Coopérative laitière de Bourgogne (CLB)
La page est tournée...
Epilogue douloureux pour les uns, gage d’avenir pour les autres, la dernière assemblée générale de la CLB vient de mettre un point final à une histoire collective qui aura commencé en 1940. La fin de l’histoire se conclut avec la fusion absorption de la CLB par l’ULM (Union laitière de la Meuse). L’avenir des producteurs et de la production laitière de la zone doit s’en trouver assuré et conforté.
«Nous y voilà», le ton est grave et l’atmosphère pesante dans cette salle où les administrateurs et producteurs de la Coopérative laitière de Bourgogne sont venus sceller le dernier acte de la vie de leur coopérative. Au-delà du formalisme juridique, c’est une page d’histoire collective qui se tourne pour le dernier président de la coopérative, François Bethouart et les producteurs présents.
Les dernières années n’auront pas épargné ces derniers, pris dans la nasse des mauvais résultats de la CLB et de la confrontation aux prix mondiaux. Ils en sont sortis exangues.
“Petite amertume” et “grand enthousiasme”
«L’aventure se termine aujourd’hui» confirme François Bethouart, «mais il faudra plusieurs mois pour en effacer les traces». Il aura déjà fallu 18 mois pour passer du chaos économique à ce projet de fusion-absorption qui a vite pris l’allure d’une planche de salut. «C’est une opportunité pour les éleveurs laitiers, ces derniers ayant été particulièrement éprouvés ces dernières années». La page se tourne donc, ce 26 avril à Sainte-Marie-la-Blanche, avec un vote à l’unanimité et l’acceptation de la fusion avec ULM. Non sans «une petite amertume» de la part du président encore en exercice, mais pour peu de temps de la CLB, qui exprime aussi son «grand enthousiasme de commencer une nouvelle aventure», alors qu’il vient d’être élu au poste d’administrateur de l’Union laitière de la Meuse.
Dans la foulée, un comité Bourgogne est aussi élu, instance non décisionnaire mais plutôt courroie de transmission entre les instances de la coopérative de la Meuse et les producteurs de la zone Bourgogne (Sud Côte d’Or et Nord Saône et Loire).
Conserver un avenir à la production
L’année 2016, préparation de la fusion, a donc été «une année de transition, très compliquée, dans un contexte économique tendu» rappelle Emmanuel Leroy, directeur général d’ULM. La perte de collecte s’élève à 12%, le nombre des producteurs laitiers adhérents est passé de 40 à 35, le prix moyen du lait s’établissant en 2016 à 234,37€/1000 l et à 257,11 €/1000 l pour une qualité TPC réelle. Conclusion : «en 2016, le prix du lait est resté très faible». Sans commentaire.
Le travail des derniers mois a été essentiel pour «conserver un avenir à la production, procéder à la nécessaire restructuration administrative et trouver une alternative commerciale à la vente sur le marché Spot». Il était en effet important de trouver des débouchés au lait écrémé, la crème étant réservée à certains marchés et à la transformation locale.
L’augmentation de la valeur ajoutée et la conquête de nouveaux marchés passent désormais aussi par le développement de la production d’un lait garanti sans OGM, un créneau porteur sur lequel l’ULM veut se positionner en amenant les producteurs à s’y engager massivement. ULM investit sur la zone de Sainte-Marie la Blanche dans une ligne d’écrémage et de pasteurisation (un investissement estimé à 2,5 millions d’euros qui en est au stade du permis de construire et de la recherche de financements complémentaires). Autre axe de développement en lien avec une meilleure valorisation de la production laitière : le lait bio. L’ULM apporte une prime de conversion égale à 35€/1000 l, ainsi que l’accompagnement nécessaire aux éleveurs laitiers intéressés par la démarche.
«Tout reste à construire ensemble» conclut Emmanuel Leroy «pour développer et encourager une dynamique laitière de production et de transformation locale». Seul façon d’effacer le heures difficiles et surtout de reconquérir un meilleur prix pour les éleveurs de la zone CLB, durement éprouvés pendant ces deux dernières années.
Les dernières années n’auront pas épargné ces derniers, pris dans la nasse des mauvais résultats de la CLB et de la confrontation aux prix mondiaux. Ils en sont sortis exangues.
“Petite amertume” et “grand enthousiasme”
«L’aventure se termine aujourd’hui» confirme François Bethouart, «mais il faudra plusieurs mois pour en effacer les traces». Il aura déjà fallu 18 mois pour passer du chaos économique à ce projet de fusion-absorption qui a vite pris l’allure d’une planche de salut. «C’est une opportunité pour les éleveurs laitiers, ces derniers ayant été particulièrement éprouvés ces dernières années». La page se tourne donc, ce 26 avril à Sainte-Marie-la-Blanche, avec un vote à l’unanimité et l’acceptation de la fusion avec ULM. Non sans «une petite amertume» de la part du président encore en exercice, mais pour peu de temps de la CLB, qui exprime aussi son «grand enthousiasme de commencer une nouvelle aventure», alors qu’il vient d’être élu au poste d’administrateur de l’Union laitière de la Meuse.
Dans la foulée, un comité Bourgogne est aussi élu, instance non décisionnaire mais plutôt courroie de transmission entre les instances de la coopérative de la Meuse et les producteurs de la zone Bourgogne (Sud Côte d’Or et Nord Saône et Loire).
Conserver un avenir à la production
L’année 2016, préparation de la fusion, a donc été «une année de transition, très compliquée, dans un contexte économique tendu» rappelle Emmanuel Leroy, directeur général d’ULM. La perte de collecte s’élève à 12%, le nombre des producteurs laitiers adhérents est passé de 40 à 35, le prix moyen du lait s’établissant en 2016 à 234,37€/1000 l et à 257,11 €/1000 l pour une qualité TPC réelle. Conclusion : «en 2016, le prix du lait est resté très faible». Sans commentaire.
Le travail des derniers mois a été essentiel pour «conserver un avenir à la production, procéder à la nécessaire restructuration administrative et trouver une alternative commerciale à la vente sur le marché Spot». Il était en effet important de trouver des débouchés au lait écrémé, la crème étant réservée à certains marchés et à la transformation locale.
L’augmentation de la valeur ajoutée et la conquête de nouveaux marchés passent désormais aussi par le développement de la production d’un lait garanti sans OGM, un créneau porteur sur lequel l’ULM veut se positionner en amenant les producteurs à s’y engager massivement. ULM investit sur la zone de Sainte-Marie la Blanche dans une ligne d’écrémage et de pasteurisation (un investissement estimé à 2,5 millions d’euros qui en est au stade du permis de construire et de la recherche de financements complémentaires). Autre axe de développement en lien avec une meilleure valorisation de la production laitière : le lait bio. L’ULM apporte une prime de conversion égale à 35€/1000 l, ainsi que l’accompagnement nécessaire aux éleveurs laitiers intéressés par la démarche.
«Tout reste à construire ensemble» conclut Emmanuel Leroy «pour développer et encourager une dynamique laitière de production et de transformation locale». Seul façon d’effacer le heures difficiles et surtout de reconquérir un meilleur prix pour les éleveurs de la zone CLB, durement éprouvés pendant ces deux dernières années.
L’Union laitière de la Meuse
Installée à Bras-sur-Meuse cette organisation de producteurs collecte 373,80 millions de litres de lait en direction des industries de transformation, sous forme entière ou séparée (écrémage et filtration). Elle fabrique et vend du beurre aux industriels, dont la grande majorité (privés ou coopératifs) se trouvent dans le département de la Meuse. La production départementale se compose essentiellement de fromages à pâte molle : 75% du Brie de Meaux est ainsi fabriqué dans la Meuse. L’ULM emploie 119 salariés, comprend 1036 producteurs adhérents, qui représentent 692 exploitations.