Viande bovine
La FRB Bourgogne «règle la mire» pour les prochaines semaines
La section «bovins viande» de la FRSEA Bourgogne s’est réunie le 21 novembre dernier dans un contexte de crise prononcée de l’élevage.
Du monde atour de la table, l’envie d’avancer malgré les difficultés récurrentes de la production … et une ligne syndicale définie, ferme et assumée. Dans un contexte de crise prononcée en production bovins-viande, exacerbée par les conséquences de l’embargo russe et par les errances gouvernementales en matière de Pac, les délégués de la FRB ont minutieusement scruté les enjeux des dossiers en cours en matière de viande bovine. Conjoncture, export pays-tiers, plan bâtiment, MAE systèmes, zones vulnérables ou encore Pac 2015 … Sur chacun de ces dossiers, les sections bovines des FDSEA, la FRSEA Bourgogne et la FNB sont mobilisées et prêtes à faire remonter la pression. De gré ou de force !
En présence de Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, un rapide tour d’horizon des marchés et du déséquilibre généré par la sortie en masse d’animaux laitiers - notamment Polonais - vers l’Italie aura permis de constater qu’outre la crise économique Italienne, les aléas impactant et effritant le marché historique des animaux maigres du bassin Charolais sont légions et nécessitent de la part de la filière un élan de dynamisme pour conquérir de nouveaux marchés. Fin des quotas laitiers, embargo russe, émancipation de la grande distribution Italienne, autant de facteurs nécessitant la réflexion et la construction d’une stratégie commerciale nouvelle et repensée articulée autour des trois piliers que sont le marché intérieur français, le marché européen et les marchés pays-tiers. C’est d’ailleurs sur ces derniers qu’Emmanuel Bernard, tout récemment élu pour la FNB, président de la commission «commerce extérieur» d’Interbev, aura rappelé le travail à la fois engagé par le syndicalisme et l’interprofession sur les pays du pourtour Méditerranéen. «Des débouchés et des filières qui tente de se structurer» selon le Nivernais, «et sur lesquels il est nécessaire que l’Etat assume sa part de responsabilité» regrettant le manque de courage, d’implication et de volonté politique actuellement constaté dans les joutes gouvernementales.
Sur ce dernier point d’ailleurs, et afin de bien faire remonter le message aux représentants de l’Etat, les délégués des sections bovines de Bourgogne ont convenu de la mise en place d’actions syndicales à court terme.
FEADER, MAE systèmes, PAC … : «pfouhhh …»
Un souffle de réprobation tant le ras le bol est prégnant sur la gestion de ces dossiers. Sur la Pac, le ministre de l’agriculture a oublié que le travail n’était pas achevé et depuis six mois, il consacre son temps et son énergie à porter la parole d’un gouvernement … «pfouhhh …»
Souffle de réprobation sur la gestion du Feader également, tant la relation de travail avec la région est discutable. 553 millions d’€ d’enveloppe allouée à la Bourgogne pour la prochaine programmation, des projets clairement établis quant à l’utilisation de ces fonds pour la profession (la FRSEA et la Chambre régionale se sont positionnées en faveur d’une orientation massive de crédits vers la modernisation notamment) mais des adeptes de la «réunionite aigue» cédant aux lobbys de minorités déprimées et déprimantes, privilégient les mesures agro-environnementales et leur lot de non-sens pour l’économie des exploitations.
La nécessité d’une implication renforcée sur ces dossiers aura fait l’unanimité et c’est en toute logique que Michel Joly, successeur de Jean-Pierre Fleury à la présidence de la FRB, reprendra en main ces lourds mais primordiaux dossiers, épaulé par une équipe régionale renforcée.
En présence de Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, un rapide tour d’horizon des marchés et du déséquilibre généré par la sortie en masse d’animaux laitiers - notamment Polonais - vers l’Italie aura permis de constater qu’outre la crise économique Italienne, les aléas impactant et effritant le marché historique des animaux maigres du bassin Charolais sont légions et nécessitent de la part de la filière un élan de dynamisme pour conquérir de nouveaux marchés. Fin des quotas laitiers, embargo russe, émancipation de la grande distribution Italienne, autant de facteurs nécessitant la réflexion et la construction d’une stratégie commerciale nouvelle et repensée articulée autour des trois piliers que sont le marché intérieur français, le marché européen et les marchés pays-tiers. C’est d’ailleurs sur ces derniers qu’Emmanuel Bernard, tout récemment élu pour la FNB, président de la commission «commerce extérieur» d’Interbev, aura rappelé le travail à la fois engagé par le syndicalisme et l’interprofession sur les pays du pourtour Méditerranéen. «Des débouchés et des filières qui tente de se structurer» selon le Nivernais, «et sur lesquels il est nécessaire que l’Etat assume sa part de responsabilité» regrettant le manque de courage, d’implication et de volonté politique actuellement constaté dans les joutes gouvernementales.
Sur ce dernier point d’ailleurs, et afin de bien faire remonter le message aux représentants de l’Etat, les délégués des sections bovines de Bourgogne ont convenu de la mise en place d’actions syndicales à court terme.
FEADER, MAE systèmes, PAC … : «pfouhhh …»
Un souffle de réprobation tant le ras le bol est prégnant sur la gestion de ces dossiers. Sur la Pac, le ministre de l’agriculture a oublié que le travail n’était pas achevé et depuis six mois, il consacre son temps et son énergie à porter la parole d’un gouvernement … «pfouhhh …»
Souffle de réprobation sur la gestion du Feader également, tant la relation de travail avec la région est discutable. 553 millions d’€ d’enveloppe allouée à la Bourgogne pour la prochaine programmation, des projets clairement établis quant à l’utilisation de ces fonds pour la profession (la FRSEA et la Chambre régionale se sont positionnées en faveur d’une orientation massive de crédits vers la modernisation notamment) mais des adeptes de la «réunionite aigue» cédant aux lobbys de minorités déprimées et déprimantes, privilégient les mesures agro-environnementales et leur lot de non-sens pour l’économie des exploitations.
La nécessité d’une implication renforcée sur ces dossiers aura fait l’unanimité et c’est en toute logique que Michel Joly, successeur de Jean-Pierre Fleury à la présidence de la FRB, reprendra en main ces lourds mais primordiaux dossiers, épaulé par une équipe régionale renforcée.