ALYSà
Relance de l'élevage allaitant
L'association Alysé, en collaboration avec la Cialyn, a entamé une action de relance de l'élevage allaitant sur sa zone. Des réunions de terrain à l'attention des agriculteurs sont prévues dans chaque département à partir de novembre prochain.
Le président de la Chambre d'agriculture de l'Yonne, Gilles Abry le reconnaît : [I]«la relance de l'engraissement, il y a 20 ans que ça dure mais dans la vie, il faut être têtu sinon on n'arrive à rien !»[i] D'où cette réunion organisée le 25 septembre dernier en présence des différents [I]«prescripteurs en élevage»[i] et en préambule des réunions terrain qui se tiendront prochainement dans les trois départements concernés (Aube, Loiret, Yonne). Le projet mené par le groupement Alysé, en collaboration avec la Cialyn, vise au développement de l'engraissement de mâles et femelles, soit sur des exploitations en naissage ou naissage/engraissement, soit en ateliers spécifiques à implanter sur des exploitations en grandes cultures souhaitant se diversifier.
Plusieurs raisons de diversifier ainsi son exploitation : outre une certaine sécurisation face à la volatilité des cours, l'engraissement peut être une voie alternative à l'agrandissement et à l'augmentation des vêlages. Une production qui s'intègre bien à une exploitation céréalière, optimisant la main d'œuvre et fournissant du fumier, avec une réduction non négligeable des intrants et un effet bénéfique sur la structure des sols, en particuliers sur ceux plus crayeux.
[INTER]Un contexte mondial favorable[inter]
La Bourgogne est l'une des régions de France où le revenu des éleveurs allaitants est le moins élevé et la relance de l'engraissement peut être l'une des pistes pour y remédier. Les atouts du secteur, outre les fourrages existants sont multiples, du fait notamment de la disponibilité en co-produits et paille : brisures de maÏs chez les coopératives céréalières, pulpes de betteraves dans les sucreries, drêches de blé et tourteaux de colza en provenance des usines de production en bioéthanol et diester, pommes de terre dans les féculeries et amidonneries... L'Yonne comptant notamment sur son territoire des outils industriels pour transformer les aliments et abattre les animaux, ainsi que des outils de stockages avec les Entrepôts frigorifiques, gérés par la Chambre d'agriculture.
Par rapport à la relance de la filière effectuée il y a une dizaine d'années, une différence de taille, avec des clignotants au vert dans toutes les productions au niveau des prix et un contexte mondial favorable à la production bovine, avec une disponibilité en retrait face à une consommation croissante. D'autant que des pays traditionnellement voués à l'élevage, comme le Brésil, l'Argentine ou l'Uruguay, sont aujourd'hui en recul, avec une production ne cessant de diminuer.
[INTER]Des aides multiples[inter]
Depuis 12 ans, la Cialyn a joué un rôle précurseur, en développant un outil de commercialisation permettant à la fois d'assurer un revenu sécurisé à ses adhérents et de répondre aux attentes de sa filière d'aval Sicavyl, en terme d'abattage. Des aides sont aujourd'hui proposées, allant d'une avance de trésorerie au moment de l'achat du maigre (jusqu'à 1000 € par bovin à 3%) à une aide à l'investissement de la part des fabricants d'aliments, de 85 €/place (création ou aménagement de plus de 50 places). Et pour les Jeunes Agriculteurs : une avance de trésorerie de 600 € à 0 %, ainsi qu'une avance de 150 € par place à 0 % sur 5 ans pour l'aménagement de bâtiment. Si la question de l'après 2013 demeure, des aides d'accompagnement sont également proposées, notamment en cas de construction de bâtiments neufs, soit : un montant subventionnable de 70 K€ pour un plafond de
10,5 K€, ramené en cas de rénovation à 50 K€ pour un plafond de 7,5 K€. Avec u taux majoré de 2 points en cas de construction en bois et de 10 points pour un plafond de 10 K€ si on est JA.
Plusieurs raisons de diversifier ainsi son exploitation : outre une certaine sécurisation face à la volatilité des cours, l'engraissement peut être une voie alternative à l'agrandissement et à l'augmentation des vêlages. Une production qui s'intègre bien à une exploitation céréalière, optimisant la main d'œuvre et fournissant du fumier, avec une réduction non négligeable des intrants et un effet bénéfique sur la structure des sols, en particuliers sur ceux plus crayeux.
[INTER]Un contexte mondial favorable[inter]
La Bourgogne est l'une des régions de France où le revenu des éleveurs allaitants est le moins élevé et la relance de l'engraissement peut être l'une des pistes pour y remédier. Les atouts du secteur, outre les fourrages existants sont multiples, du fait notamment de la disponibilité en co-produits et paille : brisures de maÏs chez les coopératives céréalières, pulpes de betteraves dans les sucreries, drêches de blé et tourteaux de colza en provenance des usines de production en bioéthanol et diester, pommes de terre dans les féculeries et amidonneries... L'Yonne comptant notamment sur son territoire des outils industriels pour transformer les aliments et abattre les animaux, ainsi que des outils de stockages avec les Entrepôts frigorifiques, gérés par la Chambre d'agriculture.
Par rapport à la relance de la filière effectuée il y a une dizaine d'années, une différence de taille, avec des clignotants au vert dans toutes les productions au niveau des prix et un contexte mondial favorable à la production bovine, avec une disponibilité en retrait face à une consommation croissante. D'autant que des pays traditionnellement voués à l'élevage, comme le Brésil, l'Argentine ou l'Uruguay, sont aujourd'hui en recul, avec une production ne cessant de diminuer.
[INTER]Des aides multiples[inter]
Depuis 12 ans, la Cialyn a joué un rôle précurseur, en développant un outil de commercialisation permettant à la fois d'assurer un revenu sécurisé à ses adhérents et de répondre aux attentes de sa filière d'aval Sicavyl, en terme d'abattage. Des aides sont aujourd'hui proposées, allant d'une avance de trésorerie au moment de l'achat du maigre (jusqu'à 1000 € par bovin à 3%) à une aide à l'investissement de la part des fabricants d'aliments, de 85 €/place (création ou aménagement de plus de 50 places). Et pour les Jeunes Agriculteurs : une avance de trésorerie de 600 € à 0 %, ainsi qu'une avance de 150 € par place à 0 % sur 5 ans pour l'aménagement de bâtiment. Si la question de l'après 2013 demeure, des aides d'accompagnement sont également proposées, notamment en cas de construction de bâtiments neufs, soit : un montant subventionnable de 70 K€ pour un plafond de
10,5 K€, ramené en cas de rénovation à 50 K€ pour un plafond de 7,5 K€. Avec u taux majoré de 2 points en cas de construction en bois et de 10 points pour un plafond de 10 K€ si on est JA.