La région continue d’attirer
Du 9 au 13 mars, le vignoble bourguignon a vécu au rythme des Grands Jours de Bourgogne. Cette 18ᵉ édition a confirmé le statut de cet événement comme l’un des grands rendez-vous mondiaux des professionnels du vin. Pendant cinq jours, dégustations et rencontres se sont succédé de Chablis à la Côte chalonnaise, en passant par la Côte de Nuits, la Côte de Beaune et le Mâconnais.
Le principe des Grands Jours de Bourgogne reste inchangé et continue de séduire : aller au plus près des appellations et des producteurs. 13 dégustations itinérantes permettaient aux visiteurs de parcourir les territoires viticoles bourguignons et de découvrir leurs vins directement au contact des domaines et maisons participants. Avec à la clé un record : plus de 1 070 exposants mobilisés pour présenter leurs cuvées et échanger avec les professionnels présents. La fréquentation confirme l’attrait de l’événement. Plus de 2 700 visiteurs professionnels s’étaient inscrits, parmi lesquels 128 journalistes issus de 26 pays. Signe fort du rayonnement international de la manifestation : 60 % des visiteurs venaient de l’étranger, représentant au total 60 pays différents. Le 11 mars, on a compté 1 500 visiteurs à Gevrey-Chambertin, 1 300 pour la côte de Nuits ou encore 900 au Clos-Vougeot. C'était similaire en Saône-et-Loire du côté de Mâcon, de la Côte chalonnaise, du Couchois et des Maranges. « Nous avons essayé d’aller plus loin dans notre engagement environnemental avec la première tentative de récupérer les bouteilles vides pour les nettoyer et réemployer », affirmait Raphaël Dubois, président de l’association organisant les Grands jours. 700 bouteilles ont ainsi été remises dans le circuit, rien qu’à Chablis.
Le centre du monde viticole
Cette diversité internationale s’illustrait particulièrement dans l’origine des délégations présentes. Les pays européens restent largement représentés, avec notamment l’Italie, la Belgique, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni. Mais les marchés plus lointains continuent de répondre présents. Les États-Unis, la Chine, le Japon et le Canada figurent parmi les visiteurs fidèles de l’événement, confirmant l’intérêt constant de ces marchés pour les vins de Bourgogne. Parmi les pays émergents, le Brésil se distinguait par une présence notable, témoignant de l’élargissement progressif de l’audience internationale de la manifestation. La répartition par continent reflétait cette ouverture. L’Europe dominait largement avec plus des trois quarts des visiteurs inscrits, mais l’Asie et l’Amérique étaient également bien représentées, avec respectivement 356 et 231 participants. Des professionnels d’Océanie et même d’Afrique avaient également fait le déplacement, illustrant l’ampleur du réseau international mobilisé autour de l’événement. Lors de la conférence de presse du 11 mars, de nombreux journalistes internationaux revêtaient les casques pour une traduction simultanée ou utilisaient leurs smartphones pour traduire les chiffres du dossier de presse. Seule ombre au tableau, l’annulation de visiteurs venant ou passant par l’aéroport de Dubaï, à l’image de la délégation australienne, déplorait Raphaël Dubois. Au-delà des chiffres, cette édition a surtout mis en lumière l’implication des vignerons et des maisons bourguignonnes. Sur chaque site de dégustation, producteurs et équipes se sont mobilisés pour accueillir les visiteurs, présenter leurs millésimes et faire découvrir la diversité des terroirs. Une dynamique qui, édition après édition, renforce la place des Grands Jours de Bourgogne parmi les rendez-vous incontournables du calendrier professionnel.