Un marché du bio stabilisé
Le 2 mars dernier, le Groupement des Agrobiologistes de l'Yonne tenait son assemblée générale et s'est concentré sur la situation des exploitations en agriculture biologique au sein du département.
C'est au sein du club vert d'Auxerre que Louison Boise, président du Gaby réélu et son animatrice Hélène Barbé, ont dressé un bilan sur l'agriculture biologique dans l'Yonne. D'après les chiffres recensés en agriculture biologique dans le département en 2025, l'Agence bio estime que « 583 fermes seraient en agriculture biologique (AB), avec une augmentation de 0,3 % par rapport à l'an dernier ». Cependant le Gaby constate que « vingt-cinq exploitations ont réalisé une conversion en AB et quarante-trois ont réalisé une déconversion ». Pour l'année 2024, l'Agence bio avait comptabilisé 581 fermes en AB avec près de 55 654 hectares conduits en bio, dont 3 851 hectares en conversion. Par rapport à 2023, « on dénombre une baisse de 6,4 % de fermes bios dans le département sur l'année 2024 ». L'Yonne se positionne alors au deuxième rang régional, avec 13,4 % de surfaces en agriculture biologique et en conversion. Pour aller plus en détail, Hélène Barbé a souhaité « montrer la répartition des surfaces en agriculture biologique par Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) en 2025 ». La partie prépondérante des surfaces se retrouve dans « la communauté de communes de la Vanne et du Pays d'Othe, avec environ 20 % de surfaces ». A contrario, « on constate des zones en dessous de la moyenne nationale, comme le Gâtinais, le Jovignien, le Serein et l'Armançon en Puisaye-Forterre ».
Focus sur chaque secteur
Sur le territoire icaunais en 2024, le secteur agricole utilisant la plus grande surface reste les grandes cultures avec environ 27 000 hectares de surface agricole utile (SAU) ; suivi par les surfaces fourragères avec environ 22 500 ha de SAU et par le secteur viticole avec environ 2 000 ha de SAU. Accompagné d'un graphique, l'animatrice constate que comparativement à 2020 et 2023, les surfaces céréalières ont légèrement diminué, les surfaces fourragères ont légèrement augmenté et que les surfaces viticoles restent approximativement stables. Pour ce qui est de la répartition des fermes bios par production principale dans l'Yonne, « près de la moitié est en grandes cultures à 44 %, une autre moitié est en polyculture élevage à 22 % ou viticulture à 22 % et que le reste est en maraîchage à 7 %, arboriculture à 2 %, en plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM) ou petits fruits à 1 % ». Hélène Barbé affirme « un marché stabilisé en grandes cultures, notamment suite aux déconversions » et du côté de la consommation « une légère reprise, avec des prix qui devraient rester stables dans les années à venir ». En ce qui concerne la filière élevage, c'est l'élevage de poulets de chair qui est le secteur le plus présent avec 90 000 bêtes en 2024, suivi par l'élevage de poules pondeuses avec 45 000 bêtes, suivi par l'élevage de porcs avec 10 000 bêtes. En ce qui concerne les vaches allaitantes, les brebis viande, les chèvres, les vaches laitières, les truies, les brebis laitières, le nombre de cheptels en 2024 est inférieur à moins de 5 000 bêtes.