Environnement
Le scolyte menace l’avenir de l’épicéa
En France et plus particulièrement dans les régions Grand Est et Bourgogne Franche-Comté, l’avenir de l’épicéa semble compromis. En cause ? Le scolyte, ce petit insecte qui dévore ces arbres et qui touche plus de 4 millions de mètres cubes sur la zone. Face à cette crise, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume vient d’annoncer un plan de soutien de 16 millions d’euros pour aider à la mobilisation des bois scolytés.
Le scolyte. Ce petit insecte de quelques centimètres fait rage dans les forêts françaises et plus précisément dans les régions Grand Est et la Bourgogne Franche-Comté. Si bien que l’avenir de l’épicéa semble compromis. «En matière de volume d’épicéas qui sont touchés dans l’Est de la France, on était à plus de 2 millions de mètres cubes, lors du dernier comptage dans l’année. Aujourd’hui, on serait à plus de 4 millions. Et il n’est pas impossible que l’on double en 2020», confie Hugues de Chastellux, président de Fransylva Yonne. En Bourgogne, le sud de l’Yonne, notamment le Morvan, est principalement touché. Là où les épicéas sont les plus nombreux.
Alors, comment le scolyte détruit-il les arbres ? «Il se glisse sous l’écorce de l’épicéa et y creuse des galeries, aussi bien verticales qu’horizontales. Puis, il se reproduit dans l’arbre». Une fois attaqué, la tête de l’arbre sèche, avant de mourir.
La présence du scolyte n’est pas une nouveauté. «Il y en a toujours eu, mais à un degré beaucoup moins important». Depuis 2015, il s’est énormément développé avec la sécheresse et la chaleur. Notamment en 2018 avec un été très long. Et les fortes chaleurs de 2019 n’ont pas arrangé la situation.
La pluie, seule défense contre le scolyte
Mais comment débarrasser les épicéas du scolyte ? «La seule chose qui peut le faire disparaître, c’est la pluie, en grande quantité», répond Hugues de Chastellux. «Il n’y a rien à faire d’autre contre le scolyte, il n’y a pas de traitement. On ne peut pas lutter». Malgré les pluies de ces dernières semaines, la sécheresse reste importante en Bourgogne et donc favorable au développement de l’insecte.
Face à cette crise, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a récemment annoncé un plan de soutien à hauteur de 16 millions d’euros, pour aider à la mobilisation des bois scolytés. «Il y a six millions de prévus pour aider à récolter les larves de scolytes et dix millions pour aider les propriétaires à reconstruire leurs forêts», continue le président de Fransylva Yonne.
En Allemagne, le gouvernement a débloqué 800 millions d’euros pour venir en aide aux propriétaires forestiers et certains Landers font appel aux forces armées allemandes pour retirer les arbres morts et limiter ainsi les risques de contamination aux arbres sains. Des moyens très importants mis en place à la hauteur des dégâts causés par le scolyte. Mais nécessaires lorsque l’on sait que l’épicéa représente une grosse partie des forêts allemandes.
En France, la situation inquiète Hugues de Chastellux et les forestiers. Ces derniers réfléchissent d’ailleurs à des solutions pour sauver les forêts. Et la diversification des plantations ressort le plus. « Dans le Morvan, l’épicéa sera pobablement remplacé en grande partie par du douglas, qui n’est pas touché par le scolyte». Un secteur au sol granitique et à une pluviométrie idéale au bon développement du douglas.
Alors, comment le scolyte détruit-il les arbres ? «Il se glisse sous l’écorce de l’épicéa et y creuse des galeries, aussi bien verticales qu’horizontales. Puis, il se reproduit dans l’arbre». Une fois attaqué, la tête de l’arbre sèche, avant de mourir.
La présence du scolyte n’est pas une nouveauté. «Il y en a toujours eu, mais à un degré beaucoup moins important». Depuis 2015, il s’est énormément développé avec la sécheresse et la chaleur. Notamment en 2018 avec un été très long. Et les fortes chaleurs de 2019 n’ont pas arrangé la situation.
La pluie, seule défense contre le scolyte
Mais comment débarrasser les épicéas du scolyte ? «La seule chose qui peut le faire disparaître, c’est la pluie, en grande quantité», répond Hugues de Chastellux. «Il n’y a rien à faire d’autre contre le scolyte, il n’y a pas de traitement. On ne peut pas lutter». Malgré les pluies de ces dernières semaines, la sécheresse reste importante en Bourgogne et donc favorable au développement de l’insecte.
Face à cette crise, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a récemment annoncé un plan de soutien à hauteur de 16 millions d’euros, pour aider à la mobilisation des bois scolytés. «Il y a six millions de prévus pour aider à récolter les larves de scolytes et dix millions pour aider les propriétaires à reconstruire leurs forêts», continue le président de Fransylva Yonne.
En Allemagne, le gouvernement a débloqué 800 millions d’euros pour venir en aide aux propriétaires forestiers et certains Landers font appel aux forces armées allemandes pour retirer les arbres morts et limiter ainsi les risques de contamination aux arbres sains. Des moyens très importants mis en place à la hauteur des dégâts causés par le scolyte. Mais nécessaires lorsque l’on sait que l’épicéa représente une grosse partie des forêts allemandes.
En France, la situation inquiète Hugues de Chastellux et les forestiers. Ces derniers réfléchissent d’ailleurs à des solutions pour sauver les forêts. Et la diversification des plantations ressort le plus. « Dans le Morvan, l’épicéa sera pobablement remplacé en grande partie par du douglas, qui n’est pas touché par le scolyte». Un secteur au sol granitique et à une pluviométrie idéale au bon développement du douglas.