûteux, et donc plus attractifs pour les agriculteurs», explique-t-il dans un communiqué. Une base de données mutuelle serait également en chantier. Une prochaine réunion sur l’assurance récolte est prévue le 17 juillet à Bercy. Didier Guillaume a pour objectif d’aboutir «d’ici la fin de l’année» sur ce dossier, explique son cabinet. Fin juin, il s’était positionné en faveur d’une assurance «obligatoire, ou en tout cas généralisée».
De son côté, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a plutôt plaidé pour une «prévention obligatoire», et une amélioration de l’offre assurantielle. Elle estime que si l’assurance récolte n’est pas souscrite pas davantage d’agriculteurs, elle est à terme, condamnée.
Une approche «boîte à outils»
Ces consultations doivent aboutir à l’élaboration du prochain Programme national de gestion des risques (PNGRAT), a expliqué Karine Serrec, représentante du ministère (DGPE), en conclusion des carrefours de l’innovation agronomique de l’Inra, le 27 juin. À l’instar du Caf, le ministère de l’Agriculture affiche une certaine neutralité vis-à-vis des différents outils de gestion des risques.
Il n’y a «pas un outil de gestion des risques à privilégier», a expliqué Karine Serrec, mettant en avant «une approche de type boîte à outils pour l’exploitant». L’une des interrogations pour le prochain programme, a-t-elle indiqué, sera «la place de l’assurance récolte», en particulier sur l’opportunité d’abaisser son seuil de déclenchement permis par le règlement Omnibus (demande récurrente du Caf) ou ses modalités de soutiens.
Autre piste : «Renforcer la culture de la gestion des risques au travers de formations, de réalisations de diagnostics dans les exploitations», a indiqué Karine Serrec, y voyant «un axe de travail important».
«Il y a un consensus des acteurs sur la nécessité de distinguer différents niveaux de risques», a-t-elle également précisé, discernant les «risques qui doivent être gérés au niveau de l’exploitation», ceux «qui doivent être gérés par des mécanismes de mutualisation type assurance ou fonds de mutualisation» et ceux «qui nécessitent de recourir à la solidarité nationale ou européenne».
Les outils de gestion des risques existants étant essentiellement consacrés aux risques climatiques et sanitaires, «faut-il aller plus loin avec des outils qui couvrent les aléas économiques?», s’est-elle interrogée. «La question se pose d’un instrument de stabilisation des revenus», a-t-elle ajouté, indiquant que certaines filières portaient des réflexions sur ce point.
Des travaux sont notamment en cours pour monter une caisse de réassurance dédiée aux assurances récolte et prairies, qui ont été présentés au ministère. Dans le cadre de ce projet, le Caf a demandé une «réassurance de l’État».
Objectif : «Rendre les produits assurantiels plus efficaces et moins coûteux, et donc plus attractifs pour les agriculteurs», explique-t-il dans un communiqué. Une base de données mutuelle serait également en chantier. Une prochaine réunion sur l’assurance récolte est prévue le 17 juillet à Bercy. Didier Guillaume a pour objectif d’aboutir «d’ici la fin de l’année» sur ce dossier, explique son cabinet. Fin juin, il s’était positionné en faveur d’une assurance «obligatoire, ou en tout cas généralisée».
De son côté, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a plutôt plaidé pour une «prévention obligatoire», et une amélioration de l’offre assurantielle. Elle estime que si l’assurance récolte n’est pas souscrite pas davantage d’agriculteurs, elle est à terme, condamnée.
Une approche «boîte à outils»
Ces consultations doivent aboutir à l’élaboration du prochain Programme national de gestion des risques (PNGRAT), a expliqué Karine Serrec, représentante du ministère (DGPE), en conclusion des carrefours de l’innovation agronomique de l’Inra, le 27 juin. À l’instar du Caf, le ministère de l’Agriculture affiche une certaine neutralité vis-à-vis des différents outils de gestion des risques.
Il n’y a «pas un outil de gestion des risques à privilégier», a expliqué Karine Serrec, mettant en avant «une approche de type boîte à outils pour l’exploitant». L’une des interrogations pour le prochain programme, a-t-elle indiqué, sera «la place de l’assurance récolte», en particulier sur l’opportunité d’abaisser son seuil de déclenchement permis par le règlement Omnibus (demande récurrente du Caf) ou ses modalités de soutiens.
Autre piste : «Renforcer la culture de la gestion des risques au travers de formations, de réalisations de diagnostics dans les exploitations», a indiqué Karine Serrec, y voyant «un axe de travail important».
«Il y a un consensus des acteurs sur la nécessité de distinguer différents niveaux de risques», a-t-elle également précisé, discernant les «risques qui doivent être gérés au niveau de l’exploitation», ceux «qui doivent être gérés par des mécanismes de mutualisation type assurance ou fonds de mutualisation» et ceux «qui nécessitent de recourir à la solidarité nationale ou européenne».
Les outils de gestion des risques existants étant essentiellement consacrés aux risques climatiques et sanitaires, «faut-il aller plus loin avec des outils qui couvrent les aléas économiques?», s’est-elle interrogée. «La question se pose d’un instrument de stabilisation des revenus», a-t-elle ajouté, indiquant que certaines filières portaient des réflexions sur ce point.