La génétique du 21, c'est du costaud
Des veaux nés en Côte-d'Or se sont très bien vendus ces derniers jours, à Jalogny en race charolaise et à Casteljaloux pour la blonde d'Aquitaine.
Des prix qui témoignent de la bonne tenue des cours de la viande mais aussi et surtout, de la qualité des animaux. Voici un retour sur deux ventes aux enchères dans lesquelles des éleveurs de la Côte-d'Or se sont illustrés. Tout d'abord à Jalogny, en Saône-et-Loire, où se tenait la traditionnelle vente du GIE Synergie Charolais. Plusieurs élevages du 21 étaient de la partie et l'un d'entre eux a plus que réussi sa sortie, en l'occurrence le Gaec Mimeur de Thoisy-le-Désert. Ses deux veaux en lice ont été les 3e et 5e animaux les mieux vendus parmi les 80 de ce millésime ! La palme est revenue à Amour, acquis par le Nivernais Stéphane Berger pour 12 500 euros. Très racé, avec une morphologie au top, le futur reproducteur né près de Pouilly-en-Auxois n'a été « devancé » en termes de prix que par Vélo (né dans l'Allier et acheté par un éleveur de ce même département pour 15 800 euros) et Victorino (né dans le 71 et parti dans le 58 pour 13 200 euros). Les enchères sur Antivirus, le second veau du Gaec Mimeur, ont flirté avec les 10 000 euros : ce charolais sans corne dont le père avait été acheté à Jalogny a été raflé pour 9 800 euros par deux élevages : Éric et Agnès Millot (70) ainsi que Guillaume Mateuil (71). Le Gaec Mimeur avait déjà très bien vendu son unique veau présenté à Créancey une semaine plus tôt (Acra, veau vêlage facile et sans corne parti pour 7 000 euros en Haute-Saône chez Fabrice Chapuis et Lucas Sordet). Avec une moyenne proche de 10 000 euros pour ses trois reproducteurs, l'élevage côte-d'orien réalise sa plus belle année en station, bien que sa meilleure vente reste — de très loin — celle de 2019 avec Océan, son veau vendu 20 650 euros à Jalogny, record non battu à ce jour. Louis Mimeur, l'un des trois associés du Gaec avec Charles, son frère, et Laurent, son oncle, était forcément satisfait de ce résultat : « Nous savions que les trois veaux avaient du potentiel, ils étaient prometteurs dès la naissance c'est la raison pour laquelle nous les avions réservés pour les stations. Mais l'issue des enchères est toujours incertaine, il faut plusieurs acheteurs pour atteindre ce niveau de résultats. Alors oui, c'est une belle surprise. Merci aux éleveurs concernés pour leur confiance témoignée ! ».
Un sacré Blond
La génétique côte-d'orienne avait déjà fait parler d'elle la veille de Jalogny, le 19 février, dans une autre station, dans un autre département et dans une autre race. La SCEA de l'Épicéa, à Puits dans le Châtillonnais, avait placé en fin d'année un veau de race Blonde d'Aquitaine à la station de Casteljaloux, dans le Lot-et-Garonne. Nommé Very Good, cet animal a épaté la galerie avec ses qualités raciales exceptionnelles, sa mixité et son superbe bassin. Il a été de très loin le mieux vendu d'une série comprenant 53 veaux. L'enchère finale ? 14 300 euros ! Soit près de deux fois plus que la moyenne de la vente. Le reproducteur a rejoint la SARL Arsicaud en Charente-Maritime, l'un des plus gros élevages français en Blonde d'Aquitaine. Nicolas Chauve, le naisseur, partageait lui aussi sa satisfaction : « J'espérais une belle enchère mais sûrement pas celle-ci… Apparemment, un éleveur belge était sur le coup lui aussi et a permis de faire monter les compteurs. C'est forcément notre meilleur résultat ici, nous mettons nos meilleurs veaux dans cette station depuis trois ou quatre ans ». Véry Good ressemble beaucoup à son père, Shangai, un taureau né en 2021 acheté en Dordogne par Nicolas Chauve : « celui-ci m'avait été conseillé par un technicien de Blonde Génétique, l'organisme de sélection et de commercialisation de la race. Ce fut un bel achat car, en plus de Very Good, plusieurs de ses fils sont susceptibles d'aller eux aussi en station. Affaire à suivre ! ».
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