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Syndicalisme

Les attentes fortes du terrain présentées à la Préfète de la Nièvre

Les représentants de la FDSEA 58 et des Jeunes agriculteurs avaient convié Fabienne Decottignies, la Préfète du département, sur une exploitation, afin d'exprimer les craintes du milieu agricole sur des évolutions touchant les zones vulnérables et plus largement, sur ce qui concerne la Loi d'urgence agricole, actuellement en débat à l'Assemblée nationale.

Par FDSEA58
Les attentes fortes du terrain présentées à la Préfète de la Nièvre
La Préfète Fabienne Decottignies (au centre) en compagnie de Chantal Pelletier, présidente de la FDSEA58, de Thomas Lemée, président des JA BFC, et de Valentin Berthier, nouveau président des JA 58.

C'est à l’occasion d’un échange entre la profession agricole et Fabienne Decottignies, Préfète de la Nièvre, au Gaec du Champ de la Chaume, mercredi 20 mai, à Chougny, en plein centre du département, que de nombreux sujets ont été abordés autour des difficultés quotidiennes des exploitations agricoles ainsi que des attentes envers l’État et le projet de Loi d’urgence agricole, débattu actuellement à l'Assemblée nationale. Si certaines avancées sont engagées, de nombreuses problématiques restent encore sans réponses concrètes dans la Nièvre. La FDSEA 58 a fait part de sa forte inquiétude concernant les futures nouvelles zones vulnérables. Le syndicat alerte sur ces nouveaux zonages qui entraîneraient des contraintes supplémentaires et des coûts importants pour les éleveurs, dans un contexte où l’élevage recule déjà fortement. Les agriculteurs ont malheureusement pleinement conscience des contraintes administratives et financières supplémentaires qui viendraient encore alourdir leur quotidien. Ces contraintes sont d’autant plus difficiles à supporter pour les jeunes installés. Autrefois, des aides du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) permettaient d’accompagner les mises aux normes des exploitations ; aujourd’hui, aucune aide n’est disponible pour soutenir ces investissements pourtant indispensables. 

S'engager dans la consultation publique

La FDSEA 58 appelle les agriculteurs à participer massivement à la consultation publique prévue pour le bassin Loire-Bretagne et qui doit durer jusqu’au 16 juin, afin de faire entendre les réalités du terrain. Le syndicat reste également vigilant concernant la consultation liée au bassin Seine-Normandie. L'avis des agriculteurs compte, et les représentants syndicaux présents (Chantal Pelletier, présidente de la FDSEA 58, Thomas Lemée, son homologue pour les Jeunes agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté, et Valentin Berthier, président des JA58) souhaitent qu'ils fassent entendre leur position devant ce non-sens pour les exploitations agricoles et les communes concernées. D’autre part, actuellement les parlementaires débattent du projet de Loi d’urgence agricole. Plusieurs sujets majeurs y sont abordés : gestion de la ressource en eau, gestion de la population lupine, simplification administrative, distorsions de concurrence des produits importés… Il est primordial pour la profession agricole que ce texte soit adopté avec les amendements portés par la FNSEA afin d’apporter de réelles avancées pour les agriculteurs.