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Fermages

Fermages : la section des bailleurs réagit

Le 13 août dernier, la section nationale des propriétaires ruraux de la FNSEA a annoncé que l'indice national des fermages 2026 avait augmenté de 3,23 %. Hubert Leprêtre, président de la section des bailleurs de la FDSEA de l'Yonne a souhaité réagir.

Par Charlotte Sauvignac
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Image générée par l'IA

La section nationale des propriétaires ruraux de la FNSEA publiait le 13 août dernier, un communiqué pour annoncer l'augmentation de 3,23 % de l'indice national des fermages. La section rappelait que l'indice reposait sur un résultat mathématique « fondé sur des données objectives. La loi impose qu'il soit calculé pour 40 % sur l'évolution annuelle du prix du PIB (+ 1,09 % par rapport à 2025) et pour 60 % sur l'évolution du revenu brut d'entreprise agricole (RBEA) par hectare pondéré, lissé en moyenne sur cinq ans : + 4,72 % par rapport à 2025 ». Ce communiqué exprimait que « l'indice des fermages produit ses effets à contretemps : il augmente dans ce qui s'annonce comme une mauvaise année. Les bailleurs sont conscients de la situation des fermiers. Certains - pas tous - pourront avoir des difficultés face à une augmentation de l'indice. Les propriétaires bailleurs sauront le prendre en compte ; car l'intérêt du bailleur n'est jamais d'avoir un fermier en difficulté ». Hubert Leprêtre, président de la section des bailleurs de la FDSEA de l'Yonne, jeudi 3 septembre dernier, exprimait qu'il fallait voir « sur le moyen terme et le long terme. Les baux sont des contrats sur 18 ans ». Présent au sein du conseil d'administration de la FDSEA de l'Yonne, il garde en mémoire que le monde agricole « connaît des difficultés structurelles et ponctuelles, comme cet été. On a besoin de fermiers qui vivent bien, on n'a pas envie d'avoir des fermiers qui vivent mal, donc on essaie au maximum de répondre à leurs requêtes pour qu'ils soient moins malheureux ».

Prendre en compte le coût de la vie

Toutefois, Hubert Leprêtre rappelait qu'en tant qu'ancien exploitant agricole, « les retraites agricoles sont basses et que le fermage agit comme un complément de revenus. De nombreux bailleurs sont anciens exploitants et si les agriculteurs n'ont pas cotisé à 100 %, les retraites peuvent être encore plus basses que prévu ». Il souhaiterait également que « le coût de la vie rentre plus dans le calcul, parce que c’est notre revenu qui suit derrière ». Si cette année, l'évolution de l'indice national des fermages satisfait les bailleurs, le président de la section des bailleurs convient que l'année prochaine, « nous aurons une baisse de l'indice. La problématique, c'est que d'une année sur l'autre, en fonction de l'évolution, ce sont soit les fermiers, soit les bailleurs qui sont satisfaits. Si on pouvait trouver un juste milieu se serait parfait ». Les bailleurs peuvent également permettre à de jeunes agriculteurs de pouvoir s'installer. « Ils n'ont pas forcément l'apport financier pour devenir propriétaires. Je suis un ancien fermier, j'ai conscience que lorsque l'on est fermier, les fermages sont toujours trop chers. Lorsque l'on compare avec d'autres charges, on se rend compte que ce n'est pas le plus cher non plus. Les jeunes n'ont pas forcément les moyens d'investir sur des terres. On leur apporte donc un capital, on leur apporte un moyen de production qui est important, surtout dans notre région majoritairement céréalière et où les exploitations ont besoin de facilement 150 hectares pour être rentables ». L'ancien exploitant sait que « les fermiers ont demandé à être exonérés des taxes. Si c'est accepté, je trouve cela normal que ça revienne aux fermiers. Il faudra qu'on revoie le mode de calcul pour qu'ils puissent en profiter ».