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Les dysfonctionnements du Feader ne sont plus acceptables

Trois ans après la nouvelle programmation (2014-2020) du fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), les dysfonctionnements plusieurs fois dénoncés par la FNSEA ne sont toujours pas réglés.
Par FRSEA Bourgogne-Franche-Comté
Alors que l’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté traverse une crise sans précédent dans plusieurs filières (lait conventionnel,  viande bovine, grandes  cultures,   porc), force est de constater que  différentes mesures du Feader ne sont pas opérationnelles. L’instruction et le paiement de certaines mesures sont bloqués dans l’usine à gaz. L’agence de services et de paiement (ASP) est incapable de verser en temps et en heure les aides dues aux agriculteurs(rices).

Dans ce contexte encore largement impacté par les défaillances et le manque d’anticipation de l’État  et des régions, les dysfonctionnements doivent se régler au plus vite.

Au lieu d’avoir un calendrier détaillé des points à régler, des précisions sur les difficultés  rencontrées, les administrations font l’autruche. Le comité de suivi du  Feader est reporté au mois  de novembre sans explication.  Quand le programme dérive, s’enlise, il est plus que temps de remettre les pendules à l’heure !
Des agriculteurs qui ont bénéficié d’une avance remboursable n’ont pas été retenus dans l’appel à projets et doivent rembourser l’aide,  d’autres attendent  toujours l’aide  annoncée initialement en 2015.  Le ministère ne donne plus les  moyens aux administrations de  régler les dossiers complexes. La procédure administrative l’emporte sur le processus et pénalise l’accompagnement des  exploitations agricoles.
Nous devons nous interroger sur la bonne mise en œuvre de ces programmes de développement ruraux régionaux (PDRR)
avec l’insuffisance des financements  en particulier pour les investissements productifs, la modernisation des bâtiments, l’accompagnement de nouvelles  filières…Avec les nouvelles  zones vulnérables, on ne prend pas en compte les nouveaux  travaux nécessaires pour assurer  ces nouvelles contraintes, sans compter le manque de crédits pour certaines mesures comme l’aménagement foncier, l’agroalimentaire, l’agriculture biologique.
Les régions doivent reprendre rapidement en main ce dossier avec le ministère et une plus grande concertation régionale avec la profession.