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Filière viande

La filière viande reste un pilier de l'économie régionale

Des exploitations d'élevage aux entreprises de transformation, en passant par le transport ou la fabrication d'aliments, la filière viande constitue un maillon essentiel de l'économie régionale. Une étude menée par l'Insee et la Draaf dresse un état des lieux de son poids dans chacun des huit départements.

Par D'après communiqué
La filière viande reste un pilier de l'économie régionale
L'élevage constitue le socle de la filière viande en Bourgogne Franche-Comté, qui représente aujourd'hui 16 500 emplois dans la région.

Derrière chaque animal élevé en Bourgogne Franche-Comté se cache toute une chaîne d'activités qui contribue à faire vivre les territoires. L'élevage, bien sûr, mais aussi les abattoirs, les ateliers de transformation, les fabricants d'aliments pour animaux, les transporteurs ou encore les entreprises de négoce. Au total, la filière viande représente 7 200 établissements et 16 500 emplois dans la région. Elle génère également 516 millions d'euros de valeur ajoutée, selon une étude réalisée conjointement par l'Insee et la Draaf.

Sans surprise, la Saône-et-Loire occupe une place à part. À elle seule, elle concentre près de quatre emplois régionaux sur dix. Berceau de la race charolaise, le département bénéficie aussi de la présence de grands sites d'abattage et de transformation. La filière y représente près de 3 % de l'emploi total, un poids qui dépasse même les 6 % dans le Charolais.

L'élevage reste le socle

Autre département d'élevage, la Nièvre affiche un profil bien différent. Ici, près de neuf emplois de la filière sur dix sont directement liés aux exploitations agricoles. Cette forte spécialisation s'explique par l'importance du bassin allaitant charolais, partagé avec la Saône-et-Loire. L'étude souligne d'ailleurs que la valeur ajoutée provient principalement de l'activité d'élevage, fait relativement rare à l'échelle régionale.

En Côte-d'Or, la situation est plus équilibrée. Si l'élevage représente près des deux tiers des emplois de la filière, le département se distingue également par le poids du commerce entre professionnels et de la fabrication d'aliments pour animaux. Deux activités qui contribuent fortement à la richesse créée sur le territoire.

L'Yonne tournée vers la transformation

Dans l'Yonne, c'est l'industrie qui fait la différence. Le département se classe au deuxième rang régional pour les activités d'abattage et de transformation. Les filières avicole et bovine y occupent une place importante, avec plusieurs établissements industriels de premier plan. Cette spécialisation explique que près des deux tiers de la valeur ajoutée départementale de la filière proviennent de ces activités.

Le Doubs, le Jura et la Haute-Saône présentent un visage plus partagé entre élevage et transformation. Salaisons, abattoirs et coopératives y participent au dynamisme de la filière, tandis que le Territoire de Belfort, plus urbanisé, conserve une activité beaucoup plus modeste.

Un maillon essentiel des territoires ruraux

Au-delà des chiffres, cette photographie rappelle que la filière viande ne se résume pas aux seuls élevages. Chaque maillon, de la production à la commercialisation, participe au maintien de l'activité économique dans les territoires ruraux. Si les spécialisations diffèrent d'un département à l'autre, toutes contribuent à la valorisation des productions animales de Bourgogne-Franche-Comté et au maintien de milliers d'emplois.