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Journée bâtiments d'élevage

S'agrandir à moindre coût

Les « Journées bâtiments d'élevage » organisées par Alysé et la Chambre d'agriculture de l'Yonne ont commencé ce lundi 2 mars à Saint-Brancher, avec la visite d'un élevage d'ovins allaitants et de bovins allaitants.

Par Charlotte Sauvignac
Journée bâtiments d'élevage
de gauche à droite : Jean-Christophe Paupe, Isabelle Degroote, Lilian Rameau et Marie Mauchossé.

C'est au sein de l'EARL de la Pierre Blanche, à Saint-Brancher, que nous retrouvons Jean-Christophe Paupe, éleveur d'ovins allaitants et de bovins allaitants. Entouré par Marianne Ranque, conseillère en élevage, Isabelle Degroote, conseillère en bâtiments à la Chambre d'agriculture de l'Yonne, ainsi que Marie Mauchossé, conseillère à Alysé, Lilian Rameau, éleveur d'ovins à Précy-le-Sec ouvre le bal en expliquant que la semaine est dédiée « à faire découvrir une large gamme d'innovations sur les bâtiments d'élevage ». En ce jour, l'objectif est de montrer « le tunnel : un bâtiment fonctionnel à coût réduit. Cela permet d'avoir des espaces modulables en fonction des besoins. À long terme, l'objectif est d'améliorer le confort de travail et le bien-être des animaux ».

Installé depuis janvier 2015 sur l'exploitation familiale, Jean-Christophe a repris une ferme comptant une cinquantaine de brebis et près de soixante-dix vaches. À cette période, le jeune agriculteur souhaite augmenter le nombre de brebis, en passant l'effectif de 50 à 95, et le nombre de bovins en passant de 70 à 90 vaches mères. «En augmentant le nombre d'animaux, j'étais confronté au manque de place pour accueillir environ une dizaine de vaches mères », témoigne l'éleveur. Accompagné par Isabelle Degroote, le constat est clair : « étant situé en plein milieu du village de Saint Brancher, Jean-Christophe devait prendre des décisions stratégiques en fonction des objectifs donnés et de sa position », analyse la conseillère.

Faciliter le confort de travail

Plusieurs possibilités s'offrent à lui : « se délocaliser, réduire le nombre de vaches ou investir dans un bâtiment fonctionnel adapté au village », liste-t-elle. Cependant, habitué au bâtiment traditionnel, « j'étais plus porté vers un bâtiment en bois », mais en discutant avec la conseillère, « je me rends compte des bénéfices que peut m'apporter un tunnel ovin ». Sans aller « sur d'autres sites avec ce type de bâtiment », Jean-Christophe saute le pas en 2017, où « je commence par terrasser » et en « seulement une semaine, deux personnes sont venues installer le bâtiment ». Le 14 février, l'éleveur confie qu'il « a vu dès le départ le changement ». Marie Mauchossé en profite pour mettre en avant plusieurs avantages : « la fonctionnalité pour le travail seul, distribution du fourrage via le trottoir central, une modularité des espaces intérieurs, de nombreux abreuvoirs » et les points faibles, étant « le manque de portillons pour accéder aux cases d'agnelages ou encore la porte à enroulement présente au fond du bâtiment étant peu pratique en cas de vent fort et à l'usage ». Pour ce faire, Jean-Christophe a bénéficié d'une aide « le plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles » (PCAE) lui permettant d'assurer « plus facilement un investissement au sein de son élevage ». Depuis son investissement, « deux-trois amis éleveurs sont venus voir le tunnel et ont également investi dans le même bâtiment que moi, et ils en sont ravis », commente-t-il. Avant de terminer, il revient sur l'alimentation : « elle comprend 2/3 de céréales, 1/3 de complément de protéines et 30 grammes de minéraux, permettant d'être complet ». Pour la plupart, « l'alimentation provient des 18 hectares que je possède, comprenant la production d'épeautre, du blé, de l'avoine, du méteil grain (triticale, pois, féverole, avoine et épeautre), les 172 hectares restant sont en prairies temporaires et en prairies naturelles ».

Journée Bâtiments d'élevage 2026
Le tunnel ovin : un bâtiment fonctionnel à moindre coût.