Race Dexter
Little big vache !
Aujourd'hui à la retraite, Paul Prats, ancien tailleur de pierre marbrier installé à Aillant sur Tholon, s'est trouvé une nouvelle passion en devenant éleveur de vaches d'origine Dexter.
Pour Paul Prats, tout a commencé au milieu des années 90, par une rencontre à Paris, avec une superbe et mignonne créature sur le salon de l'Agriculture... Qu'on ne se méprenne pas ! La demoiselle en question avait
quatre pattes, une belle paire de cornes en forme de lyre et s'apparentait à une limousine en modèle réduit : «bien cularde, bien ronde du cul, elle avait un veau de 3 semaines guère plus gros qu'un épagneul breton et frisé comme un caniche !» Habitué dès son plus jeune âge à garder les vaches, notre homme n'a alors qu'une idée en tête : retrouver le nom de cette race pour en faire l'élevage. Mais en dépit d'appels téléphoniques tous azimuts, les recherches sont restées vaines, personne ne connaissait ! Jusqu'au jour où, en 2005, sur le marché de Joigny, un vendeur de produits d'Auvergne l'aiguille sur son fournisseur en fromages, propriétaire de «petites vaches». Ni une ni deux, direction Lapalisse, à 12 km de Vichy, et topez là ! «J'ai embarqué mes deux vaches dans le van et les ai ramenées à la maison». Faute d'avoir retrouvé la créature de rêve entraperçue au salon, les animaux d'origine Dexter ont fait l'affaire et l'élevage pouvait commencer. D'autant que les deux étaient «pleines». La première «faisant veau» 2 mois après son arrivée, la seconde le 4 avril de l'année suivante. La chance voulant qu'elle vienne d'être engrossée quand la vente s'est conclue ! Aujourd'hui, Paul Prats possède un troupeau de 13 animaux d'origine Dexter, qui paissent toute l'année au pré, à Aillant et aux alentours, la race se caractérisant, outre sa petite taille, par sa rusticité.
[INTER]«Je suis un viandard !»[inter]
Végétariens, passez votre chemin! Catalan d'origine, l'ancien entrepreneur de pompes funèbres le revendique haut et fort : «je suis un viandard !» Et quoi de mieux pour remplir les congélateurs que de puiser dans le troupeau ... : «Ici, on fait pas la saint cochon, mais la fête du bœuf !» Ou comment aimer les bêtes dans tous les sens du terme : «je ne suis pas pour les gros chevaux ou grosses vaches, par contre, j'aime les gros canards et les gros lapins !» Une fois l'an, passage par l'abattoir de Cosne sur Loire pour «l'heureux élu» qui viendra garnir le congélateur familial.
Paul Prats a pris l'habitude d'exposer ses animaux lors de la foire du Beau Marché à Toucy ou de la foire agricole à Ouanne. Avec à chaque fois le succès assuré. Pas tous les jours que l'on croise une vache guère plus grande qu'un Saint-Bernard ! Pour l'heure, Paul est à la recherche d'un nouveau taureau. La race Dexter se fait rare, pas facile à trouver ! «Tiens! J'ai une idée. Je m'en vais acheter un bison à Boutissaint, ça fera l'affaire !» Derrière la plaisanterie, peut-être les germes d'une nouvelle passion, pour le retraité au passé d'éleveur de poneys basques Pottok avant de se lancer dans l'élevage de vaches Dexter !
quatre pattes, une belle paire de cornes en forme de lyre et s'apparentait à une limousine en modèle réduit : «bien cularde, bien ronde du cul, elle avait un veau de 3 semaines guère plus gros qu'un épagneul breton et frisé comme un caniche !» Habitué dès son plus jeune âge à garder les vaches, notre homme n'a alors qu'une idée en tête : retrouver le nom de cette race pour en faire l'élevage. Mais en dépit d'appels téléphoniques tous azimuts, les recherches sont restées vaines, personne ne connaissait ! Jusqu'au jour où, en 2005, sur le marché de Joigny, un vendeur de produits d'Auvergne l'aiguille sur son fournisseur en fromages, propriétaire de «petites vaches». Ni une ni deux, direction Lapalisse, à 12 km de Vichy, et topez là ! «J'ai embarqué mes deux vaches dans le van et les ai ramenées à la maison». Faute d'avoir retrouvé la créature de rêve entraperçue au salon, les animaux d'origine Dexter ont fait l'affaire et l'élevage pouvait commencer. D'autant que les deux étaient «pleines». La première «faisant veau» 2 mois après son arrivée, la seconde le 4 avril de l'année suivante. La chance voulant qu'elle vienne d'être engrossée quand la vente s'est conclue ! Aujourd'hui, Paul Prats possède un troupeau de 13 animaux d'origine Dexter, qui paissent toute l'année au pré, à Aillant et aux alentours, la race se caractérisant, outre sa petite taille, par sa rusticité.
[INTER]«Je suis un viandard !»[inter]
Végétariens, passez votre chemin! Catalan d'origine, l'ancien entrepreneur de pompes funèbres le revendique haut et fort : «je suis un viandard !» Et quoi de mieux pour remplir les congélateurs que de puiser dans le troupeau ... : «Ici, on fait pas la saint cochon, mais la fête du bœuf !» Ou comment aimer les bêtes dans tous les sens du terme : «je ne suis pas pour les gros chevaux ou grosses vaches, par contre, j'aime les gros canards et les gros lapins !» Une fois l'an, passage par l'abattoir de Cosne sur Loire pour «l'heureux élu» qui viendra garnir le congélateur familial.
Paul Prats a pris l'habitude d'exposer ses animaux lors de la foire du Beau Marché à Toucy ou de la foire agricole à Ouanne. Avec à chaque fois le succès assuré. Pas tous les jours que l'on croise une vache guère plus grande qu'un Saint-Bernard ! Pour l'heure, Paul est à la recherche d'un nouveau taureau. La race Dexter se fait rare, pas facile à trouver ! «Tiens! J'ai une idée. Je m'en vais acheter un bison à Boutissaint, ça fera l'affaire !» Derrière la plaisanterie, peut-être les germes d'une nouvelle passion, pour le retraité au passé d'éleveur de poneys basques Pottok avant de se lancer dans l'élevage de vaches Dexter !