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FRSEA BFC

Sauver la future Pac de la noyade

Il va falloir beaucoup travailler pour parvenir à obtenir une PAC 2028-2034 qui tienne la route et qui ne réduira pas les agriculteurs au rôle de figurant. Il fut question de cette menace lors de l'assemblée générale de la FRSEA Bourgogne-Franche-Comté, près de Dijon. Le risque est grand d'une tentation européenne de diluer le caractère commun et la spécificité de cette politique de l'UE.

Par Berty Robert
Sauver la future Pac de la noyade
Yves Madre (Farm Europe, à gauche) et Yannick Fialip (FNSEA), alertent sur les nombreuses menaces qui entourent les négociations de la future PAC.

Sur la prochaine PAC (2028-2034), élus régionaux et représentants du monde agricole de Bourgogne-Franche-Comté (BFC), n'ont pas tardé à tenter de faire valoir leurs attentes et leurs spécificités, en se rendant à Bruxelles dès la fin mars (voir Terres de Bourgogne N° 1883 du 1er mai). Il ne s'agissait pourtant là que d'un échauffement dans un processus qui s'apparente plutôt à une course de fond, jalonnée d'obstacles, pour parvenir à une Politique agricole commune qui soit satisfaisante. Le monde agricole en convient : préserver une vraie PAC va, cette fois-ci, réclamer un travail « de romain », tant il semble que les premières orientations qui se dessinent vont en direction d'une agriculture ravalée au rang de simple figurante. Un comble quand on se rappelle des prises de conscience claironnées au moment du Covid en 2020 ou du déclenchement de la guerre en Ukraine, deux ans plus tard. Et même un contresens total face aux volontés affichées de renforcement...

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