Prévention
La maintenance d’une unité de méthanisation
Avant tout, il convient de rappeler les objectifs recherchés au travers des opérations de maintenance. Ils peuvent être énoncés de la façon suivante : Optimisation des moyens de production, fiabilité des équipements et pérennité de l’installation.
Ils ont pour but d’assurer une meilleure rentabilité de l’investissement du fait d’une disponibilité de l’unité de méthanisation. En les réalisant, on optimise aussi les objectifs relatifs à la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement. En effet, lorsque l’on maintient l’outil de production et ses différents éléments de sécurité (Ex : Sondes, capteurs, analyseurs, soupapes,…) en bon état de fonctionnement, on remplit aussi une grande partie des objectifs de sécurité.
Les premiers retours d’expérience provenant de visites d’installations existantes ou de sinistres illustrent le fait qu’il convient d’être plus rigoureux concernant les diverses opérations de maintenance à réaliser. En effet, il semble que certains éléments d’une unité de méthanisation ne soient pas toujours correctement suivis en termes de vérification et de maintenance. Cela peut être le cas pour :
- Les installations électriques qui doivent être vérifiées annuellement par un bureau de contrôle;
- La détection des échauffements anormaux sur les installations électriques et autres installations par thermographie infra rouge ;
- La recherche de fuite de biogaz et de biométhane ;
- Les détecteurs automatiques d’incendie qui doivent être vérifiées annuellement ;
- Les analyseurs fixes de la composition du biogaz qui doivent être contrôlés et faire l’objet d’un étalonnage par un prestataire extérieur ;
- Les capteurs fixes qui doivent être contrôlés régulièrement et faire l’objet d’un étalonnage par un prestataire extérieur;
- Le débitmètre biogaz qui doit être contrôlé et faire l’objet d’un réétalonnage annuel en usine;
- Les soupapes de sécurité qui doivent être contrôlées, éventuellement tarées et l’antigel ré-homogénéisé ou renouvelé pour celles qui présentent un risque de gel;
- Les filtres à charbon qu’il faut remplacer ;
- Les sondes de température du moteur de cogénération qui doivent être contrôlées;
- Les vidanges du moteur de cogénération;
- Les échangeurs pour les installations thermiques; (Liste non exhaustive)
Ces opérations doivent se faire conformément aux recommandations de périodicité et procédures des différents constructeurs et de l’installateur. Bien entendu à l’issue des différents contrôles, si des anomalies sont constatées, il convient de les traiter ou de les faire traiter dans les meilleurs délais. S’agissant d’une installation que l’on peut qualifier d’industrielle, il conviendrait de confier tous les niveaux de maintenance définis dans la norme à une entreprise spécialisée en étant vigilant quant aux conditions des contrats signés. Ceci dans le but de pouvoir disposer d’une installation fiable. Il conviendrait de faire en sorte que l’exploitant ne conserve que le suivi des paramètres de production.
Enfin, il semble que le poste budgétaire relatif à la maintenance ait souvent été sous évolué dans les différentes études menés avant la construction. Par conséquent, lors de la phase de projet, il faut prévoir un budget adapté à une maintenance totalement sous-traitée (Pièces et mains d’œuvre pour les maintenances préventives). En procédant de la sorte, l’expérience nous montre que l’on diminue le nombre de maintenances curatives.
Les économies que l’on croit faire en minimisant le budget relatif au contrat de maintenance, peuvent être rapidement englouties par des pannes à répétition ou importantes ayant pour conséquence une perte financière due à l’absence de production électrique et de chaleur ou d’injection de biométhane ! L’insécurité qui en découle peut entrainer aussi des conséquences humaines…
Pour conclure
Au travers des différents points évoqués ci-dessus, on constate donc que la maintenance et les vérifications régulières d’une installation de méthanisation contribuent à sa rentabilité tout en maintenant un niveau de sécurité indispensable pour la protection des personnes et des biens dans le respect de la réglementation.
Les premiers retours d’expérience provenant de visites d’installations existantes ou de sinistres illustrent le fait qu’il convient d’être plus rigoureux concernant les diverses opérations de maintenance à réaliser. En effet, il semble que certains éléments d’une unité de méthanisation ne soient pas toujours correctement suivis en termes de vérification et de maintenance. Cela peut être le cas pour :
- Les installations électriques qui doivent être vérifiées annuellement par un bureau de contrôle;
- La détection des échauffements anormaux sur les installations électriques et autres installations par thermographie infra rouge ;
- La recherche de fuite de biogaz et de biométhane ;
- Les détecteurs automatiques d’incendie qui doivent être vérifiées annuellement ;
- Les analyseurs fixes de la composition du biogaz qui doivent être contrôlés et faire l’objet d’un étalonnage par un prestataire extérieur ;
- Les capteurs fixes qui doivent être contrôlés régulièrement et faire l’objet d’un étalonnage par un prestataire extérieur;
- Le débitmètre biogaz qui doit être contrôlé et faire l’objet d’un réétalonnage annuel en usine;
- Les soupapes de sécurité qui doivent être contrôlées, éventuellement tarées et l’antigel ré-homogénéisé ou renouvelé pour celles qui présentent un risque de gel;
- Les filtres à charbon qu’il faut remplacer ;
- Les sondes de température du moteur de cogénération qui doivent être contrôlées;
- Les vidanges du moteur de cogénération;
- Les échangeurs pour les installations thermiques; (Liste non exhaustive)
Ces opérations doivent se faire conformément aux recommandations de périodicité et procédures des différents constructeurs et de l’installateur. Bien entendu à l’issue des différents contrôles, si des anomalies sont constatées, il convient de les traiter ou de les faire traiter dans les meilleurs délais. S’agissant d’une installation que l’on peut qualifier d’industrielle, il conviendrait de confier tous les niveaux de maintenance définis dans la norme à une entreprise spécialisée en étant vigilant quant aux conditions des contrats signés. Ceci dans le but de pouvoir disposer d’une installation fiable. Il conviendrait de faire en sorte que l’exploitant ne conserve que le suivi des paramètres de production.
Enfin, il semble que le poste budgétaire relatif à la maintenance ait souvent été sous évolué dans les différentes études menés avant la construction. Par conséquent, lors de la phase de projet, il faut prévoir un budget adapté à une maintenance totalement sous-traitée (Pièces et mains d’œuvre pour les maintenances préventives). En procédant de la sorte, l’expérience nous montre que l’on diminue le nombre de maintenances curatives.
Les économies que l’on croit faire en minimisant le budget relatif au contrat de maintenance, peuvent être rapidement englouties par des pannes à répétition ou importantes ayant pour conséquence une perte financière due à l’absence de production électrique et de chaleur ou d’injection de biométhane ! L’insécurité qui en découle peut entrainer aussi des conséquences humaines…
Pour conclure
Au travers des différents points évoqués ci-dessus, on constate donc que la maintenance et les vérifications régulières d’une installation de méthanisation contribuent à sa rentabilité tout en maintenant un niveau de sécurité indispensable pour la protection des personnes et des biens dans le respect de la réglementation.