Journée blanche... et colère noire
Manisfestations dans notre région
L'opération nationale "journée blanche" a donné lieu à plusieurs manifestation dans notre région.
[INTER]En Côte d'Or[inter]
Trois sites du département ont fait l'objet de regroupements d'éleveurs. A Venarey-lès-Laumes, l'entrée d'un supermarché a été «bâchée». Le message était le suivant: «Consommateurs producteurs, même combat pour un juste prix». Parmi la trentaine d'éleveurs présents à Venarey se trouvaient plusieurs jeunes agriculteurs.
[G]Damien Noury, 34 ans, Bure-les-Templiers[g]
Installé depuis décembre 2005 avec son frère Mickaël, Damien Noury a procédé à de lourds investissements au sein de son exploitation 100% lait. «Une étude sur l'installation s'est faite avec un prix du lait à 30 centimes. Aujourd'hui, il est à 23 centimes...La situation se résume vite : les investissements vont être supérieurs à la rentrée d'argent. S'il n'y a pas assez pour rembourser, ça va être vite joué.
Il nous faut une remontée des prix le plus vite possible. Il y a des emprunts à payer. Si ça reste comme ça, ça ne tournera pas. Ce n'est pas possible».
[G]Romain Lhomme, 27 ans, Terrefondrée[g]
Installé en 2002 et ayant procédé à la mise aux normes en 2003, Romain Lhomme travaille avec ses parents. «Comme beaucoup d'entre nous aujourd'hui, je dois rembourser les emprunts. Encore heureux que nous ayons fait beaucoup de choses nous même. Malgré tout, ça devient vraiment difficile de rembourser. C'est un ras-le-bol général puisque je fais aussi des céréales...Qu'on soit payé pour ce que l'on fait ! Dans ce système, il y en a vraiment qui s'en mettent dans les poches. Dans nos problèmes, les banques ne nous aident pas non plus. Nous avons un stagiaire, il voudrait bien s'installer mais en voyant la situation, il se pose bien des questions...»
[INTER]Dans l'Yonne[inter]
C'était un peu l'opération «dernière chance» et les producteurs sont venus en nombre manifester leurs colères devant les entreprises laitières du département. Première étape le matin, aux portes d'Auxerre, à Monéteau, devant l'usine du groupe Sodiaal. Les banderoles découpées dans une bâche d'ensilage à peine accrochées aux grilles, un feu de palettes est allumé, faisant monter un peu plus la température ! «Racketteurs, voleurs...», les inscriptions peintes à la hâte sont sans détour. Nombreux sont les automobilistes à manifester leur soutien d'un petit coup de klaxon, avant d'accepter les tracts tendus. Reconnaissance implicite de la part des consommateurs du combat mené par les producteurs pour leur survie. L'opération aura duré quelques heures, avant que ne soit acté par un administrateur du groupe Sodiaal l'engagement écrit de revenir à la table des négociations et la prise en compte des charges supplémentaires.
Scénario identique l'après-midi dans le nord du département, où les laitiers ont «occupé» l'entrée de l'usine Senoble à Jouy plusieurs heures durant. Avec, au final, l'engagement personnel de Marc Senoble de relayer les doléances des producteurs icaunais auprès de la FNIL. Si l'appel à mobilisation a porté ses fruits, le lait est toujours «sur le feu». Les éleveurs laitiers de l'Yonne se déclarant tous prêts à accentuer leurs actions dans les jours à
venir en cas d'échec des négociations autour de la table interprofessionnelle.
Trois sites du département ont fait l'objet de regroupements d'éleveurs. A Venarey-lès-Laumes, l'entrée d'un supermarché a été «bâchée». Le message était le suivant: «Consommateurs producteurs, même combat pour un juste prix». Parmi la trentaine d'éleveurs présents à Venarey se trouvaient plusieurs jeunes agriculteurs.
[G]Damien Noury, 34 ans, Bure-les-Templiers[g]
Installé depuis décembre 2005 avec son frère Mickaël, Damien Noury a procédé à de lourds investissements au sein de son exploitation 100% lait. «Une étude sur l'installation s'est faite avec un prix du lait à 30 centimes. Aujourd'hui, il est à 23 centimes...La situation se résume vite : les investissements vont être supérieurs à la rentrée d'argent. S'il n'y a pas assez pour rembourser, ça va être vite joué.
Il nous faut une remontée des prix le plus vite possible. Il y a des emprunts à payer. Si ça reste comme ça, ça ne tournera pas. Ce n'est pas possible».
[G]Romain Lhomme, 27 ans, Terrefondrée[g]
Installé en 2002 et ayant procédé à la mise aux normes en 2003, Romain Lhomme travaille avec ses parents. «Comme beaucoup d'entre nous aujourd'hui, je dois rembourser les emprunts. Encore heureux que nous ayons fait beaucoup de choses nous même. Malgré tout, ça devient vraiment difficile de rembourser. C'est un ras-le-bol général puisque je fais aussi des céréales...Qu'on soit payé pour ce que l'on fait ! Dans ce système, il y en a vraiment qui s'en mettent dans les poches. Dans nos problèmes, les banques ne nous aident pas non plus. Nous avons un stagiaire, il voudrait bien s'installer mais en voyant la situation, il se pose bien des questions...»
[INTER]Dans l'Yonne[inter]
C'était un peu l'opération «dernière chance» et les producteurs sont venus en nombre manifester leurs colères devant les entreprises laitières du département. Première étape le matin, aux portes d'Auxerre, à Monéteau, devant l'usine du groupe Sodiaal. Les banderoles découpées dans une bâche d'ensilage à peine accrochées aux grilles, un feu de palettes est allumé, faisant monter un peu plus la température ! «Racketteurs, voleurs...», les inscriptions peintes à la hâte sont sans détour. Nombreux sont les automobilistes à manifester leur soutien d'un petit coup de klaxon, avant d'accepter les tracts tendus. Reconnaissance implicite de la part des consommateurs du combat mené par les producteurs pour leur survie. L'opération aura duré quelques heures, avant que ne soit acté par un administrateur du groupe Sodiaal l'engagement écrit de revenir à la table des négociations et la prise en compte des charges supplémentaires.
Scénario identique l'après-midi dans le nord du département, où les laitiers ont «occupé» l'entrée de l'usine Senoble à Jouy plusieurs heures durant. Avec, au final, l'engagement personnel de Marc Senoble de relayer les doléances des producteurs icaunais auprès de la FNIL. Si l'appel à mobilisation a porté ses fruits, le lait est toujours «sur le feu». Les éleveurs laitiers de l'Yonne se déclarant tous prêts à accentuer leurs actions dans les jours à
venir en cas d'échec des négociations autour de la table interprofessionnelle.