Accès au contenu
Mercosur

Pour la filière bovine, E. Macron «sacrifie l’élevage bovin viande français»

Par Ma signature
A l’issue des vœux d’Emmanuel Macron à l’agriculture durant lesquels ce dernier a confirmé qu’un accord sera signé avec le Mercosur et que des volumes seraient concédés sur la viande bovine, la Fédération nationale bovine (FNB) a estimé, dans un communiqué du 25 janvier, que le président «sacrifie l’élevage bovin viande français». Le lendemain, Interbev et les syndicats minoritaires ont exprimé eux aussi leur désaccord avec cette position du gouvernement. La Coordination rurale parle de «trahison» et Interbev «s’indigne» de ce discours du gouvernement. Les éleveurs pensaient en effet, après le discours de Rungis, que «la France n’accepterait aucun accord avec le Mercosur contenant une offre de viande bovine», selon la FNB. Ils découvrent avec «stupeur» et «colère» la position d’Emmanuel Macron. «Nous déplorons l’incohérence totale dont fait preuve le gouvernement qui déclare, dans le même temps, vouloir valoriser un modèle d’élevage français durable (...) et importer de façon massive des viandes répondant à des standards opposés», a dénoncé son président Bruno Dufayet, cité dans le communiqué. Le 30 janvier, des représentants des pays du Mercosur doivent rencontrer les commissaires européens à l’agriculture et au commerce, respectivement Phil Hogan et Cecilia Malmström dans le cadre de l’avancée des négociations.