La Bourgogne Franche-Comté au SIA 2016
La Région mobilisée aux côtés des agriculteurs
Pour la traditionnelle journée de la Bourgogne Franche-Comté, la présidente Marie-Guite Dufay, accompagnée par Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture BFC, a rencontré les principaux acteurs des filières, éleveurs, céréaliers, producteurs locaux et viticulteurs, sur le salon et sur l’espace régional, où elle a rappelé ses engagement pour le développement de l’agriculture régionale et le soutien aux producteurs malmenés par la crise.
«Je trouve monstrueux que les agriculteurs ne puissent pas vivre décemment de leur revenu», dès le début de cette matinée consacrée à la Région Bourgogne Franche-Comté, le ton était donné par sa présidente Marie-Guite Dufay, qui a lancé un certain nombre d’annonces et d’engagements tout au long des visites des stands des races bovines et équines, et après s’être attardée un moment sur celui de l’Odyssée du Végétal.
Tout en annonçant «un système de bonification» pour les intendances des lycées qui se fourniraient en produits locaux et de proximité, la présidente de Région a insisté sur la nécessité de travailler en filières afin que l’offre suive la demande. Sans oublier de préciser «que toutes les solutions ne passent pas par les circuits courts». La qualité doit être l’étendard des productions agricoles de la Région et un facteur de bien vivre pour les agriculteurs.
Marie-Guite Dufay s’est aussi déclarée prête à plaider au niveau européen la cause de la Bourgogne Franche-Comté, en saisissant l’opportunité de la clause de revoyure de la PAC en 2017. Toutes les régions étant par ailleurs décidées à monter aussi aux créneaux de la forteresse européenne afin d’aboutir à une vraie simplification des normes. Solidaire des agriculteurs en crise, la présidente de région proposera à l’assemblée régionale d’activer le fonds de solidarité, mais elle compte aussi mener avec les filières un important travail de réflexion permettant de dégager des solutions pérennes au marasme actuel.
Coopérer pour mieux avancer ensemble vers des solutions pérennes
Lors de la réception officielle qui a suivi la visite marathon du salon, Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture BFC a dénoncé toute tentative de récupération ou toute surenchère : «on entend beaucoup c’est la faute à... Si les solutions étaient simples, elles auraient été mises en œuvre depuis longtemps», il reste maintenant à mettre tout en oeuvre pour éviter le «découragement absolu des agriculteurs» pris dans l’étau de la complexité administrative, du manque de revenu, de campagnes de dénigrement à répétition... Face à cela «les acteurs essentiels que sont la collectivité régionale, le conseil départemental et la représentation agricole ont du pain sur la planche» pour que les agriculteurs «soient encore là demain, acteurs incontournables d’un territoire rural vivant».
Propos repris en écho par Marie-Guite Dufay, considérant comme «anormal que dans notre système de pensée français on ne prenne pas suffisamment en compte l’apport des agriculteurs à l’environnement, aux territoires et à l’économie locale». Annonçant que «départements et région sont prêts à travailler ensemble», la présidente de région fait sienne «les valeurs de la coopération qui doivent irriguer tous les actes que nous allons poser ensemble». Premier acte symbolique de cette coopération, la président de région a signé trois chartes avec les jeunes agriculteurs, au profit de l’installation, de la préservation du foncier agricole et de la promotion du «manger local».
Tout en annonçant «un système de bonification» pour les intendances des lycées qui se fourniraient en produits locaux et de proximité, la présidente de Région a insisté sur la nécessité de travailler en filières afin que l’offre suive la demande. Sans oublier de préciser «que toutes les solutions ne passent pas par les circuits courts». La qualité doit être l’étendard des productions agricoles de la Région et un facteur de bien vivre pour les agriculteurs.
Marie-Guite Dufay s’est aussi déclarée prête à plaider au niveau européen la cause de la Bourgogne Franche-Comté, en saisissant l’opportunité de la clause de revoyure de la PAC en 2017. Toutes les régions étant par ailleurs décidées à monter aussi aux créneaux de la forteresse européenne afin d’aboutir à une vraie simplification des normes. Solidaire des agriculteurs en crise, la présidente de région proposera à l’assemblée régionale d’activer le fonds de solidarité, mais elle compte aussi mener avec les filières un important travail de réflexion permettant de dégager des solutions pérennes au marasme actuel.
Coopérer pour mieux avancer ensemble vers des solutions pérennes
Lors de la réception officielle qui a suivi la visite marathon du salon, Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture BFC a dénoncé toute tentative de récupération ou toute surenchère : «on entend beaucoup c’est la faute à... Si les solutions étaient simples, elles auraient été mises en œuvre depuis longtemps», il reste maintenant à mettre tout en oeuvre pour éviter le «découragement absolu des agriculteurs» pris dans l’étau de la complexité administrative, du manque de revenu, de campagnes de dénigrement à répétition... Face à cela «les acteurs essentiels que sont la collectivité régionale, le conseil départemental et la représentation agricole ont du pain sur la planche» pour que les agriculteurs «soient encore là demain, acteurs incontournables d’un territoire rural vivant».
Propos repris en écho par Marie-Guite Dufay, considérant comme «anormal que dans notre système de pensée français on ne prenne pas suffisamment en compte l’apport des agriculteurs à l’environnement, aux territoires et à l’économie locale». Annonçant que «départements et région sont prêts à travailler ensemble», la présidente de région fait sienne «les valeurs de la coopération qui doivent irriguer tous les actes que nous allons poser ensemble». Premier acte symbolique de cette coopération, la président de région a signé trois chartes avec les jeunes agriculteurs, au profit de l’installation, de la préservation du foncier agricole et de la promotion du «manger local».
Six premiers axes de travail pour la région
- Dans l’urgence, mobiliser les garanties de la région pour faire face aux besoins de trésorerie.
- Lancer rapidement un audit des filières en lien avec la profession, pour identifier les mesures structurelles permettant de débloquer les situations de crise et d’accompagner la modernisation des exploitations.
- Dynamiser les circuits courts et les achats de productions locales en incitant notamment les lycéees à privilégier les approvisionnements locaux.
- Impulser une démarche collective régionale pour préserver les terres agricoles.
- Préparer la clause de revoyure des fonds européens pour tenir compte des difficultés des producteurs et augmenter les financements de l’agriculture bio.
- Accélérer avec l’ensemble des régions, le lobbying auprès de l’Etat et de l’Union européenne pour simplifier les normes.
- Lancer rapidement un audit des filières en lien avec la profession, pour identifier les mesures structurelles permettant de débloquer les situations de crise et d’accompagner la modernisation des exploitations.
- Dynamiser les circuits courts et les achats de productions locales en incitant notamment les lycéees à privilégier les approvisionnements locaux.
- Impulser une démarche collective régionale pour préserver les terres agricoles.
- Préparer la clause de revoyure des fonds européens pour tenir compte des difficultés des producteurs et augmenter les financements de l’agriculture bio.
- Accélérer avec l’ensemble des régions, le lobbying auprès de l’Etat et de l’Union européenne pour simplifier les normes.