Charolais de Bourgogne
La viande régionale prend sa marque dans la Nièvre
Le 28 janvier la ferme du Marault a vu naître une dynamique, celle des acteurs de la filière charolaise, des producteurs jusqu'aux distributeurs. La promotion du Charolais de Bourgogne auprès des consommateurs de la région entre dans une nouvelle phase. Avec l'obtention d'une Indication géographique protégée en toile de fond.
Comment proposer de la viande d'origine régionale aux consommateurs locaux, que ce soit à travers les boucheries, la restauration ou les grandes surfaces. C'est la question à laquelle ont tenté de répondre les responsables interconsulaires (Agriculture, Commerce et industrie, Métiers et artisanat), la semaine dernière au Marault, en présence de quelques restaurateurs, représentants d'enseignes de supermarchés, de grossistes, des responsables d'Interbev Bourgogne dont Jean-Pierre Fleury, d'éleveurs et de gestionnaires de restaurants scolaires. Les Chambres, accompagnées par les petits fours à base de charolais de l'Association des Toques Nivernaises, ont voulu frapper un grand coup médiatique. Et engager un processus de promotion des circuits courts dans la Nièvre auprès de tous ses acteurs.
[INTER]Une marque régionale[inter]
àric Bertrand, le président de la Chambre d'agriculture, a rappelé la genèse de cette opération, en expliquant les liens noués avec une association, «Charolais de Bourgogne», créée en 1998 au moment de la crise de la vache folle, et qui est aujourd'hui devenue une véritable marque régionale. L'idée de départ était de développer l'engagement des éleveurs dans les signes officiels de qualité et de communiquer sur l'origine et la race, à travers une future IGP. Charolais de Bourgogne se situe aujourd'hui au milieu du gué. Elle a rempli sa première mission en réunissant 1550 éleveurs bourguignons dont (seulement) 173 dans la Nièvre ; mais le département est connu pour ne pas entretenir de tradition d'engraissement. [I]«Beaucoup d'éleveurs ne sont pourtant pas si éloignés que cela des contraintes du cahier des charges imparti par la marque»[i] a assuré àric Bertrand. Les éleveurs intéréssés peuvent s'adresser à leurs groupements de producteurs ou à l'ADPA (03 86 84 24 87) s'ils souhaitent adhérer à la démarche. La marque garantit une viande issue de la race charolaise et d'origine Bourgogne. Elle est contrôlée par un organisme certificateur externe, SGS, qui s'appuie sur le cahier des charges Interbev V.B.F. 98-02. Côté distribution, Carrefour Marzy et Auchan Clamecy ainsi que les grossistes Watterlot viandes, Sicavyl Viandes du Nivernais et Bigard les Laumes proposent du Charolais de Bourgogne dans le département. L'objectif affiché par les intervenants est bien d'accroître ces possibilités d'approvisionnement offertes aux consommateurs locaux.
[INTER]100 animaux par semaine[inter]
Au niveau régional, Charolais de Bourgogne s'appuie sur cinq chevilles (Sicavyl, Sicarev, Bigard, Charollais viandes et Clavière viandes) et 36 distributeurs actifs, et notamment de nombreuses grandes et moyennes surfaces de différentes enseignes, dont 18 en Bourgogne, 12 dans le Sud-Est, et le reste à Paris et dans le Nord et l'Est. Le volume commercialisé avoisine les 5 000 carcasses, soit 1 000 tonnes d'équivalent carcasses ou encore 100 animaux par semaine. Les animaux [I]«bien de chez nous»[i] sont collectés par
six organisations de producteurs (Gecsel, Bourgogne élevage, Charolais Horizon, Cialyn, Elvea 71 et Elvea 21-89) sur une aire géographique qui couvre la Nièvre et la Saône-et-Loire, le tiers de la Côte d'Or ainsi que certaines zones de l'Yonne, du Cher, de l'Allier, de la Loire, du Rhône et de l'Ain. C'est sur cette base, soit
1 573 communes couvertes, que Charolais de Bourgogne se fixe sa deuxième mission: l'obtention d'un signe officiel de qualité, une Indication géographique protégée (IGP) à côté des appellations d'origine et autre label rouge. [I]«C'est une façon de protéger notre savoir-faire traditionnel en lien avec le territoire»[i] s'enthousiasme Dominique Vaizand, le président de l'Association. Le dossier a déjà été déposé en 2002 à l'Inao et redéposé en septembre dernier. La commission d'enquête n'a plus qu'à se prononcer.
[INTER]Une marque régionale[inter]
àric Bertrand, le président de la Chambre d'agriculture, a rappelé la genèse de cette opération, en expliquant les liens noués avec une association, «Charolais de Bourgogne», créée en 1998 au moment de la crise de la vache folle, et qui est aujourd'hui devenue une véritable marque régionale. L'idée de départ était de développer l'engagement des éleveurs dans les signes officiels de qualité et de communiquer sur l'origine et la race, à travers une future IGP. Charolais de Bourgogne se situe aujourd'hui au milieu du gué. Elle a rempli sa première mission en réunissant 1550 éleveurs bourguignons dont (seulement) 173 dans la Nièvre ; mais le département est connu pour ne pas entretenir de tradition d'engraissement. [I]«Beaucoup d'éleveurs ne sont pourtant pas si éloignés que cela des contraintes du cahier des charges imparti par la marque»[i] a assuré àric Bertrand. Les éleveurs intéréssés peuvent s'adresser à leurs groupements de producteurs ou à l'ADPA (03 86 84 24 87) s'ils souhaitent adhérer à la démarche. La marque garantit une viande issue de la race charolaise et d'origine Bourgogne. Elle est contrôlée par un organisme certificateur externe, SGS, qui s'appuie sur le cahier des charges Interbev V.B.F. 98-02. Côté distribution, Carrefour Marzy et Auchan Clamecy ainsi que les grossistes Watterlot viandes, Sicavyl Viandes du Nivernais et Bigard les Laumes proposent du Charolais de Bourgogne dans le département. L'objectif affiché par les intervenants est bien d'accroître ces possibilités d'approvisionnement offertes aux consommateurs locaux.
[INTER]100 animaux par semaine[inter]
Au niveau régional, Charolais de Bourgogne s'appuie sur cinq chevilles (Sicavyl, Sicarev, Bigard, Charollais viandes et Clavière viandes) et 36 distributeurs actifs, et notamment de nombreuses grandes et moyennes surfaces de différentes enseignes, dont 18 en Bourgogne, 12 dans le Sud-Est, et le reste à Paris et dans le Nord et l'Est. Le volume commercialisé avoisine les 5 000 carcasses, soit 1 000 tonnes d'équivalent carcasses ou encore 100 animaux par semaine. Les animaux [I]«bien de chez nous»[i] sont collectés par
six organisations de producteurs (Gecsel, Bourgogne élevage, Charolais Horizon, Cialyn, Elvea 71 et Elvea 21-89) sur une aire géographique qui couvre la Nièvre et la Saône-et-Loire, le tiers de la Côte d'Or ainsi que certaines zones de l'Yonne, du Cher, de l'Allier, de la Loire, du Rhône et de l'Ain. C'est sur cette base, soit
1 573 communes couvertes, que Charolais de Bourgogne se fixe sa deuxième mission: l'obtention d'un signe officiel de qualité, une Indication géographique protégée (IGP) à côté des appellations d'origine et autre label rouge. [I]«C'est une façon de protéger notre savoir-faire traditionnel en lien avec le territoire»[i] s'enthousiasme Dominique Vaizand, le président de l'Association. Le dossier a déjà été déposé en 2002 à l'Inao et redéposé en septembre dernier. La commission d'enquête n'a plus qu'à se prononcer.