Congrès national de la FNB
Revaloriser les prix pour pallier l’urgence
Les problèmes de trésorerie ont été au coeur du Congrès de la Fédération nationale bovine, qui se tenait les 3 et 4 février dans l’Aveyron. Mais on delà des problèmes conjoncturels, c’est la rentabilité même de la production qui a été mise en doute.
La crise de l’élevage bovin n’est plus portée seulement par les éleveurs, mais partagé aussi par les banques et le ministère de l’Agriculture, comme l’a montré le dernier Congrès de la Fédération nationale bovine qui s’est déroulé les 3 et 4 février à Rodez, en Aveyron. «Une situation d’urgence» relevée aussi par Michel Raffay, l’un des experts du Conseil général de l’Agriculture, mandaté fin décembre par le ministre pour auditer les problèmes de trésorerie des filières.
Les problèmes de trésorerie ne viendrait pas des charges, mais plus sûrement des prix globalement trop bas et qui ont particulièrement chuté en 2014.
Une «inertie inquiétante» sur la PMTVA et l’ICHN
La revalorisation des prix est identifiée par Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, comme «la seule solution pour redresser les trésoreries».
Crise conjoncturelle, crise structurelle... le fait est que c’est la première année où les problèmes de trésorerie sont au coeur des débats. Le moral des éleveurs est atteint, des éleveurs étonnamment calmes pour un congrès qui a vu quand même une partie de la salle quitter l’assemblée lors du discours vidéo du ministre.
Une vidéo décevante puisqu’aucune annonce n’a été faite concernant les modalités de calcul de la future prime à la vache allaitante.
Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, dénonce «l’inertie totale, de presque 6 mois, du ministère». Les débats portés par la Commission européenne sur le calcul de l’ICHN alimentent aussi la colère des éleveurs, même si Stéphane Le Foll promet de s’engager «à tout faire pour qu’elles restent les mêmes».
La maîtrise technique en question
Les experts et le Crédit agricole ont constaté d’importantes variations de rentabilité entre les élevages de broutards notamment et un creusement des écarts entre les éleveurs : «les amplitudes de différences techniques sont de plus en plus grandes». Une explication inacceptable « syndicalement » pour le secrétaire général de la FNB, Pierre Vaugarny, soutenu par l’expert du ministère qui note que «la réponse doit être collective».
Pour sortir de l’ornière, la FNB s’est fixée trois axes de travail principaux.
- la reconquête de la qualité de la viande, où la balle est dans le camp de la grande distribution ;
- la restauration hors domicile où les politiques ont intérêt à reprendre la main,
- et le développement des débouchés à l’export, seul motif de satisfaction pour la FNB. C’est ce dossier qui, en 2015, pourrait amener une amélioration des perspectives des éleveurs de bovins viande.
Les problèmes de trésorerie ne viendrait pas des charges, mais plus sûrement des prix globalement trop bas et qui ont particulièrement chuté en 2014.
Une «inertie inquiétante» sur la PMTVA et l’ICHN
La revalorisation des prix est identifiée par Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, comme «la seule solution pour redresser les trésoreries».
Crise conjoncturelle, crise structurelle... le fait est que c’est la première année où les problèmes de trésorerie sont au coeur des débats. Le moral des éleveurs est atteint, des éleveurs étonnamment calmes pour un congrès qui a vu quand même une partie de la salle quitter l’assemblée lors du discours vidéo du ministre.
Une vidéo décevante puisqu’aucune annonce n’a été faite concernant les modalités de calcul de la future prime à la vache allaitante.
Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, dénonce «l’inertie totale, de presque 6 mois, du ministère». Les débats portés par la Commission européenne sur le calcul de l’ICHN alimentent aussi la colère des éleveurs, même si Stéphane Le Foll promet de s’engager «à tout faire pour qu’elles restent les mêmes».
La maîtrise technique en question
Les experts et le Crédit agricole ont constaté d’importantes variations de rentabilité entre les élevages de broutards notamment et un creusement des écarts entre les éleveurs : «les amplitudes de différences techniques sont de plus en plus grandes». Une explication inacceptable « syndicalement » pour le secrétaire général de la FNB, Pierre Vaugarny, soutenu par l’expert du ministère qui note que «la réponse doit être collective».
Pour sortir de l’ornière, la FNB s’est fixée trois axes de travail principaux.
- la reconquête de la qualité de la viande, où la balle est dans le camp de la grande distribution ;
- la restauration hors domicile où les politiques ont intérêt à reprendre la main,
- et le développement des débouchés à l’export, seul motif de satisfaction pour la FNB. C’est ce dossier qui, en 2015, pourrait amener une amélioration des perspectives des éleveurs de bovins viande.