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Herd Book Charolais

Le HBC construit son avenir et celui de la race

Le Village charolais a été à l’initiative de nombreux échanges et rencontres. Petit tour d’horizon de la race, avec le staff largement renouvelé du Herd Book Charolais.
Par Anne-Marie Klein
Le HBC construit son avenir et celui de la race
Un «staff» largement renouvelé pour le Herd Book Charolais. De gauche à droite, Mickaël Roubé, vice-président, Dominique Loulergue vice-président, Michel Beaudot, président, Pascal Langevin, vice-président et Florence Marquis, directrice.
Signe de ralliement pour tous les éleveurs de la race, l’espace Charolais a multiplié les rencontres, visites et événements tout au long du Salon de l’agriculture, au point que Michel Baudot, reconduit à la présidence du Herd Book Charolais, y a laissé sa voix à mi-parcours d’une semaine particulièrement dense.
L’occasion était belle de présenter le tout nouveau bureau -renouvelé à 70%- du HBC et de faire un point d’étape sur les objectifs de l’association. Se moderniser, se professionnaliser, se donner les moyens techniques de répondre aux enjeux du développement de la race, accompagner les éleveurs dans toute leur diversité... Le HBC adapte sa capacité de réponse à des attentes de plus en plus diversifiées.

Des informations mieux ciblées, plus affinées
Sur le marché intérieur comme à l’export, des segments de marché bien définis émergent et doivent pouvoir être satisfaits grâce à une utilisation optimale de la génétique. L’engagement du HBC dans le programme génomique  Degeram, permet d’entrer de plein pied dans la modernité. Alors que la reproduction reste un processus lent et plus aléatoire, ces nouvelles données d’information vont permettre d’aller plus vite et «de viser plus juste». Avec l’avantage d’éviter «des erreurs de castings coûteuses». Mickaël Roubé, l’un des nouveaux vice-président du HBC, éleveur dans la Nièvre, précise que l’enrichissement de nouveaux caractères de sélection grâce à la génomique, va profiter directement à l’accompagnement des éleveurs, en leur assurant une information encore mieux ciblée et des explications plus complètes. «la vraie révolution de la génomique» poursuit Mickaël Roubé, «c’est la rapidité de la collecte des informations et l’enrichissement des critères d’information, ce qui permettra une sélection plus sûre, plus affinée, gage d’une meilleure efficacité économique.»

Répondre aux attentes des éleveurs de base
Révélateur de la volonté du HBC de «produire de l’information pour les 50 000 éleveurs de base» et de s’adapter aux attentes de marchés plus diversifiés, «le mariage est consommé entre la génétique et la production bouchère» insiste Michel Baudot, en signalant que depuis le Salon du Charolais de Saulieu (21) un concours de bovins viande jouxte chaque grand concours génétique. Six génisses présentant des qualités bouchères exceptionnelles ont d’ailleurs été présentées dans l’allée Prestige et mises en vente le 26 février sur le Village charolais.
«C’est un nouvel état d’esprit vers de nouveaux publics» confirme le président du HBC, «qui permet de montrer que la génétique répond à la fois aux contraintes de l’agrandissement des structures d’élevage et aux attentes qualitatives des producteurs de viande, comme des consommateurs.»

Pragmatisme et raison économique s’allient donc désormais pour donner aux jeunes éleveurs une image moderne de la race, tout en s’adaptant aux attentes sociétale et aux demandes multiformes des élevages.

La formule sera reprise pour le prochain grand événement : le Concours national charolais, qui se déroulera dans le cadre de la Foire du Mans, du 10 au 14 septembre prochains. Thème retenu : «L’impact de la génétique sur la valorisation des femelles», un thème porteur pour toute la filière viande orientée vers l’approvisionnement du marché français.