Aropa
Mieux vaut être nombreux
L’Association de retraités d’entreprises et organismes professionnels agricoles (Aropa) vient de franchir la barre des 500 adhérents: un atout intéressant dans cette période de nombreux changements.
De nombreux retraités de la Chambre d’agriculture, de la MSA, de la coopération, du Crédit Agricole ou encore de Groupama avaient fait le déplacement à la salle Colline de Quétigny.
Cette assemblée générale d’Aropa 21-71 a dressé un bon état de santé de l’association avec 69 nouvelles adhésions l’an passé. «Cela est le résultat d’une démarche volontariste avec l’apport de services, des avantages financiers et des efforts de communication pour donner une visibilité et un sens à nos actions» s’est félicité Jean-Claude Gantner. Le président a invité les retraités à poursuivre les efforts pour convaincre leurs homologues de les rejoindre, afin d’«affronter au mieux une époque qui appelle des changements majeurs».
Une baisse de revenus ?
Jean-Claude Gantner a cité en premier lieu le pouvoir d’achat des retraités, pouvant être «durablement et fortement remis en cause» au travers d’une baisse des revenus : «aucune évolution n’est prévue pour la retraite de la MSA et la Sécurité Sociale. Heureusement, une clause encore valide nous protège d’une baisse. C’est le budget de l’État qui ajuste les montants mais qu’en sera-t-il avec d’éventuelles mesures pour réduire les déficits?» Le dossier des retraites complémentaires Arcco AGIRC est encore «plus difficile» : «compte tenu du nombre croissant de retraités et du nombre de cotisants qui chute chaque année, les cotisations ne suffisent plus et les régimes utilisent les réserves qui ont été constituées».
La fiscalité a été récemment impactée par la taxe Casa et les changements de règles fiscales. Dans la liste des préoccupations d’Aropa figurent également la suppression de la demi-part pour les veufs et les 10% de «frais professionnels» déduits des revenus, alors que les retraités ne travaillent plus.
«Montrer la voie»
En terme de mutuelles santé, Jean-Claude Gantner a rappelé que les retraités étaient les derniers titulaires de contrats individuels : «ils sont malheureusement seuls pour négocier leurs tarifs et faire jouer la concurrence. Mais le font-ils et d’ailleurs peuvent ils le faire... La réponse est non et le risque est qu’ils deviennent une variable d’ajustement des tarifs. Les Pouvoirs Publics aident les salariés à bénéficier d’une mutuelle : nous demandons un traitement équitable pour les retraités avec la possibilité de déduire du revenu imposable le montant des cotisations annuelles».
Les Aropa du grand Est «montrent la voie» selon Jean-Claude Gantner : «en se regroupant, en représentant plusieurs milliers d’adhérents, nous avons négocié, avec Mutualia, un contrat sans tranche d’âge et avec un excellent rapport qualité/prix. C’est la preuve qu’en se regroupant, les retraités peuvent défendre leurs intérêts efficacement. Bien sûr ce n’est pas au niveau de l’Aropa 21-71 que nous pouvons changer les choses. Nous sommes conscients que seuls, nous ne pèserons pas suffisamment dans les débats majeurs. Mais nous avons des fédérations qui portent nos dossiers et qui font des propositions au plus haut niveau».
Cette assemblée générale d’Aropa 21-71 a dressé un bon état de santé de l’association avec 69 nouvelles adhésions l’an passé. «Cela est le résultat d’une démarche volontariste avec l’apport de services, des avantages financiers et des efforts de communication pour donner une visibilité et un sens à nos actions» s’est félicité Jean-Claude Gantner. Le président a invité les retraités à poursuivre les efforts pour convaincre leurs homologues de les rejoindre, afin d’«affronter au mieux une époque qui appelle des changements majeurs».
Une baisse de revenus ?
Jean-Claude Gantner a cité en premier lieu le pouvoir d’achat des retraités, pouvant être «durablement et fortement remis en cause» au travers d’une baisse des revenus : «aucune évolution n’est prévue pour la retraite de la MSA et la Sécurité Sociale. Heureusement, une clause encore valide nous protège d’une baisse. C’est le budget de l’État qui ajuste les montants mais qu’en sera-t-il avec d’éventuelles mesures pour réduire les déficits?» Le dossier des retraites complémentaires Arcco AGIRC est encore «plus difficile» : «compte tenu du nombre croissant de retraités et du nombre de cotisants qui chute chaque année, les cotisations ne suffisent plus et les régimes utilisent les réserves qui ont été constituées».
La fiscalité a été récemment impactée par la taxe Casa et les changements de règles fiscales. Dans la liste des préoccupations d’Aropa figurent également la suppression de la demi-part pour les veufs et les 10% de «frais professionnels» déduits des revenus, alors que les retraités ne travaillent plus.
«Montrer la voie»
En terme de mutuelles santé, Jean-Claude Gantner a rappelé que les retraités étaient les derniers titulaires de contrats individuels : «ils sont malheureusement seuls pour négocier leurs tarifs et faire jouer la concurrence. Mais le font-ils et d’ailleurs peuvent ils le faire... La réponse est non et le risque est qu’ils deviennent une variable d’ajustement des tarifs. Les Pouvoirs Publics aident les salariés à bénéficier d’une mutuelle : nous demandons un traitement équitable pour les retraités avec la possibilité de déduire du revenu imposable le montant des cotisations annuelles».
Les Aropa du grand Est «montrent la voie» selon Jean-Claude Gantner : «en se regroupant, en représentant plusieurs milliers d’adhérents, nous avons négocié, avec Mutualia, un contrat sans tranche d’âge et avec un excellent rapport qualité/prix. C’est la preuve qu’en se regroupant, les retraités peuvent défendre leurs intérêts efficacement. Bien sûr ce n’est pas au niveau de l’Aropa 21-71 que nous pouvons changer les choses. Nous sommes conscients que seuls, nous ne pèserons pas suffisamment dans les débats majeurs. Mais nous avons des fédérations qui portent nos dossiers et qui font des propositions au plus haut niveau».