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Agronomie

Le lin a toute sa place

Bien que nécessitant une conduite précise sur le plan technique, le lin constitue une culture de vente attrayante, tant sur le plan agronomique qu’économique, sans oublier le volet environnemental.
Par AC
Le lin a toute sa place
Champ de lin à Bonay dans le Doubs.
Le lin oléagineux peut être implanté à deux périodes de l’année. En culture d’hiver – qui sécurise l’élaboration des composantes de son rendement – c’est en fin d’été, pendant la première décade de septembre qu’il faudra le semer, après un travail du sol minimaliste. Densité : 350 à 400 graines/m² soit 25 kg/ha environ, pour un peuplement objectif de 250 à 300 plantes/m². L’azote sera apporté au printemps, à hauteur de 90 à 120 unités à l’hectare selon le reliquat et le potentiel de rendement. Ces apports d’azote seront idéalement fractionnés en deux passages : 50 unités à la reprise de végétation, et le complément trois semaines à un mois plus tard.

Une excellente tête de rotation
L’autre créneau d’implantation du lin est le printemps, entre le 15 mars et le 15 avril. À l’automne comme au printemps, le lin s’insère bien dans le calendrier des cultures, et ne vient pas surcharger le calendrier. Le lin d’hiver peut être utilisé comme couvert végétal pour éviter de laisser le sol nu, avec un coût d’implantation similaire. Selon l’état de la culture en sortie d’hiver on peut décider soit de poursuivre la culture, soit d’implanter une culture de printemps à la place si par exemple le gel a causé des dégâts importants.
«Sur le plan agronomique, le lin oléagineux s’avère une excellente tête de rotation  grâce à son système racinaire qui structure le sol. Il permet de diversifier les cultures en termes de familles botaniques et de résoudre certaines difficultés de désherbage du colza (géranium, crucifères, ombellifères) en allongeant la rotation. Autres atouts, c’est une culture peu sensible aux limaces , insensible à l’orobranche (plante parasite du colza), ce qui permet de casser les cycles parasitaires et pathogènes. Elle est en outre peu gourmande en produits phytosanitaires, et contribue pour le lin de printemps à abaisser l’IFT (indice de fréquence de traitement) à l’échelle de la rotation», détaille Aude Perrez.
La récolte nécessite quelques aménagements, pour éviter en particulier les risques de bourrage : «le principal est d’utiliser une barre de coupe neuve ou affutée pour l’occasion». Les contre-lames doivent être bien ajustées, la grille inférieure fermée et la ventilation adaptée… «Les conditions d’hygrométrie sont aussi très importantes : il faut récolter aux heures chaudes de la journée», explique encore l’animatrice, qui assure que les entreprises de travaux agricoles qui ont pratiqué la récolte en 2016 sont prêtes à reprendre du service en 2017.
Pour tout renseignements complémentaires sur la culture du lin contactez Hervé Belot au
06 80 57 08 09