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Assemblée générale de la MSA Bourgogne

Proximité, efficacité, prévention… la MSA Bourgogne réaffirme sa vocation

La MSA de Bourgogne s’est réunie en assemblée générale le 25 mai dernier. L’occasion, avant le renouvellement des élus en 2020, de dresser un bilan de la mandature et de tracer les perspectives à venir.
Par AMK
Proximité, efficacité, prévention… la MSA Bourgogne réaffirme sa vocation
De gauche à droite : Jean-Paul Baudin, vice-président de la MSA Bourgogne ; Armelle Rutkowski, directrice générale ; Philippe Gransagnes, agriculteur à Quetigny ; Dominique Bossong, président de la MSA Bourgogne.
C’est en 2020 que l’actuelle MSA Bourgogne verra le renouvellement de ses élus. En 2019 il s’agit donc de dresser un premier un bilan des actions entreprises par cette mandature et des événements qui l’ont émaillée, lors d’une assemblée générale placée sous le signe de la santé et de la sécurité au travail.
La fusion et la création de la MSA Bourgogne auront profondément marqué cette mandature. Les contraintes réglementaires et organisationnelles étant ce qu’elles sont, il aura fallu et il faudra encore certainement apprendre, comme le regrette son président Dominique Bossong, « à faire plus avec moins ». Pas facile lorsque l’on fait de la proximité avec ses ressortissants son cheval de bataille. Mais c’est «un équilibre subtil» que la directrice de la MSA Bourgogne, Armelle Rutkowski et les délégués élus ont appris à gérer en respectant les nécessités budgétaires et les contraintes de l’organisation, sans sacrifier pour autant la relation avec les élus et les ressortissants. C’est ce qui constitue le cœur et la colonne dorsale d’une organisation qui doit maintenant mener aussi une nouvelle «mutualisation de proximité», en partage avec l’organisation sœur de Franche-Comté.
Pas question de limiter les points d’accueil et d’entamer la qualité de la relation client, même si les ministères de tutelle contraignent une fois encore à réduire la voilure.

Trouver les vraies réponses aux vrais problèmes
La mutualisation de proximité, la mobilité fonctionnelle (et non géographique) permettent de rationaliser les services sans sacrifier le nombre des points d’accueil. Mieux, une réflexion d’ensemble sur les territoires ouvre de nouvelles perspectives de développement des services de la MSA Bourgogne en matière sociale, en s’orientant vers la création de Maisons de Services Au Public (MSAP). La première de ces MSAP doit être inaugurée en 2019 à Charolles. «C’est une vraie réponse à une vraie problématique territoriale» souligne Dominique Bossong qui va permettre d’apporter un premier niveau de réponse à tous, y compris aux assurés qui ne relèvent pas de la MSA. À partir de 2020, chaque département devrait pouvoir accueillir sa propre MSAP, avec l’ambition de 1 000 unités en 2025.
Ces projets montrent combien l’action de la MSA est loin de se limiter à celle de «percepteur» confirme son président, qui valorise l’action plus globale d’un «organisme de protection sociale du dernier kilomètre», essentiel pour les populations agricoles et rurales. Beaucoup d’actions de la MSA dépassent d’ailleurs largement ce seul cadre de la protection sociale, comme le confirme le bilan de cette mandature pendant laquelle les agriculteurs et le monde agricole dans son ensemble n’ont pas été ménagés, notamment par les aléas climatiques. De 2015 à 2019, les agriculteurs ont souvent été en prise avec de grandes difficultés qui ont nécessité des accompagnements et la création d’actions spécifiques.
C’est dans ces moments-là que le réseau de délégués élus donne sa pleine mesure en assurant le lien avec le terrain, au plus près des assurés. Le maintien du lien social s’exprime dans l’accompagnement des personnes en difficulté, en partenariat avec d’autres organisations agricoles sur certains dossiers. Mais il s’illustre aussi dans les réponses apportées dans des situations délicates, comme dans le film réalisé par la MSA Bourgogne et largement diffusé au plan national : «Osez la MSA à vos côtés».

Pour que travailler ne nuise plus à la santé
Le thème retenu pour cette assemblée générale rejoint celui du plan Santé et Sécurité au Travail défini pour 2016-2020. Les enjeux de la sécurité au travail dans le monde agricole sont multiples, « travailler peut encore nuire à la santé » si l’on considère la hausse des maladies professionnelles, le coût des accidents du travail et nombre d’accidents mortels qui pourraient être évités. La mission SST de la MSA concerne donc la préservation de la santé des professionnels de l’agriculture, dans toutes ses composantes (physique, mental, social).
Le plan répond tout autant à une volonté de prévention primaire des risques, qu’à la nécessité d’envisager aussi le travail dans sa dimension sociale, en s’attachant aussi à préserver la qualité de vie au travail. De meilleures conditions de travail ont ainsi un impact positif sur la performance globale du salarié, de l’exploitant comme de l’entreprise. Parfaite illustration de ce thème, l’exploitation de Philippe Gransagne à Quetigny, partenaire de la MSA de Bourgogne sur des dossiers SST depuis de nombreuses années, au travers notamment du financement de certains aménagements utilisés dans le cadre de diverses actions pédagogiques avec un CFA ou une MFR. Les stagiaires comme les élèves accueillis sur cette exploitation peuvent ainsi se familiariser avec certains équipements (caméra de recul, lève-roue, pont élévateur, escalier de rayonnage). Ils sont ainsi formés en sécurité, tout en prenant connaissance des aménagements possibles en tant que futurs professionnels.

La MSA en chiffres

Les actifs
- Non-salariés agricoles : 19 338 (en baisse)
- Les salariés agricoles : 91 225 (en baisse) dont 35 871 salariés permanents
Les retraités
- Retraites salariés : 83 215
- Retraites exploitants : 51 613
Cotisations émises en millions d’euros
- Non salariés : 177
- Salariés : 275
Budget de fonctionnement : 43,1 millions d’euros
Action sanitaire et sociale
- Total des dépenses ASS en 2018 (hors aides conjoncturelles) : 8 431 254 €
- Financement d’actions collectives ou de structures : 2 339 145 €
- Aides liées aux crises agricoles : 2 861 570 €
- Aides financières aux adhérents : 3 230 539 €