Centre fromager de Bourgogne
Un atout majeur
Pour la production de fromages fermiers, le Centre fromager de Bourgogne demeure une référence majeure et un outil de proximité apprécié et structurant pour la filière régionale. Pour ses dix ans, il organisait une grande journée à Davayé. Retour.
Du monde, il y en avait pour les dix ans du Centre fromager de Bourgogne (CFB) au lycée de Mâcon-Davayé. Venus des quatre départements bourguignons pour la plupart, de Franche-Comté pour d’autres, et même d’au-delà pour d’autres encore, les participants ont vite rempli la salle Jules Chauvet pour une journée au programme des plus denses.
Une journée politique certes à l’heure où le Centre fromager s’interroge sur ses financements à venir et ses responsables ont profité de ce temps fort pour interpeller les potentiels financeurs que sont la Chambre régionale de Bourgogne Franche-Comté, le Département de Saône-et-Loire ou encore la Région BFC.
Technique avant tout
Mais aussi et surtout une journée technique pour les producteurs fermiers de fromages. Des carrefours étaient ainsi organisés autour de quatre thématiques concrètes, en l’occurrence : l’installation et la formation ; les volets sanitaire et réglementaire ; la maîtrise de la qualité des produits et gestion des accidents de fromagerie ; enfin les consommations énergétiques.
Quatre ateliers fort instructifs si l’on s’en tient à la participation observée au sein de chacun des groupes.
Journée technique encore avec une conférence sur les qualités nutritionnelles des produits laitiers, notamment ceux de chèvres.
Pour les producteurs, il s’agissait de se doter des argumentaires techniques pour répondre aux questions toujours nombreuses et de plus en plus variées de leur clientèle.
À l’écoute des tendances
Des données scientifiques qui font référence et qui peuvent être utiles dans le contexte des tendances actuelles de consommation marquées, par exemple, par l’émergence du veganisme ou par la montée en puissance des allergies alimentaires.
Journée technique toujours avec une démonstration de conditionnement automatique de yaourts bicouches, mais aussi la visite des locaux du CFB, de la ferme caprine du lycée et de la fromagerie.
Une journée qui a permis à tous de mesurer l’apport au quotidien du Centre et de ses compétences techniques et humaines, véritable atout pour la réussite des installations en production fromagères et pour leur suivi au quotidien.
Une journée politique certes à l’heure où le Centre fromager s’interroge sur ses financements à venir et ses responsables ont profité de ce temps fort pour interpeller les potentiels financeurs que sont la Chambre régionale de Bourgogne Franche-Comté, le Département de Saône-et-Loire ou encore la Région BFC.
Technique avant tout
Mais aussi et surtout une journée technique pour les producteurs fermiers de fromages. Des carrefours étaient ainsi organisés autour de quatre thématiques concrètes, en l’occurrence : l’installation et la formation ; les volets sanitaire et réglementaire ; la maîtrise de la qualité des produits et gestion des accidents de fromagerie ; enfin les consommations énergétiques.
Quatre ateliers fort instructifs si l’on s’en tient à la participation observée au sein de chacun des groupes.
Journée technique encore avec une conférence sur les qualités nutritionnelles des produits laitiers, notamment ceux de chèvres.
Pour les producteurs, il s’agissait de se doter des argumentaires techniques pour répondre aux questions toujours nombreuses et de plus en plus variées de leur clientèle.
À l’écoute des tendances
Des données scientifiques qui font référence et qui peuvent être utiles dans le contexte des tendances actuelles de consommation marquées, par exemple, par l’émergence du veganisme ou par la montée en puissance des allergies alimentaires.
Journée technique toujours avec une démonstration de conditionnement automatique de yaourts bicouches, mais aussi la visite des locaux du CFB, de la ferme caprine du lycée et de la fromagerie.
Une journée qui a permis à tous de mesurer l’apport au quotidien du Centre et de ses compétences techniques et humaines, véritable atout pour la réussite des installations en production fromagères et pour leur suivi au quotidien.
La question des financements
«La filière fermière est dans l’air du temps», notaient Jean-Philippe Bonnefoy, président du syndicat des éleveurs caprins de Saône-et-Loire, et Daniel Rizet, président du Centre fromager de Bourgogne. Et de souligner l’importance de l’outil au quotidien pour les producteurs laitiers fermiers (vaches, brebis ou chèvres). «Au sein du Centre fromager, Guillemette Allut travaille dans les mêmes conditions que nous sur nos exploitations», mettait en avant Jean-Philippe Bonnefoy, «ce qui permet d’élaborer des outils et des méthodes simples».
On l’a compris, les professionnels de la filière plaident en faveur d’un second recrutement pour épauler l’ingénieure actuelle et lui simplifier notamment le volet administratif qui lui incombe et dont dépend près de 60% des 90 000 € de budget de la structure, le solde, les 30% étant autofinancés par les producteurs (adhésions, ventes de services).
Dans un contexte budgétaire plus délicat et de réforme de la loi NOTRe, pas de fausse promesse en retour, mais la garantie du maintien de l’existant, tous reconnaissant un outil qui a fait ses preuves et qui rayonne au-delà des seules frontières régionales.
Entre l’expérimentation et l’accompagnement technico-économique sur le terrain, force est de constater qu’il y a deux métiers distincts, imbriqués dans le poste de Guillemette Allut, soulignait Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture, qui souhaite qu’une harmonie puisse être trouvée.
«Des marchés porteurs, de la proximité et, à la clef, de la valeur ajoutée et des emplois répartis sur les territoires». Un bilan positif pour une filière fromagères fermière qui incitait Sophie Fonquernie, vice-présidente de la Région BFC, à souligner l’intérêt de maintenir l’outil et ses compétences.
On l’a compris, les professionnels de la filière plaident en faveur d’un second recrutement pour épauler l’ingénieure actuelle et lui simplifier notamment le volet administratif qui lui incombe et dont dépend près de 60% des 90 000 € de budget de la structure, le solde, les 30% étant autofinancés par les producteurs (adhésions, ventes de services).
Dans un contexte budgétaire plus délicat et de réforme de la loi NOTRe, pas de fausse promesse en retour, mais la garantie du maintien de l’existant, tous reconnaissant un outil qui a fait ses preuves et qui rayonne au-delà des seules frontières régionales.
Entre l’expérimentation et l’accompagnement technico-économique sur le terrain, force est de constater qu’il y a deux métiers distincts, imbriqués dans le poste de Guillemette Allut, soulignait Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture, qui souhaite qu’une harmonie puisse être trouvée.
«Des marchés porteurs, de la proximité et, à la clef, de la valeur ajoutée et des emplois répartis sur les territoires». Un bilan positif pour une filière fromagères fermière qui incitait Sophie Fonquernie, vice-présidente de la Région BFC, à souligner l’intérêt de maintenir l’outil et ses compétences.