Bio
Les éleveurs bio de Bourgogne progressent, leur filière aussi
Les éleveurs bio de Bourgogne ont tenu leur assemblée générale près d'Autun (71). Leur intégration dans l'Union des coopératives Gecsel (nouvellement baptisée Global) s'est faite sans heurt et profite maintenant d'un nouveau schéma de filière. Reste à sécuriser cette filière en trouvant de nouveaux producteurs et des professionnels qui s'impliquent à tous les niveaux de gestion du groupe
Après la première révolution de l'intégration de la filière élevage bio dans la coopérative Bourgogne Elevage, la constitution de l'Union Gecsel a marqué une nouvelle étape importante pour les Eleveurs bio de Bourgogne. Avec l'avantage de participer au sein de l'Union au développement d'une vraie filière d'élevage bio. C'est le premier point exposé lors de l'assemblée générale des Eleveurs bio de Bourgogne, qui s'est tenue dernièrement à Saint-Pantaléon, près d'Autun (71).
Bernard Desjaubert, président de la coopérative Eleveurs bio de Bourgogne et Michel Millot, directeur général de l'Union des coopératives Gecsel, se sont attachés à relever les avantages d'un partenariat bien compris et équilibré pour les éleveurs bio, invités à s'impliquer durablement dans le groupe.
[INTER]100% de certifications bio
[inter]
L'élevage bio progresse et la filière aussi, puisque 100% des bovins certifiables ont été certifiés en 2008 et donc valorisés dans les circuits bio : Unebio d'une part (à 90%) et les Boucheries bio d'autre part (Chalon-sur-Saône et Dijon, pour 10% des valeurs). Pour les agneaux aussi le taux de certification atteint aujourd'hui 90% de la production, sachant comme le rappelle Michel Millot que "l'on partait de très loin, il y a seulement deux ans le taux d'agneaux certifiés était inférieur à 50%". Toutefois, 2009 éveille d'autres craintes. La crise profonde de la filière ovine provoque une importante diminution des effectifs, en bio comme en conventionnel, ce qui pourrait avoir de sérieuses répercussions sur l'activité globale de la filière ovine.
[INTER]Stabilité de la valorisation bio[inter]
Sur le plan économique, les éleveurs bio de Bourgogne ont bénéficié en 2008 d'une valorisation de leur production "stable". A poids constant et qualité égale, le différentiel entre bovins bio et conventionnels s'établit à 13% pour les boeufs, 9% pour les génisses, 11% pour les vaches. En élevage bio, comme le rappelle Michel Millot "la plus-value se fait surtout sur le gras". Deux objectifs s'imposent donc aujourd'hui : améliorer la finition des animaux gras et surtout étaler la production pour combler les creux de mai et septembre.
Pour le maigre, une filière export bio est en cours d'élaboration, mais les lourdeurs administratives compliquent la mise en œuvre du projet. La filière export bio concernera des broutards en race pure, conformes, vaccinés et pesant environ 430 kg. Autant dire que les contraintes sont les mêmes que dans le circuit conventionnel, pour une plus-value finale plus difficile à dégager.
L'Union Gecsel poursuit et facilite ainsi la structuration d'une filière unique pour l'élevage bio de Bourgogne, soutenue par un projet global d'animation des réseaux. "Nous avons les outils, l'organisation, les moyens et les débouchés" insiste Bernard Desjaubert, "nous avons besoin maintenant de trouver de nouveaux producteurs". Cet appel pourrait être entendu alors que les conversions en bio se multiplient.
Bernard Desjaubert, président de la coopérative Eleveurs bio de Bourgogne et Michel Millot, directeur général de l'Union des coopératives Gecsel, se sont attachés à relever les avantages d'un partenariat bien compris et équilibré pour les éleveurs bio, invités à s'impliquer durablement dans le groupe.
[INTER]100% de certifications bio
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L'élevage bio progresse et la filière aussi, puisque 100% des bovins certifiables ont été certifiés en 2008 et donc valorisés dans les circuits bio : Unebio d'une part (à 90%) et les Boucheries bio d'autre part (Chalon-sur-Saône et Dijon, pour 10% des valeurs). Pour les agneaux aussi le taux de certification atteint aujourd'hui 90% de la production, sachant comme le rappelle Michel Millot que "l'on partait de très loin, il y a seulement deux ans le taux d'agneaux certifiés était inférieur à 50%". Toutefois, 2009 éveille d'autres craintes. La crise profonde de la filière ovine provoque une importante diminution des effectifs, en bio comme en conventionnel, ce qui pourrait avoir de sérieuses répercussions sur l'activité globale de la filière ovine.
[INTER]Stabilité de la valorisation bio[inter]
Sur le plan économique, les éleveurs bio de Bourgogne ont bénéficié en 2008 d'une valorisation de leur production "stable". A poids constant et qualité égale, le différentiel entre bovins bio et conventionnels s'établit à 13% pour les boeufs, 9% pour les génisses, 11% pour les vaches. En élevage bio, comme le rappelle Michel Millot "la plus-value se fait surtout sur le gras". Deux objectifs s'imposent donc aujourd'hui : améliorer la finition des animaux gras et surtout étaler la production pour combler les creux de mai et septembre.
Pour le maigre, une filière export bio est en cours d'élaboration, mais les lourdeurs administratives compliquent la mise en œuvre du projet. La filière export bio concernera des broutards en race pure, conformes, vaccinés et pesant environ 430 kg. Autant dire que les contraintes sont les mêmes que dans le circuit conventionnel, pour une plus-value finale plus difficile à dégager.
L'Union Gecsel poursuit et facilite ainsi la structuration d'une filière unique pour l'élevage bio de Bourgogne, soutenue par un projet global d'animation des réseaux. "Nous avons les outils, l'organisation, les moyens et les débouchés" insiste Bernard Desjaubert, "nous avons besoin maintenant de trouver de nouveaux producteurs". Cet appel pourrait être entendu alors que les conversions en bio se multiplient.