Prévenir pour mieux anticiper
À l'occasion de l'assemblée générale de la coopérative porcine Cirhyo, le nouveau directeur, Lionel Puechberty a fait un point de situation de la fièvre porcine africaine.
Même si aucun cas n'a été détecté en France, la fièvre porcine africaine est présente dans de nombreux pays limitrophes, en Italie (55 kilomètres), en Allemagne (78 kilomètres) et en Espagne (94 kilomètres), d'après des données récoltées au cours des quatre semaines. D'après le ministère de l'Agriculture, la fièvre porcine africaine ou peste porcine africaine (PPA) « est une maladie animale due à un virus qui touche exclusivement les porcs domestiques et les sangliers ». Présente dans certains pays d'Europe et notamment en Italie du Nord (Piémont, Ligurie), dans le Latium, la Calabre, en Campanie et en Sardaigne et dans les Antilles, la fièvre porcine africaine, « si elle est introduite en France, pourrait avoir des conséquences socio-économiques et sanitaires graves pour les filières professionnelles concernées », alerte Lionel Puechberty, nouveau directeur de la coopérative porcine Cirhyo, auprès des éleveurs, le 15 avril dernier à Auxerre. Considéré comme le 1er pays européen producteur de porcs, l'Espagne est aujourd'hui directement impliqué par cette maladie et impacte donc directement la filière porcine européenne. « Au 16 avril 2026, 268 sangliers infectés ont été détectés et sont répartis en 45 foyers. Nous décomptons donc onze communes concernées par des cas positifs », analyse-t-il. Dans ce cas, l'Espagne est donc passée « en phase de régionalisation avec une mise en place de zones réglementées, ce qui fait que les produits issus d'élevages porcins ne peuvent pas être exportés au Japon ou en Corée ». Pour cette raison, le directeur rappelle l'importance « d'appliquer des règles de biosécurité quotidienne qui seraient bénéfiques pour l'élevage et éviterait des cas de fièvre porcine africaine en France et éviterait donc l'arrêt de commercialisation de porcs ».