On se voit à Verrey ?
Un marché de producteurs locaux se tient le 19 avril à Verrey-sous-Salmaise. Les JA de Venarey/Montbard comptent bien vous y croiser !
Dans la famille Carré de Verrey-sous-Salmaise, nous connaissions Antoine, le président de la FDSEA, mais pas encore Rafaël, son cousin. C'est chose faite depuis la semaine dernière, avec une rencontre chez cet homme de 39 ans qui participera au marché de producteurs du dimanche 19 avril : « Les JA de Venarey-Montbard organisent ce rendez-vous inédit. Ils changent régulièrement d'endroits pour tenir leur évènement annuel et ils ont décidé de nous rejoindre cette année. À Verrey, nous organisons déjà un marché tous les troisièmes dimanches de chaque mois avec, en moyenne, sept ou huit producteurs. Ce rendez-vous sera donc plus important. Il nous faudra plus de place, c'est pourquoi nous nous réunirons à la salle des fêtes et non pas sur la place de la gare, comme d'ordinaire ». Une buvette et une restauration seront proposées, il y aura aussi plusieurs animations comme des balades à poney. Rafaël Carré aura son propre stand et vendra son miel de fleurs : « au printemps, j'ai principalement du miel de colza et en été, ce sont des fleurs sauvages. J'aurai aussi des produits cosmétiques, toujours à base de miels, très bons pour la peau. Si le temps le permet, je viendrai avec une ruche vitrée pour observer les abeilles en action ».
Une double activité
L'apiculture n'est pas l'activité principale de notre interlocuteur : « depuis 15 ans, je travaille pour une société basée à Londres, j'écris des programmes pour la télévision numérique. Mon bureau est à la maison et ne se suis pas à plein-temps. Je peux donc facilement m'occuper de mes ruches, installées près de la ferme familiale ainsi qu'à Thenissey ». Rafaël Carré est apiculteur depuis 2018 : « mon grand-père était un grand passionné. Mon père a hérité de ses équipements mais n'avait pas le temps de s'en occuper. Quand j'ai appris qu'il voulait s'en séparer, je me suis intéressé à l'élevage d'abeilles et moi aussi, je suis très vite devenu passionné ! ». Après avoir repris treize premières ruches, l'apiculteur en a acquis soixante autres, deux ans plus tard, auprès d'un retraité. Mais Rafaël Carré, qui adhère au syndicat apicole de Côte-d'Or, a diminué l'activité pour consacrer du temps à son enfant : « je suis à mon tour devenu papa entre-temps. Je n'ai que vingt ruches à ce jour, cela me convient, cela m'a permis de récolter 600 kg l'an passé. Je remonterai sûrement la cadence d'ici quelques années, j'ai mis les équipements de côté… À noter tout de même qu'il y a quatre ou cinq ans, nous avions eu un printemps extrêmement pluvieux : la moitié de mes abeilles étaient mortes et je n'avais pas renouvelé le cheptel, une fois encore dans le but de me consacrer à mon garçon ».