Les productions végétales au Salon de l’agriculture à Paris
La Région à l’écoute des problématiques grandes cultures
Les représentants grandes cultures de la FRSEA et les responsables professionnels de l’AGPB se sont entretenus avec Marie-Guite Dufay sur la nécessité de prendre des mesures d’urgence supplémentaires, compte-tenu des difficultés économiques récurrentes, rencontrées par nombre d’exploitations céréalières des zones intermédiaires.
Les années se suivent et se ressemblent malheureusement pour les grandes cultures, où nombre d’exploitations se trouvent en grande difficulté et peinent à sortir d’une situation qui perdure depuis 2013, les résultats de 2017 -encore hétérogènes- n’ayant pas permis de compenser les pertes accumulées au fil des «années noires». Ce n’est pas la première fois que Marie-Guite Dufay est accueillie lors du salon de l’agriculture, sur le stand de l’Odyssée du Végétal, pour un tour d’horizon de l’actualité économique des grandes cultures. Et cette année encore, cette visite a été l’occasion de dresser un panorama national et régional de la situation des producteurs, dans les zones les moins favorisées de l’hexagone, Bourgogne-Franche-Comté comprise.
En arrière plan de cet état des lieux, les représentants professionnels ont rappelé que certaines décisions européennes et la ré-orientation des aides compensatoires pénalisent les zones intermédiaires. Des zones, où la taille des exploitations se justifie par une moindre productivité. Lors de cette rencontre la FRSEA représentée par Frédéric Perrot et les grandes cultures régionales par Jacques de Loisy, ont évoqué les avancées susceptibles «de redonner de l’espoir aux exploitations Scop» et de redresser les trésoreries.Philippe Pinta, président de l’AGPB, éric Thirouin (secrétaire général de l’AGPB et de la FNSEA) et Philippe Dubief, de Passion Céréales, sont également intervenus. Les responsables professionnels BFC ont mis cette heure d’entretien à profit pour rappeler les actions développées au travers de Blé Objectif Protéines (Bop) et du dossier R3, pour répondre aux défis de productivité et de compétitivité posés aux céréaliers de Bourgogne-Franche-Comté. Des dossiers menés en partenariat avec des organismes stockeurs, des OPA, l’enseignement supérieur et coordonnés par Arvalis-Institut du végétal, qui témoignent de la volonté des producteurs de prendre leur destin en main. Ce fut aussi l’occasion de reconnaître l’implication de la Région au travers du PRDA, programme régional pour le développement agricole, qui instaure des dispositifs sur l’expérimentation, le conseil et le développement de cultures et de systèmes de culture pour l’alimentation humaine et animale, répondant aux attentes en matière de performance environnementale et de santé.
La FRSEA BFC et les administrateurs AGPB ont toutefois souligné la nécessité d’envisager des actions complémentaires, en essayant de «pousser» certains dossiers comme la gestion des risques et certaines aides ciblées à l’hectare (de type MAE environnementales). Si ces actions n’ont pas été retenues par la Région, du fait de son cadre d’intervention, sa présidente, Marie-Guite Dufay, a reçu favorablement les propositions formulées par les professionnels, concernant certains investissements comme le stockage à la ferme, le plan protéine, le développement des filières locales viande blanche, l’adaptation aux changements climatiques... à la fin de cette rencontre, Jacques de Loisy s’estimait satisfait de l’écoute de la région et de ses bonnes dispositions par rapport aux propositions présentées. La Région, consciente qu’il y a urgence à intervenir, a en effet «ouvert des perspectives dans de cadre de contrats de filière pour le stockage de l’eau, des céréales à la ferme et/ou chez les Os, de dynamisation des filières viande blanches» sur la base des résultats des audits d’exploitation.
En arrière plan de cet état des lieux, les représentants professionnels ont rappelé que certaines décisions européennes et la ré-orientation des aides compensatoires pénalisent les zones intermédiaires. Des zones, où la taille des exploitations se justifie par une moindre productivité. Lors de cette rencontre la FRSEA représentée par Frédéric Perrot et les grandes cultures régionales par Jacques de Loisy, ont évoqué les avancées susceptibles «de redonner de l’espoir aux exploitations Scop» et de redresser les trésoreries.Philippe Pinta, président de l’AGPB, éric Thirouin (secrétaire général de l’AGPB et de la FNSEA) et Philippe Dubief, de Passion Céréales, sont également intervenus. Les responsables professionnels BFC ont mis cette heure d’entretien à profit pour rappeler les actions développées au travers de Blé Objectif Protéines (Bop) et du dossier R3, pour répondre aux défis de productivité et de compétitivité posés aux céréaliers de Bourgogne-Franche-Comté. Des dossiers menés en partenariat avec des organismes stockeurs, des OPA, l’enseignement supérieur et coordonnés par Arvalis-Institut du végétal, qui témoignent de la volonté des producteurs de prendre leur destin en main. Ce fut aussi l’occasion de reconnaître l’implication de la Région au travers du PRDA, programme régional pour le développement agricole, qui instaure des dispositifs sur l’expérimentation, le conseil et le développement de cultures et de systèmes de culture pour l’alimentation humaine et animale, répondant aux attentes en matière de performance environnementale et de santé.
La FRSEA BFC et les administrateurs AGPB ont toutefois souligné la nécessité d’envisager des actions complémentaires, en essayant de «pousser» certains dossiers comme la gestion des risques et certaines aides ciblées à l’hectare (de type MAE environnementales). Si ces actions n’ont pas été retenues par la Région, du fait de son cadre d’intervention, sa présidente, Marie-Guite Dufay, a reçu favorablement les propositions formulées par les professionnels, concernant certains investissements comme le stockage à la ferme, le plan protéine, le développement des filières locales viande blanche, l’adaptation aux changements climatiques... à la fin de cette rencontre, Jacques de Loisy s’estimait satisfait de l’écoute de la région et de ses bonnes dispositions par rapport aux propositions présentées. La Région, consciente qu’il y a urgence à intervenir, a en effet «ouvert des perspectives dans de cadre de contrats de filière pour le stockage de l’eau, des céréales à la ferme et/ou chez les Os, de dynamisation des filières viande blanches» sur la base des résultats des audits d’exploitation.
L’audit d’exploitation : une chance à saisir pour y voir plus clair
Les audits permettent de proposer un accompagnement individuel à tout agriculteur en questionnement sur son avenir, son activité, ses perspectives de développement, ses marges de manoeuvre. L’audit est un outil simple, clair et accessible à tous (subventionné par le Conseil régional BFC ) qui permet de «remettre le nord sur la boussole», c’est un levier de progrès... une chance à saisir pour prendre du recul et bénéficier d’un regard neuf et d’un accompagnement extérieur à l’entreprise agricole, dans une dynamique d’échange, d’écoute, d’adaptation au contexte spécifique de l’exploitation. C’est aussi un outil essentiel de la politique régionale, au service du soutien et du développement de toutes les agricultures et de tous les producteurs. Les Chambres d’agriculture, au travers de l’engagement de la Chambre régionale BFC sont à la manœuvre, mais l’agriculteur conserve à tout moment l’initiative et reste maître du jeu . C’est aussi une technique éprouvée depuis 20 ans, qui permet de localiser les forces et les faiblesses d’une entreprise agricole, et d’évaluer la pertinence de nouvelles options stratégiques en réflexion.