Agrobiologistes de Bourgogne
La dynamique des conversions se poursuit
Si la dynamique des conversions ne faiblit pas, en revanche tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes bio, car les moyens budgétaires restent très contraints et insuffisants pour répondre au fort besoin d’accompagnement de ces nouveaux producteurs.
L’objectif du Plan Ambition Bio 2012-2017 est atteint et les surfaces bio ont bel et bien doublé en cinq ans. Mais au prix de nombreuses difficultés dues au grand écart entre les besoins réels et les moyens budgétaires alloués en forte diminution. Lors de l’assemblée générale de Bio Bourgogne, Bernard Krempp n’a donc pas manqué de souligner la grande implication des salariés de la structure, qui ont rempli leur mission envers et contre tout, en assurant l’instruction et le suivi des nombreux dossiers de conversion.
En 2017, la dynamique des conversions s’est donc poursuivie, bien qu’avec un léger ralentissement, du fait notamment de l’incertitude sur le niveau des aides disponibles et les délais de paiement. Les exploitations bio représentent désormais 6% des exploitations de Bourgogne, avec 11 151 ha de plus qu’en 2016. Ce qui permet d’atteindre près de 70 000 ha de surfaces bio et en conversion. La Côte d’Or enregistre la plus forte dynamique en nombre de conversions, suivie par l’Yonne, la Saône-et-Loire et la Nièvre. 128 nouvelles fermes se sont ouvertes au bio en 2016.
Si les temps sont rudes pour le suivi et l’installation de nouvelles structures agricoles bio, l’entrée en conversion ne se fait pas toujours dans les meilleures conditions, a également souligné le président de Bio bourgogne, évoquant les retards de paiement des aides à la conversion, lourds de conséquences pour les trésoreries des exploitations.
Il n’a pas manqué de dénoncer le paradoxe d’une situation qui voit, d’une part des agriculteurs de plus en plus nombreux à vouloir sauter le pas de l’agrobiologie et des consommateurs plébiscitant ce mode de production et, d’autre part, «une politique budgétaire restrictive des Pouvoirs publics et des collectivités territoriales» .
La bio change d’échelle, au plan régional comme au plan national, ce changement de paradygme concerne toutes les productions et nécessite pour les GAB (Groupement d’agriculteurs biologiques) de faire évoluer les modalités d’adhésion et de cotisations afin d’ouvrir leur offre à un maximum de nouveaux producteurs bio. Le challenge étant d’accueillir le plus grand nombre de producteurs bio sans renoncer aux valeurs fondatrices de la charte du réseau FNA et tout en conservant un rôle moteur et fédérateur de réseau. Autre point d’actualité, le rapprochement avec Interbio Franche-Comté. Dans la perspective de la rédaction d’un «Programme commun» Ambition Bio 2017-2021 (en partenariat avec la Chambre régionale), les deux structures vont devoir répondre à la nécessité de fusionner d’ici 2018.
La création d’une «association de préfiguration» va permettre de préparer cette fusion entre Bio Bourgogne et Interbio Franche-Comté.
En 2017, la dynamique des conversions s’est donc poursuivie, bien qu’avec un léger ralentissement, du fait notamment de l’incertitude sur le niveau des aides disponibles et les délais de paiement. Les exploitations bio représentent désormais 6% des exploitations de Bourgogne, avec 11 151 ha de plus qu’en 2016. Ce qui permet d’atteindre près de 70 000 ha de surfaces bio et en conversion. La Côte d’Or enregistre la plus forte dynamique en nombre de conversions, suivie par l’Yonne, la Saône-et-Loire et la Nièvre. 128 nouvelles fermes se sont ouvertes au bio en 2016.
Si les temps sont rudes pour le suivi et l’installation de nouvelles structures agricoles bio, l’entrée en conversion ne se fait pas toujours dans les meilleures conditions, a également souligné le président de Bio bourgogne, évoquant les retards de paiement des aides à la conversion, lourds de conséquences pour les trésoreries des exploitations.
Il n’a pas manqué de dénoncer le paradoxe d’une situation qui voit, d’une part des agriculteurs de plus en plus nombreux à vouloir sauter le pas de l’agrobiologie et des consommateurs plébiscitant ce mode de production et, d’autre part, «une politique budgétaire restrictive des Pouvoirs publics et des collectivités territoriales» .
La bio change d’échelle, au plan régional comme au plan national, ce changement de paradygme concerne toutes les productions et nécessite pour les GAB (Groupement d’agriculteurs biologiques) de faire évoluer les modalités d’adhésion et de cotisations afin d’ouvrir leur offre à un maximum de nouveaux producteurs bio. Le challenge étant d’accueillir le plus grand nombre de producteurs bio sans renoncer aux valeurs fondatrices de la charte du réseau FNA et tout en conservant un rôle moteur et fédérateur de réseau. Autre point d’actualité, le rapprochement avec Interbio Franche-Comté. Dans la perspective de la rédaction d’un «Programme commun» Ambition Bio 2017-2021 (en partenariat avec la Chambre régionale), les deux structures vont devoir répondre à la nécessité de fusionner d’ici 2018.
La création d’une «association de préfiguration» va permettre de préparer cette fusion entre Bio Bourgogne et Interbio Franche-Comté.
Le bio à l’épreuve de l’épuisement des subventions
Lors de l’assemblée générale de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique) qui se tenait à Strasbourg les 4 et 5 avril dernier, les producteurs se sont inquiétés du manque de budgets pour la bio. Les crédits Feader 2014-2020 sont quasiment épuisés. La FNAB propose d’activer la possibilité d’un transfert du premier vers le deuxième pilier de la PAC, en s’appuyant sur la possibilité pour la France de disposer d’une marge de transfert jusqu’à 3%. Une proposition diversement accueillie en fonction des syndicats agricoles. A plus long terme, les instances bio voudraient aboutir à un modèle de rémunération des services fournis à la collectivité par les agriculteurs bio, sous forme -par exemple- de soutiens complémentaires permettant de couvrir des besoins en conseil agricole, en développement et structuration de filières, etc.