Précisons
La « Reconquête Ovine » par marcel COTTIN, président de la section ovine de la FDSEA
[G]Marcel, que vous a inspiré cette assemble générale à Paris ?[g]Cela a été un moment fort pour la production ovine qui, après une marginalisation de plusieurs années au sein de la PAC, retrouve un peu de dignité. C'est aussi la satisfaction pour l'ensemble du réseau de la FNO de voir aboutir des revendications auxquelles étaient conditionnées l'avenir de l'élevage ovin. Malgré tout, il nous faut désormais rapidement préparer l'horizon 2013 et se préoccuper de la manière dont les producteurs et la filière généreront à court terme de la valeur ajoutée. C'est là que se trouve la clé du revenu. C'est d'ailleurs l'objet du projet de « Reconquête Ovine » initié par la FNO et tout le réseau syndical.
[G]Justement, à propos de ce projet, dîtes en nous un peu plus ...[g]
L'objectif principal est d'apporter le plus rapidement possible des réponses aux éleveurs d'un point de vue technico-économique. Rénover les outils et méthodes de conseil, diffuser les avancées techniques aux éleveurs, mettre en place un véritable réseau d'échanges et d'information est aujourd'hui indispensable. Trop d'éleveurs « naviguent aujourd'hui à vue » du fait d'une approche technico-économique insuffisamment pertinente de leur exploitation. Dans le contexte que nous connaissons actuellement, réduire les coûts de production et améliorer l'efficacité du travail est primordial. Il nous faut donc pour répondre à ces défis, redynamiser le conseil technique aux producteurs. Nous serons moteurs, en partenariat avec la chambre d'agriculture sur cette problématique.
[G]Et sur l'aspect « prix » ?[g]Sur ce sujet deux axes de travail émergent. Le premier concerne la structuration de la filière, le second la valorisation des produits et co-produits ovins. Le fait est qu'aujourd'hui au sein des filières les éleveurs ne sont plus les seuls à être économiquement fragiles. L'ensemble des opérateurs rencontrent des difficultés ce qui doit nous amener à réfléchir à une restructuration en profondeur de celles-ci pour les consolider et les adapter aux réalités des marchés. De même la question de la gestion des volumes et de l'offre doit être traitée avec attention dans le but de rééquilibrer les rapports de force, entre la production et la distribution notamment. Adapter l'offre à la demande pour limiter les fluctuations de prix est un enjeu majeur. De même la question de la répartition des marges au sein des filières est à prendre en compte. Aussi au-delà de la gestion de l'offre, il convient de l'adapter à la demande. Cela passe par une valorisation des co-produits, une mise à plat nécessaire des signes officiels de qualité pour une meilleure lisibilité de l'offre et également par l'étiquetage obligatoire de l'origine des produits. Les garanties sanitaires de nos productions sont aujourd'hui bafouées par l'invasion massive de nos linéaires par le chilled Néo-Zélandais. Il faut juste savoir qu'un agneau Néo-Zélandais lorsqu'il arrive sur nos étals à vécu « plus longtemps mort que vivant ». Et c'est malheureusement ce type de produit qui nous concurrence directement. Là dessus, la FNO exerce un lobbying intense auprès de la commission pour qu'évolue la réglementation intra-communautaire. De même, « secouer » les puces à nos GMS sur ce sujet paraît indispensable. Mais ceci intègre un projet de reconquête global, sur lequel il nous faudra à court terme s'investir. J'invite donc l'ensemble des éleveurs ovins de la Nièvre à se joindre à nous pour ce combat. La tâche est rude, mais je crois sincèrement que les moutonniers ont besoin d'une structure forte et reconnue pour avancer. Nous travaillons avec ambition au sein de la section ovine de la FDSEA. Sachons réellement nous donner les moyens d'avancer car la pérennité des exploitations en dépend.
[G]Justement, à propos de ce projet, dîtes en nous un peu plus ...[g]
L'objectif principal est d'apporter le plus rapidement possible des réponses aux éleveurs d'un point de vue technico-économique. Rénover les outils et méthodes de conseil, diffuser les avancées techniques aux éleveurs, mettre en place un véritable réseau d'échanges et d'information est aujourd'hui indispensable. Trop d'éleveurs « naviguent aujourd'hui à vue » du fait d'une approche technico-économique insuffisamment pertinente de leur exploitation. Dans le contexte que nous connaissons actuellement, réduire les coûts de production et améliorer l'efficacité du travail est primordial. Il nous faut donc pour répondre à ces défis, redynamiser le conseil technique aux producteurs. Nous serons moteurs, en partenariat avec la chambre d'agriculture sur cette problématique.
[G]Et sur l'aspect « prix » ?[g]Sur ce sujet deux axes de travail émergent. Le premier concerne la structuration de la filière, le second la valorisation des produits et co-produits ovins. Le fait est qu'aujourd'hui au sein des filières les éleveurs ne sont plus les seuls à être économiquement fragiles. L'ensemble des opérateurs rencontrent des difficultés ce qui doit nous amener à réfléchir à une restructuration en profondeur de celles-ci pour les consolider et les adapter aux réalités des marchés. De même la question de la gestion des volumes et de l'offre doit être traitée avec attention dans le but de rééquilibrer les rapports de force, entre la production et la distribution notamment. Adapter l'offre à la demande pour limiter les fluctuations de prix est un enjeu majeur. De même la question de la répartition des marges au sein des filières est à prendre en compte. Aussi au-delà de la gestion de l'offre, il convient de l'adapter à la demande. Cela passe par une valorisation des co-produits, une mise à plat nécessaire des signes officiels de qualité pour une meilleure lisibilité de l'offre et également par l'étiquetage obligatoire de l'origine des produits. Les garanties sanitaires de nos productions sont aujourd'hui bafouées par l'invasion massive de nos linéaires par le chilled Néo-Zélandais. Il faut juste savoir qu'un agneau Néo-Zélandais lorsqu'il arrive sur nos étals à vécu « plus longtemps mort que vivant ». Et c'est malheureusement ce type de produit qui nous concurrence directement. Là dessus, la FNO exerce un lobbying intense auprès de la commission pour qu'évolue la réglementation intra-communautaire. De même, « secouer » les puces à nos GMS sur ce sujet paraît indispensable. Mais ceci intègre un projet de reconquête global, sur lequel il nous faudra à court terme s'investir. J'invite donc l'ensemble des éleveurs ovins de la Nièvre à se joindre à nous pour ce combat. La tâche est rude, mais je crois sincèrement que les moutonniers ont besoin d'une structure forte et reconnue pour avancer. Nous travaillons avec ambition au sein de la section ovine de la FDSEA. Sachons réellement nous donner les moyens d'avancer car la pérennité des exploitations en dépend.