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Tournesol

Les clés d’une implantation réussie

Avoir un tourneso­l robuste pour limiter les stress biotiques (ravageurs, maladies, adventices) et abiotiques (facteurs climatiques) tout au long du cycle passe par une bonne implantation.

Par Michael Geloen et Mathys Miquet, Terres Inovia
Les clés d’une implantation réussie
Terres Inovia
Semer dans de bonnes conditions et dans un sol suffisamment réchauffé est essentiel pour assurer un démarrage rapide de la culture.

Une bonne implantation du tournesol va être conditionnée d’une part, par une préparation du sol exigeante et d’autre part, par une réussite du semis pour sécuriser le peuplement.

La préparation du sol vise 4 objectifs principaux :
- assurer la porosité du sol ;
- assurer un lit de semence homogène et rappuyé ;
- favoriser un réchauffement rapide du sol ;
- contrôler la présence précoce des adventices.

Assurer un bon état structural

L’objectif du travail du sol est de corriger les défauts de structure pour ameublir le sol et permettre un bon enracinement. L’idéal est de viser 15 cm de structure poreuse. Un bon enracinement aidera la plante à s’adapter aux périodes de stress hydrique, notamment durant la floraison où le tournesol est le plus sensible à la restriction d’eau.

Adapter la préparation au contexte de l’année

Attention : avant de réaliser un travail du sol, vérifier son état d’humidité en profondeur. Cette observation se fait à l’aide d’une bêche. La présence de mottes encore humides entre 15 et 20 cm de profondeur vous incitera à décaler l’intervention de quelques jours pour permettre le ressuyage et limiter la création d’une zone non favorable à la croissance de la racine. Cette année, cette observation est d’autant plus importante, compte tenu des précipitations hivernales.

Si vous réalisez un travail profond en sortie hiver dans un sol encore humide en profondeur, vous risquez de tasser le sol et/ou limiter l’efficacité du passage de l’outil.

En cas d'hivers plus pluvieux, l’été devient la clé pour préparer les sols. Si le changement climatique entraîne une augmentation des pluviométries hivernales, les interventions profondes, pour restructurer le sol durant l’été et complétées par le semis d’un couvert végétal, seront à favoriser.

Adaptez la période de semis et la précocité à votre région

Semer dans de bonnes conditions et dans un sol suffisamment réchauffé (8°C à 5 cm de profondeur) est essentiel pour assurer un démarrage rapide de la culture. Adapter la période de semis et la précocité variétale permet de limiter le risque de récoltes tardives. Voir tableau des recommandations par secteur.

La bonne densité pour faire succès

Semez entre 65 000 et 75 000 graines/ha selon la situation de la parcelle, afin de viser 50 000 à 60 000 plantes levées. Les écartements de 40 à 60 cm permettent généralement de gagner quelques quintaux par rapport à un écartement plus large de type maïs (75 à 80 cm), à densité équivalente.

Semez avec un semoir monograine à 5 km/h maximum, à une profondeur de 2 à 3 cm si le sol est frais, et plus profondément, entre 4 et 5 cm, si le sol est sec en surface.

Les périodes de semis recommandées selon les secteurs.