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GMS et élevage

Un fonds et des négociations tripartites pour aider les éleveurs

Le premier Ministre, Manuel Vals, le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll et Emmanuel Macron ont rencontré les représentants de la grande distribution le 8 février. Plusieurs initiatives ont été proposées pour faire face à la baisse des prix dans les filières porcine, laitière et bovine.
Par Ma signature

Lors de la réunion organisée à l'initiative de Manuel Vals avec les représentants de la grande distribution, le 8 février à Paris, plusieurs initiatives ont été proposées pour faire face à la baisse des prix dans les filières porcine, laitière et bovine. Des négociations sont en cours entre la FNSEA et les distributeurs, quant à la création d'un fonds destiné à aider les éleveurs de porcs. Le dossier qui comporte plusieurs points techniques devra préalablement être validé par les Autorités de la concurrence française et européenne. Selon Serge Papin, Pdg du groupe Système U, "on parle de dix centimes d'euros au kilo", qui représenteraient la part des distributeurs.
Pour le secteur laitier, l'instauration de négociations tripartites entre producteurs, industriels et distributeurs, a été débattue. La loi de modernisation économique (LME) mise en place sou l'ère Sarkozy, pourrait ainsi faire l'objet d'un réexamen, afin d'y intégrer les organisations de producteurs. Ces deux mesures avancées à l'issue de la rencontre, devront s'appliquer dans le respect de la concurrence. Tous les grands de la distribution étaient présents à cette réunion : Auchan, Carrefour, Casino, Cora France, Leclerc, Intermarché, Lidl et Système U. Ils ont tous donné leur accord pour converger vers une meilleure organisation de filière. Ces enseignes son sont également déclarées favorables au système d'étiquetage. Un décret sera publié la semaine prochaine concernant le logo "Viande de France" selon le ministre de l'Agriculture. La préférence française pourrait se traduire par une augmentation de quelques centimes pour la majorité des produits importés a précisé Serge Papin. Ce seraient le prix à payer pour écarter la menace d'importations massives et la disparition des productions françaises de porcs et de lait. Une réforme concernant les cotations sur la viande bovine sera aussi mise en place pour introduire la notion de qualité et réformer le système actuel que beaucoup jugent "daté".

Le Premier Ministre doit rencontrer son homologue russe le 13 février pour évoquer l'embargo sanitaire sur la viande porcine.