Agriculture biologique
Le gouvernement annonce un effort budgétaire
Le ministre de l’Agriculture vient d’annoncer un plan de 1,1 milliard d’euros pour soutenir les filières bio sur la période 2018-2022. La Fédération nationale des agriculteurs bio (Fnab) se réjouit du budget annoncé, mais s’interroge sur son origine. Les Régions s’interrogent également sur le financement et critiquent vertement l’absence de dialogue.
L’été dernier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert s’était fait une mauvaise publicité auprès de la filière bio, après avoir annoncé que l’État concentrerait ses subsides sur les aides à la conversion à la bio (cinq premières années), et qu’il cessait de financer les aides au maintien, qui prennent le relais de l’aide à la conversion.
«L’annonce qu’il vient de faire, le 5 avril, pourrait le réconcilier avec la filière. Confirmant une information du Figaro, le ministère de l’Agriculture a annoncé un budget de 1,1 milliard d’euros, issus de fonds français et européens, pour soutenir les filières bio sur la période 2018-2022».
Une promesse de 220 millions d’euros par an
La Fédération nationale des agriculteurs bio (Fnab), qui demandait 800 millions d’euros sur la période 2018-2020 a réagi positivement à cette annonce : «Nous ne pouvons que nous réjouir de ces annonces que nous appelions de nos voeux depuis maintenant un an et qui sont à la hauteur des enjeux», annonce-t-elle dans un communiqué le 5 avril.
En promettant 220 millions d’euros par an, Stéphane Travert annonce en effet un budget en hausse par rapport celui de l’ancien ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui avait mis sur la table 160 millions d’euros par an, sur la période 2014-2020.
«Dans le détail, c’est d’abord l’État qui va doubler son effort budgétaire, assure-t-on au cabinet du ministère, pour porter les fonds alloués à 40 millions d’euros par an. De même, les fonds européens vont être portés à 126 millions d’euros par an».
Des questions sur l’origine des fonds
Le doublement des fonds d’État surprend les Régions de France, qui estiment que ce budget n’a pas été prévu dans la dernière loi de finances. De la même façon, l’origine des fonds européens laisse perplexe les parties prenantes, les Régions, mais aussi la Fnab.
«Sur la période de programmation budgétaire 2014-2020 de la Pac, la France avait consommé trop rapidement les fonds européens prévus pour financer les aides du second pilier de la Pac. Cela concerne à la fois les indemnités compensatoires de handicap naturel (ICHN), l’assurance récolte, les aides à la bio et les mesures agroenvironnementales. Le manque budgétaire était évalué entre 1 et 2 milliards d’euros par le ministère».
Pour continuer de payer les aides promises aux producteurs, un transfert d’environ 650 millions d’euros du premier pilier de la Pac (aides directes à la production) vers le second avait été annoncé en juillet dernier, qui devait financer à la fois l’ICHN, l’assurance récolte, les MAEC et la bio. «Nous voulons savoir si c’est bien cet argent qui sera attribué en totalité à la bio», demande la Fnab.
«L’annonce qu’il vient de faire, le 5 avril, pourrait le réconcilier avec la filière. Confirmant une information du Figaro, le ministère de l’Agriculture a annoncé un budget de 1,1 milliard d’euros, issus de fonds français et européens, pour soutenir les filières bio sur la période 2018-2022».
Une promesse de 220 millions d’euros par an
La Fédération nationale des agriculteurs bio (Fnab), qui demandait 800 millions d’euros sur la période 2018-2020 a réagi positivement à cette annonce : «Nous ne pouvons que nous réjouir de ces annonces que nous appelions de nos voeux depuis maintenant un an et qui sont à la hauteur des enjeux», annonce-t-elle dans un communiqué le 5 avril.
En promettant 220 millions d’euros par an, Stéphane Travert annonce en effet un budget en hausse par rapport celui de l’ancien ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui avait mis sur la table 160 millions d’euros par an, sur la période 2014-2020.
«Dans le détail, c’est d’abord l’État qui va doubler son effort budgétaire, assure-t-on au cabinet du ministère, pour porter les fonds alloués à 40 millions d’euros par an. De même, les fonds européens vont être portés à 126 millions d’euros par an».
Des questions sur l’origine des fonds
Le doublement des fonds d’État surprend les Régions de France, qui estiment que ce budget n’a pas été prévu dans la dernière loi de finances. De la même façon, l’origine des fonds européens laisse perplexe les parties prenantes, les Régions, mais aussi la Fnab.
«Sur la période de programmation budgétaire 2014-2020 de la Pac, la France avait consommé trop rapidement les fonds européens prévus pour financer les aides du second pilier de la Pac. Cela concerne à la fois les indemnités compensatoires de handicap naturel (ICHN), l’assurance récolte, les aides à la bio et les mesures agroenvironnementales. Le manque budgétaire était évalué entre 1 et 2 milliards d’euros par le ministère».
Pour continuer de payer les aides promises aux producteurs, un transfert d’environ 650 millions d’euros du premier pilier de la Pac (aides directes à la production) vers le second avait été annoncé en juillet dernier, qui devait financer à la fois l’ICHN, l’assurance récolte, les MAEC et la bio. «Nous voulons savoir si c’est bien cet argent qui sera attribué en totalité à la bio», demande la Fnab.