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«Système alimentaire durable de 2030»

Un nouveau challenge pour Dijon métropole et ses partenaires

François Rebsamen, président de Dijon métropole et Eric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts, ont signé le 8 mars dernier à l’Inra de Dijon, un protocole de soutien financier à l’ingéniérie d’un projet « Territoire d’innovation de grande ambition » (Tiga) dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), pour un système alimentaire territorial durable.
Par Anne-Marie Klein
Un nouveau challenge pour Dijon métropole et ses partenaires
Une signature qui ouvre de nouvelles perspectives pour Dijon métropole et le territoire péri-urbain : nourrir ses habitants avec l’ambition d’atteindre l’auto-suffisance alimentaire.
Ceci posé en langage très technocratique, un projet Tiga, s’il est retenu dans la dernière phase de la compétition nationale, a toutes les chances de se traduire rapidement en actions très concrètes, sur le territoire de la métropole dijonnaise et au-delà sur l’ensemble de la région.

Pour rappel, Dijon métropole a été lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt Tiga, géré par la Caisse des Dépôts, pour le compte de l’état, dans le cadre du PIA pour son projet «Dijon, territoire modèle du système alimentaire durable de 2030». L’appel à projet proprement dit sera lancé au second semestre 2018 et sélectionnera in fine les propositions qui répondront aux défis des transformations économiques, environnementales et sociétales, auxquelles les territoires sont aujourd’hui confrontés.

Mieux, le projet de la métropole se veut un modèle, reproductible sur d’autres territoires. Le territoire devient ainsi un laboratoire grandeur nature pour l’émergence d’un système alimentaire durable, de qualité environnementale, facteur de développement économique et donc d’emplois. Les seules solutions traditionnelles des circuits courts ne suffisent pas. Un système alimentaire durable, économiquement viable et socialement acceptable, doit profiter à l’ensemble de la chaîne de valeur, du producteur au consommateur en passant par les circuits de transformation et de distribution dans toute leur diversité. Au centre du projet, le consommateur bien sûr, appelé à devenir acteur agissant et responsable de sa consommation alimentaire et le producteur aussi, qui doit trouver là une meilleure reconnaissance et une rémunération acceptable. L’appui à l’ingéniérie du projet s’élève à 400 000 euros, seuil maximum.

Dijon métropole et ses partenaires entendent démontrer que l’évolution vers un système alimentaire durable représente une réelle opportunité pour la transformation d’un territoire sur tous les plans : environnemental, économique et social. L’ambition à dix ans du projet «Système alimentaire durable de 2030» de Dijon métropole, étant d’amener le territoire à devenir la vitrine d’une agriculture performante et d’un système agro-alimentaire efficient en milieu urbain et péri-urbain.

Reste maintenant à transformer l’essai, en construisant ce projet d’envergure, qui dessine les contours d’un nouveau modèle de production agro-écologique, à haute performance environnementale et qui instaure dans la durée un échange vertueux entre ville et campagne.

L’expérimentation est déjà en marche

Le projet se déploie sur plusieurs volets : maraîchage, diversification des productions, replantation et développement du vignoble dijonnais, légumerie, création d’un label «Dijon-agroécologie». D’ici deux ans, la métropole dijonnaise aura planté 100 ha de vignes, alors qu’elle produit déjà son propre vin sur le domaine viticole de la Cras (8 ha plantés en pinot noir). Les acteurs impliqués activement dans la réussite du projet sont déjà nombreux : agriculteurs, chercheurs, ingénieurs, entreprises... Dijon métropole s’appuie sur la Cité internationale de la gastronomie et du vin, sur le pôle d’innovation Vitagora, sur le technopole agronov et sur Footech. Une enveloppe de 450 millions d’euros sur 10 ans sera allouées aux projets sélectionnés à l’issue de la compétition.