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Interprofesion

Nouvelles relations en vue pour Interbev Bourgogne

Le dernier conseil d'€™administration 2010 d'€™Interbev Bourgogne s'€™est déroulé vendredi dernier à Pouilly-en-Auxois. Reconquête de la restauration collective, réforme des cotations et abattage rituel étaient au programme.
Par Aurélien Genest
Nouvelles relations en vue pour Interbev Bourgogne
Les responsables d'Interbev Bourgogne souhaitent bâtir de nouvelles relations dans la filière pour contribuer à la sortie de crise des éleveurs. Deux bons exemples sont la reconquête de la restauration collective (nombreux contacts avec les collectivités
Plusieurs grands dossiers ont été abordés lors du conseil d'€™administration d'€™Interbev Bourgogne. Tout d'€™abord, la reconquête de la restauration collective, étroitement associée au volet «communication» d'€™Interbev. De nombreux contacts vont être entrepris dès janvier avec les collectivités territoriales et tous les groupes en lien avec la viande. «Nous travaillons sur une modification des appels d'€™offres publiques» annonce le président Jean-Pierre Fleury, «l'€™idée est d'€™apporter deux critères supplémentaires que sont la durabilité et les territoires». Plus de 75 millions de repas sont servis chaque année en Bourgogne dans les collectivités et plus de la moitié de la viande n'€™aurait pas une origine française : le potentiel est donc énorme. Le dossier de l'€™abattage rituel était également à l'€™ordre du jour d'€™Interbev. Aujourd'€™hui, les volumes de ce type d'€™abattage sont déjà conséquents. «La Bourgogne est concernée par ce dossier» annonce Jean-Pierre Fleury, «mais la finalité de ce dossier ne peut se faire qu'€™entre l'€™à‰tat et les confessions religieuses» insiste le président d'€™Interbev Bourgogne, «ce n'€™est pas un sujet éleveur. A partir du moment où l'€™animal quitte l'€™exploitation, l'€™éleveur n'€™en n'€™est plus propriétaire». Interbev se contente de faire des propositions. Il y aurait, par exemple, un manque de formations des sacrificateurs (l'€™animal doit être abattu d'€™une manière bien précise). Selon l'€™Institut de l'€™élevage, certaines méthodes seraient à améliorer concernant la douleur.
Vers un bassin représentatif
La réforme des cotations suit son cours. Elle se met progressivement en place par le biais de réunions. Jean-Pierre Fleury rappelle qu'€™elle sera «d'€™envergure et sans doute fondamentale» : «si l'€™on regarde les différents marchés du pays, on arrive à des écarts complètement aberrants. Ils ne tiennent pas la route et il faut arrêter». L'€™enjeu «numéro un» de cette réforme est d'€™avoir un maximum de données sur les abattages. Un regard est porté vers l'€™Est afin d'€™avoir un bassin plus homogène. Dans la proposition formulée, les abattoirs de Villefranche d'€™Allier (région Centre) et de Roanne (Rhône Alpes) rejoindraient notre région. «Nous serions le premier bassin charolais concernant l'€™abattage et la remontée d'€™informations pour la France» signale Jean-Pierre Fleury, «avec notre région élargie, nous coterions pour l'€™ensemble de la France. Cela éviterait le petit jeu de la grande distribution à prendre une fois la cotation dans le Nord, une autre fois dans l'€™Est, une fois chez nous... pour prendre systématiquement la plus basse!». Interbev souhaite également une redéfinition du «cœur de gamme». Des animaux qui «tomberaient» dans une même plage poids/âge (à définir) ne pourraient pas être soumis à des discussions. Autre point important : Interbev souhaite apporter des éléments nouveaux pour les cotations et obtenir de meilleurs indicateurs de marché au moment de la cotation. A travers le dispositif Normabev (outil technique de l'€™interprofession), l'€™objectif sera de connaître le nombre d'€™animaux abattus, leurs catégories, races, poids, classements... toute une liste d'€™informations qui permettra de connaître «en temps réel» et avec précision l'€™état des cycles d'€™abattage. «Nous aurions des éléments objectifs au moment de la discussion. Il n'€™y aurait pas de conflit possible, du genre «on a moins abattu d'€™animaux cette semaine», «il y a moins de consommation» ou encore «il y a trop de vaches!»» affiche Jean-Pierre Fleury.