Consultation publique : riverains et phytos
Ne laissons pas les marchands de peur monopoliser le débat !
Le projet de décret ainsi que la mise à jour de l’arrêté ministériel dit « arrêté phyto » sont en consultation jusqu’au 1er octobre. Ils contiennent des mesures inacceptables, inadaptées à la diversité des contextes locaux, et n’impliquent rien de moins qu’un nouveau prélèvement massif de terres agricoles pour l’urbanisation avec de nouvelles ZNT riverains. Tout le monde peut participer à la consultation, et les associations environnementales l’ont déjà largement fait. Il est donc primordial que vous, agriculteurs, participiez tous, pour que toutes les voix soient entendues, pas seulement celles qui sacrifieraient sans hésiter notre agriculture française pour des raisons bassement électoralistes, au profit de l’importation de l’agriculture que nous ne voulons pas.
Agriculture qualifiée de plus durable du monde ; Pratiques en constante amélioration ; réglementation parmi les plus strictes et protectrices de la société et de l’environnement du monde ; Matériel de pulvérisation toujours plus précis ; Diminution drastique du nombre de molécules à usage phytosanitaires… Tous ces éléments constituent la réalité de l’agriculture française.
Et pourtant, le gouvernement soumet à consultation un projet de décret et une modification de l’arrêté phyto de 2017 qui imposeraient des ZNT riverains et de prévenir tout le voisinage à chaque traitement.
Ce serait encore aux agriculteurs de céder du terrain (presque littéralement) aux abords des parcelles contenant des habitations. 3m ? 10 m ? ou peut-être même 150 m ? Et de prévenir chacun des voisins à chaque intervention sur les parcelles ? Soyons sérieux : dans de très nombreux cas, la ZNT sera synonyme de bande enherbée. On nous dit qu’il suffit de cultiver autrement : c’est-à-dire sans protéger les cultures ? Il faut n’avoir jamais fait pousser un radis pour penser que c’est possible. Et comment envisager de contacter tout le voisinage, surtout en zone périurbaine ?
Qu’en est-il des nouveaux lotissements construits en pleine zone agricole, avec des maisons en bordure de parcelles, donnant directement sur nos champs, pour le plaisir de la vue dégagée des néoruraux ? Comment va-t-on gérer les traditionnels villages viticoles dans lesquels le bâti est imbriqué dans les vignes à haute valeur ? Qui indemnisera la perte de SAU, puis entretiendra les bandes enherbées le long des jardins ? Antériorité, libre jouissance de son bien… sont-ce des principes qui perdent toute valeur quand il s’agit de répondre à l’hystérie du moment et que sonnent les sirènes électorales ?
Il est intolérable que l’agriculture française soit encore amputée d’une partie de sa surface, qu’elle subisse encore une distorsion de concurrence.
Si le projet en consultation est inacceptable, c’est qu’après des mois de négociations, le gouvernement s’assied sur le travail que nous avions mené. Nous visions l’apaisement et le dialogue avec les riverains. Mais nous avons tous bien entendu le Président Macron donner raison sur le fond au maire de Langouët, pour ensuite défendre l’ANSES et la réglementation française à demi-mot. C’est donc sans réelle surprise que le gouvernement propose, sans concertation avec la profession agricole, des mesures populistes, dont l’efficacité est loin d’être avérée, le tout en contribuant à l’agribashing ambiant et à l’accaparement des terres agricoles par les zones urbaines. De plus, la possibilité de faire des chartes, mais dont le contenu est dicté par le décret, est une fumisterie : une charte est un engagement réciproque et volontaire de ses signataires, si c’est le gouvernement qui dicte son contenu, ce n’est jamais qu’une nouvelle réglementation déguisée.
Enfin, exigeons la réciprocité des contraintes : Tous les dispositifs physiques qui permettent de maîtriser la dérive doivent être reconnus (haies, murets, filets.) ; Tout nouveau lotissement devrait se doter de haies, à sa charge, qui permettraient d’éviter toute ZNT.
Avec l’emballement médiatique qui s’est encore intensifié, les contributions sont déjà nombreuses à la consultation publique. Il faudrait donc que vous preniez tous le temps de déposer un commentaire sur la page de la consultation publique, et qu’ainsi toutes les voix soient entendues, y compris celles des agriculteurs. N’hésitez pas à éclairer vos participations avec des exemples concrets dans lesquels les ZNT et délais de prévenance sont aberrants, ou des mesures volontaires que vous avez déjà mises en œuvre avec vos voisins…
Revenons à la raison : l’usage des produits phytosanitaires est subordonné à la délivrance d’une autorisation de mise en marché, qui spécifie les usages, les cultures cibles, les doses, d’éventuelles ZNT à condition que le risque soit moindre… et leur application est encadrée. La surveillance des molécules encore autorisées est continue, pointue et débouche déjà sur des interdictions de précaution à la moindre alerte.
Et pourtant, le gouvernement soumet à consultation un projet de décret et une modification de l’arrêté phyto de 2017 qui imposeraient des ZNT riverains et de prévenir tout le voisinage à chaque traitement.
Ce serait encore aux agriculteurs de céder du terrain (presque littéralement) aux abords des parcelles contenant des habitations. 3m ? 10 m ? ou peut-être même 150 m ? Et de prévenir chacun des voisins à chaque intervention sur les parcelles ? Soyons sérieux : dans de très nombreux cas, la ZNT sera synonyme de bande enherbée. On nous dit qu’il suffit de cultiver autrement : c’est-à-dire sans protéger les cultures ? Il faut n’avoir jamais fait pousser un radis pour penser que c’est possible. Et comment envisager de contacter tout le voisinage, surtout en zone périurbaine ?
Qu’en est-il des nouveaux lotissements construits en pleine zone agricole, avec des maisons en bordure de parcelles, donnant directement sur nos champs, pour le plaisir de la vue dégagée des néoruraux ? Comment va-t-on gérer les traditionnels villages viticoles dans lesquels le bâti est imbriqué dans les vignes à haute valeur ? Qui indemnisera la perte de SAU, puis entretiendra les bandes enherbées le long des jardins ? Antériorité, libre jouissance de son bien… sont-ce des principes qui perdent toute valeur quand il s’agit de répondre à l’hystérie du moment et que sonnent les sirènes électorales ?
Il est intolérable que l’agriculture française soit encore amputée d’une partie de sa surface, qu’elle subisse encore une distorsion de concurrence.
Si le projet en consultation est inacceptable, c’est qu’après des mois de négociations, le gouvernement s’assied sur le travail que nous avions mené. Nous visions l’apaisement et le dialogue avec les riverains. Mais nous avons tous bien entendu le Président Macron donner raison sur le fond au maire de Langouët, pour ensuite défendre l’ANSES et la réglementation française à demi-mot. C’est donc sans réelle surprise que le gouvernement propose, sans concertation avec la profession agricole, des mesures populistes, dont l’efficacité est loin d’être avérée, le tout en contribuant à l’agribashing ambiant et à l’accaparement des terres agricoles par les zones urbaines. De plus, la possibilité de faire des chartes, mais dont le contenu est dicté par le décret, est une fumisterie : une charte est un engagement réciproque et volontaire de ses signataires, si c’est le gouvernement qui dicte son contenu, ce n’est jamais qu’une nouvelle réglementation déguisée.
Enfin, exigeons la réciprocité des contraintes : Tous les dispositifs physiques qui permettent de maîtriser la dérive doivent être reconnus (haies, murets, filets.) ; Tout nouveau lotissement devrait se doter de haies, à sa charge, qui permettraient d’éviter toute ZNT.
Avec l’emballement médiatique qui s’est encore intensifié, les contributions sont déjà nombreuses à la consultation publique. Il faudrait donc que vous preniez tous le temps de déposer un commentaire sur la page de la consultation publique, et qu’ainsi toutes les voix soient entendues, y compris celles des agriculteurs. N’hésitez pas à éclairer vos participations avec des exemples concrets dans lesquels les ZNT et délais de prévenance sont aberrants, ou des mesures volontaires que vous avez déjà mises en œuvre avec vos voisins…
Revenons à la raison : l’usage des produits phytosanitaires est subordonné à la délivrance d’une autorisation de mise en marché, qui spécifie les usages, les cultures cibles, les doses, d’éventuelles ZNT à condition que le risque soit moindre… et leur application est encadrée. La surveillance des molécules encore autorisées est continue, pointue et débouche déjà sur des interdictions de précaution à la moindre alerte.
Didier Lenoir, administrateur AGPB
L’État veut imposer des ZNT Phytosanitaires contre tous les abords des habitations et jardins français. L’énormité de cette démarche, le fait qu’elle soit unilatérale (comment protège-t-on les bords de parcelles des détritus des automobilistes, mais également des émanations de plomb des voitures rendant impropres les céréales à certaines utilisations telle les petits pots pour bébé ?) Le fait qu’elle accentue la distorsion de concurrence avec les productions OGM et glyphosatées importées en masse, nous fait forcément réagir.
Les Agriculteurs font leur travail et le font bien.
Nous sommes dûment formés, certifiés et contrôlés, l’État y veille ! Nous utilisons des matériels performants, certifiés et contrôlés, l’État y veille ! Nous utilisons des produits phytosanitaires autorisés, certifiés et contrôlés, l’État y veille !
Cette provocante surenchère étatique est inutile, privilégions le dialogue plutôt que la terreur environnementale. Nos territoires sont maillés de sentiers pédestres, de voies VTT, nos chemins ruraux sont très largement utilisés pour les promenades et nous souhaitons que cela dure ! Nos parcelles sont aussi souvent la destination finale des boues de stations d’épuration, il ne peut y avoir plusieurs poids et plusieurs mesures !
Participez et faites participer à la Consultation publique, notre métier en dépend !
Les Agriculteurs font leur travail et le font bien.
Nous sommes dûment formés, certifiés et contrôlés, l’État y veille ! Nous utilisons des matériels performants, certifiés et contrôlés, l’État y veille ! Nous utilisons des produits phytosanitaires autorisés, certifiés et contrôlés, l’État y veille !
Cette provocante surenchère étatique est inutile, privilégions le dialogue plutôt que la terreur environnementale. Nos territoires sont maillés de sentiers pédestres, de voies VTT, nos chemins ruraux sont très largement utilisés pour les promenades et nous souhaitons que cela dure ! Nos parcelles sont aussi souvent la destination finale des boues de stations d’épuration, il ne peut y avoir plusieurs poids et plusieurs mesures !
Participez et faites participer à la Consultation publique, notre métier en dépend !