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Stocks fourragers

Méthanisation et alimentation animale : pas de concurrence

Dans un contexte de sécheresse et de craintes sur les disponibilités fourragères pour l’hiver prochain, la question revient dans les discussions agricoles et sur les réseaux sociaux : les méthaniseurs vont-ils « capter » du maïs qui pourrait nourrir les troupeaux ? En BFC, où plusieurs unités de méthanisation sont adossées à des exploitations d’élevage, la réalité apparaît plus nuancée.

Par Alexandre Coronel
Méthanisation et alimentation animale : pas de concurrence
Économiquement parlant, incorporer une culture de printemps, avec un itinéraire technique coûteux (carburant, engrais, semences…) dans la ration d’un méthaniseur est moins intéressant qu’une autre valorisation, en autoconsommation ou en culture de vente par exemple.

« Les méthaniseurs implantés dans le département fonctionnent à 70 à 80 % avec des effluents d’élevage », rappelle Julien Party, conseiller énergie à la Chambre d’agriculture de Haute-Saône. Fumiers, lisiers et autres sous-produits agricoles constituent ainsi la base de l’alimentation des digesteurs. La part des matières végétales représente généralement les 20 à 30 % restants. Contrairement à une idée parfois répandue, ces apports ne sont pas constitués principalement de maïs ensilage. Ils incluent surtout des Cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive), ainsi que des résidus de cultures ou encore certains coproduits agroalimentaires. Cette réalité s’explique aussi par l’histoire du développement de la méthanisation. La plupart des unités ont été créées par des exploitations laitières déjà fortement utilisatrices de maïs ensilage da...

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