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Dispositifs et pratiques

Les sommes de températures, ça sert à quoi ?

La volatilité des marchés et des intrants, les aléas climatiques et sanitaires impactent directement  les systèmes d’élevage et peuvent avoir des conséquences économiques importantes. Un des leviers passe par la limitation de l’utilisation des intrants, en partie grâce à l’optimisation de la gestion des surfaces en herbe (fauchées et pâturées).
Cette recherche d’une plus grande autonomie fourragère répond de façon économique et agronomique à la nécessité de limiter les charges tout en maintenant les performances des bovins comme des ovins.
Pour les aider dans cette recherche d’une plus grande autonomie et d’optimisation de la production des prairies, qu’elles soient pâturées et/ou fauchées, les éleveurs disposent des données issues de deux dispositifs : la somme des températures et le suivi des prairies sentinelles. Ces dispositifs déployés par les Chambres d’agriculture, permettent aux éleveurs d’avoir des repères et de profiter de préconisations de proximité, adaptées au contexte. Exemples dans la Nièvre. Ces articles ont été réalisés en collaboration avec le pôle élevage de la Chambre d’agriculture de la Nièvre.
Par Ma signature
Les sommes de températures, ça sert à quoi ?
Les années se suivent et ne se ressemblent pas, mais quelles que soient les conditions de l’année, la pousse de l’herbe dépend de trois
facteurs essentiels : la température, l’accès à la lumière et les disponibilités en eau et éléments minéraux.

Les stades de développement de l’herbe sont immuables mais plus le stade de développement des graminées est avancé et plus le rapport feuilles/tiges diminue : la production de matière sèche s’accroît, mais la qualité du fourrage diminue ( en énergie, protéine et digestibilité).
A chaque stade une intervention fourragère associée permet d’optimiser la gestion des prairies : démarrage de la végétation : épandage de l’azote stade 5 cm : arrêt du déprimage début épiaison/épiaison : récolte ensilage, enrubannage
floraison : foin
Mais les dates peuvent varier en fonction des régions naturelles et des caractéristiques pédo-climatiques. Inutile donc de se référer à des dates calendaires, car les conditions climatiques d’une l’année peuvent changer la donne, comme en 2016, et nécessiter une grande adaptabilité dans les pratiques.

Arvalis-Institut du végétal a mis au point une méthode de correspondance entre les stades de développement et les sommes de température. A chaque stade caractéristique de la pousse de l’herbe correspond une somme de température repère :

200 à 220° cumulés depuis janvier = démarrage de la végétation

500 à 550 ° cumulés à partir du 1er févirer = stade épis 5 cm

700 à 800 ° cumulés depuis le 1er février = début épiaison

1000 ° cumulés depuis le 1er février = épiaison

1200 ° cumulés depuis le 1er février = floraison

Ces repères sont toutefois à affiner, en fonction des espèces de graminées qui n’atteignent pas toutes le même stade de développement à la même somme de températures. L’observation reste donc indispensable pour distinguer les différents stades en fonction d’une espèce dominante.

Les pôles élevage des Chambres d’agriculture, notamment dans la Nièvre, suivent les sommes de température, affinées en fonction des zones naturelles. Ces suivis, ainsi que des préconisations, sont publiés au travers des «Bulletin Herbe» envoyés gratuitement par mail. Chaque bulletin est consultable sur le site de la Chambre d’agriculture. Dans la Nièvre, vous pouvez le consulter à l’adresse suivante : http://www.nivevre.chambagri.fr/productions-animales/herbe-58.html