Lait bio
Les signaux sont au vert
Un doublement de la production de lait bio d’ici cinq ans, tel est l’objectif du plan de la filière laitière dans le cadre des États généraux de l’alimentation.
Comme le rappelle Jérôme Pavie, de l’institut de l’élevage, lors de la 5e édition de la conférence Grand Angle Lait qui s’est tenue le 4 avril, la France compte 3 000 exploitations laitières bio qui produisent 645 millions de litres de lait soit 2,6 % du lait français.
Ces chiffres sont possibles grâce au très grand nombre de conversions qui ont eu lieu ces dernières années. En effet, entre 2015 et 2016, le rythme de conversion a été de 16 par semaine.
«Aujourd’hui, aux yeux de l’institut de l’élevage, tous les signaux sont au vert. Tout d’abord, le prix payé aux producteurs bio est peu volatil au fil des années et le différentiel avec le prix du lait conventionnel reste élevé. De plus, les exploitations biologiques profitent d’une bonne rémunération de la main-d’oeuvre. En effet, le système bio français permet des revenus globalement plus importants, mais surtout plus stables dans le temps. Ces bonnes rémunérations s’expliquent par trois facteurs de réussite : des économies de charges, des prix élevés et l’accessibilité des aides. Ainsi, selon le réseau Inosys, en élevage spécialisé de plaine, les éleveurs en conduite bio ont dégagé, en 2017, un revenu disponible moyen de 32 000 EUR contre un revenu disponible de 23 000 EUR pour les exploitations conventionnelles».
«Enfin, la consommation de produits laitiers bio est en hausse. Cependant, elle doit poursuivre sa progression du fait du développement des volumes en Europe. En effet, le maintien des prix à des niveaux relativement élevés ne sera possible que si la demande progresse a minima au même rythme que l’offre et non à un rythme moins soutenu».
«Pour l’Idele, quelques incertitudes perdurent tout de même : le devenir des aides au maintien et l’impact des autres signes de différenciation du lait, comme le lait de pâturage, le lait sans OGM ou les laits de proximité. Mais le potentiel de développement de la collecte bio demeure très élevé et la stratégie des industriels français est définitivement tournée vers le développement du marché bio».
Ces chiffres sont possibles grâce au très grand nombre de conversions qui ont eu lieu ces dernières années. En effet, entre 2015 et 2016, le rythme de conversion a été de 16 par semaine.
«Aujourd’hui, aux yeux de l’institut de l’élevage, tous les signaux sont au vert. Tout d’abord, le prix payé aux producteurs bio est peu volatil au fil des années et le différentiel avec le prix du lait conventionnel reste élevé. De plus, les exploitations biologiques profitent d’une bonne rémunération de la main-d’oeuvre. En effet, le système bio français permet des revenus globalement plus importants, mais surtout plus stables dans le temps. Ces bonnes rémunérations s’expliquent par trois facteurs de réussite : des économies de charges, des prix élevés et l’accessibilité des aides. Ainsi, selon le réseau Inosys, en élevage spécialisé de plaine, les éleveurs en conduite bio ont dégagé, en 2017, un revenu disponible moyen de 32 000 EUR contre un revenu disponible de 23 000 EUR pour les exploitations conventionnelles».
«Enfin, la consommation de produits laitiers bio est en hausse. Cependant, elle doit poursuivre sa progression du fait du développement des volumes en Europe. En effet, le maintien des prix à des niveaux relativement élevés ne sera possible que si la demande progresse a minima au même rythme que l’offre et non à un rythme moins soutenu».
«Pour l’Idele, quelques incertitudes perdurent tout de même : le devenir des aides au maintien et l’impact des autres signes de différenciation du lait, comme le lait de pâturage, le lait sans OGM ou les laits de proximité. Mais le potentiel de développement de la collecte bio demeure très élevé et la stratégie des industriels français est définitivement tournée vers le développement du marché bio».