FNO
La « reconquête ovine », clé de voûte du revenu
L'assemblée générale de la Fédération Nationale Ovine s'est tenue le 16 avril dernier à Paris en présence de Marcel COTTIN, Rémi ALIBERT et Joëlle GIRARD, délégués de la section ovine de la FDSEA. Alors que les orientations du bilan de santé de la PAC redonnent un peu de baume au cœur des éleveurs ovins, la FNO et son réseau œuvrent d'ores et déjà à la mise en place d'un véritable projet économique ... sur le long terme.
« La demande de la FNO dans le cadre du bilan de santé de la PAC a toujours été accompagnée d'un projet économique ». C'est ainsi que Serge PREVERAUD, président de la FNO, conclura les débats sur le bilan de santé qui auront bien évidemment tenu une place conséquente lors de cette assemblée générale. Un bilan de santé qui aura vu la demande formulée par la FNO, et soutenue par la FNSEA, aboutir et qui aura favorisé la réorientation des crédits communautaires en faveur de l'élevage ovin à hauteur de 160 millions d'€.De même, le soutien économique aux surfaces herbagères permettra aux éleveurs de retrouver dignité après plusieurs années de marginalisation au sein de la PAC. Un bilan positif donc, face auquel « il nous faut désormais avancer pour que le mot « revenu » ait un réel sens à court terme pour tous les éleveurs ovins » précise Marcel COTTIN, président de la section ovine de la FDSEA de la Nièvre.
[INTER]Disséquer les composantes du revenu pour mener une action cohérente et performante[inter]
Trois principaux facteurs composent le revenu des éleveurs : Les soutiens, la productivité et le prix. Si le premier élément se verra renforcer d'ici 2010, il est clair que seuls les deux suivants permettront aux éleveurs de dégager de la valeur ajoutée, désormais essentielle à capter pour préparer l'après 2013 et ses probables mutations en terme de budget européen à l'agriculture. A ce titre, la FNO et son réseau entendent mettre sur pied un véritable projet technico-économique baptisé « Reconquête ovine » et basé sur deux piliers principaux que sont la technique et le prix (cf.encadré).Tous concernés, la FNO a d'ores et déjà mobilisé les chambres d'agricultures, la coopération ainsi que les instituts de recherches et les établissements de formation agricole pour prendre part à ce vaste défi à relever pour l'ensemble de la filière ovine.
[INTER]L'innovation est également essentielle[inter]
Enfin, se pose le problème des débouchés de nos productions et de leur valorisation. Trop souvent associée à une viande chère et festive, la viande d'agneau souffre aujourd'hui d'un déficit de consommation particulièrement ressenti auprès des jeunes générations. Afin de « redonner » envie au consommateur, la FNO et INTERBEV ovin ont engagé depuis maintenant deux ans, un travail commun avec les interprofessions ovines Irlandaises et britanniques afin de travailler à une nouvelle présentation de la viande ovine (attrait visuel) et à de nouveaux modes de découpe. Objectif : proposer aux consommateurs des produits correspondant aux nouveaux modes de consommation et répondant donc aux nouvelles demandes des consommateurs (plats élaborés, petites portions, préparation facilitée ...). Baptisé « Agneau Presto », ce travail auquel est associée l'école nationale des métiers de la viande, a vu l'ensemble des congressistes « déguster et savourer », et le mot est faible, quelques produits conçus par deux meilleurs ouvriers bouchers de France. Une démarche departenariat, visant à promouvoir et à développer l'offre de viande d'agneau sous cette forme sera à ce titre mise en œuvre avec la boucherie Française dans les départements, sous l'impulsion du réseau FNO.
Bref, cette assemblée générale aura donc été l'occasion pour les éleveurs ovins de savourer l'espace d'un instant, les vertus de l'union et de la solidarité pour porter une demande forte à laquelle était suspendue l'avenir de la production ovine. 160 millions d'€, c'est ce que le réseau de la FNO, et lui seul, a été arraché dans le cadre du bilan de santé de la PAC. Nous sommes aujourd'hui à mi parcours. Nécessité à la profession de se prendre en charge et d'éviter la dispersion pour tirer encore et toujours le revenu des éleveurs vers le haut.
[INTER]Disséquer les composantes du revenu pour mener une action cohérente et performante[inter]
Trois principaux facteurs composent le revenu des éleveurs : Les soutiens, la productivité et le prix. Si le premier élément se verra renforcer d'ici 2010, il est clair que seuls les deux suivants permettront aux éleveurs de dégager de la valeur ajoutée, désormais essentielle à capter pour préparer l'après 2013 et ses probables mutations en terme de budget européen à l'agriculture. A ce titre, la FNO et son réseau entendent mettre sur pied un véritable projet technico-économique baptisé « Reconquête ovine » et basé sur deux piliers principaux que sont la technique et le prix (cf.encadré).Tous concernés, la FNO a d'ores et déjà mobilisé les chambres d'agricultures, la coopération ainsi que les instituts de recherches et les établissements de formation agricole pour prendre part à ce vaste défi à relever pour l'ensemble de la filière ovine.
[INTER]L'innovation est également essentielle[inter]
Enfin, se pose le problème des débouchés de nos productions et de leur valorisation. Trop souvent associée à une viande chère et festive, la viande d'agneau souffre aujourd'hui d'un déficit de consommation particulièrement ressenti auprès des jeunes générations. Afin de « redonner » envie au consommateur, la FNO et INTERBEV ovin ont engagé depuis maintenant deux ans, un travail commun avec les interprofessions ovines Irlandaises et britanniques afin de travailler à une nouvelle présentation de la viande ovine (attrait visuel) et à de nouveaux modes de découpe. Objectif : proposer aux consommateurs des produits correspondant aux nouveaux modes de consommation et répondant donc aux nouvelles demandes des consommateurs (plats élaborés, petites portions, préparation facilitée ...). Baptisé « Agneau Presto », ce travail auquel est associée l'école nationale des métiers de la viande, a vu l'ensemble des congressistes « déguster et savourer », et le mot est faible, quelques produits conçus par deux meilleurs ouvriers bouchers de France. Une démarche departenariat, visant à promouvoir et à développer l'offre de viande d'agneau sous cette forme sera à ce titre mise en œuvre avec la boucherie Française dans les départements, sous l'impulsion du réseau FNO.
Bref, cette assemblée générale aura donc été l'occasion pour les éleveurs ovins de savourer l'espace d'un instant, les vertus de l'union et de la solidarité pour porter une demande forte à laquelle était suspendue l'avenir de la production ovine. 160 millions d'€, c'est ce que le réseau de la FNO, et lui seul, a été arraché dans le cadre du bilan de santé de la PAC. Nous sommes aujourd'hui à mi parcours. Nécessité à la profession de se prendre en charge et d'éviter la dispersion pour tirer encore et toujours le revenu des éleveurs vers le haut.