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Paille

Paille : pas de quoi s’affoler

Alors que les mauvais rendements et la flambée des prix en andains alimentent les inquiétudes des éleveurs, Denis Masson appelle à relativiser la situation. Des volumes existent encore dans plusieurs régions et la baisse probable des exportations pourrait contribuer à détendre le marché.

Par AG
Paille : pas de quoi s’affoler
La plus grande problématique des prochains mois devrait être les coûts de transport.

Nous l'avons croisé lors d'une réunion agricole à Bretenière. Son point de vue sur le contexte paille nous est apparu pertinent, alors le voici, dans ce court article. Denis Masson, en EARL avec son frère Jean-Pierre à Normier, reconnaît que la situation est tendue en ce qui concerne les fourrages et particulièrement la paille. « Dans certains secteurs, les récoltes ont effectivement été très mauvaises et les éleveurs concernés doivent en trouver. Mais dans d'autres secteurs, il y a quand même eu un certain nombre de volumes récoltés, il y a donc des disponibilités », observe notre interlocuteur. Même au sein d'une même exploitation, les rendements vont parfois du simple au triple, « avec moins de 2 t/ha, jusqu'à plus de 4,5 t/ha… Le potentiel des terres a joué un rôle encore plus important cette année ». Denis Masson fait remarquer « qu'une certaine panique a fait monter les prix en andains assez rapidement ».

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