Accès au contenu
Cerfrance Alliance Centre

L'optimisme méthodologique

Le 14 janvier lors de la cérémonie des vœux de Cerfrance Alliance Centre, une conférence sur « L'optimisme : source de succès » était proposée.

Par Chloé Monget
L'optimisme méthodologique
Philippe Gabilliet lors de la soirée des vœux Cerfrance Alliance Centre à Pougues-les-Eaux, le 14 janvier.

Comme tous les ans pour sa soirée des vœux, Cerfrance Alliance Centre propose d'engager des réflexions autour d'une conférence spécifique à chaque fois. Ainsi, pour cette année, Cerfrance Alliance Centre avait convié Philippe Gabilliet, expert en psychologie et management, pour discuter de « L'optimisme, source de succès ». Ce dernier introduit : « La réalité du monde est comme un électrocardiogramme : il y a des hauts et des bas. Et, si cela n'était pas le cas, cela voudrait dire qu'il est mort… Alors oui, en ce moment c'est un peu le bazar. Mais, il faut avouer que les Français ont une tendance à ne pas se réjouir par défaut, tout en allant de l'avant quand même. En somme, nous râlons mais nous avançons, nous sommes donc tous un mélange de micro-optimistes et de micro-pessimistes ».

Il poursuit sur une vision de la vie sous le prisme de l'optimisme : « Personne ne peut prédire l'avenir. Mais, nous savons tous pertinemment qu'il y a aura des moments cool et d'autres moins. Face à cette certitude, l'important est de savoir transformer les éléments odieux en quelque chose d'autre ; comme du compost, les déchets – les instants négatifs – sont magnifiés – en instant ou enseignements positifs. À l'échelle de l'histoire de l'humanité, ce principe se retrouve avec les crises historiques (guerres mondiales, crises économiques, etc.) qui ont permis d'arriver à des évolutions notables et ce dans tous les domaines, car il ne faut pas oublier que même s'il y a crise, le temps passe et permet de les métamorphoser. Pour donner un exemple, reprenons la crise sanitaire de la Covid. Cela n'a pas été drôle, avec notamment des moments d'isolements intenses, mais, nous sommes restés optimistes avec la création des apéro-zooms ! Cette période nous a prouvé, encore une fois, que la nature humaine est ainsi faite que nous avons en permanence un but commun : s'en sortir par le haut. Nous souhaitons tous réussir et force est de constater que même dans des cas critiques, le vivant a cette particularité de tenter le coup de la survie, à chaque fois ».

La preuve par cinq

Après cet exposé, il condense sa pensée : « En résumé, l'optimisme comme source de succès se détaille en plusieurs points à mettre en application. Le premier est d'oser se réconcilier avec les faiblesses pour mieux capitaliser sur ses points forts. Le second est de se concentrer sur les possibles, les marges de manœuvre et les batailles gagnables tout en se maintenant dans une énergie d'action. Le troisième est d'accepter des solutions partielles, imparfaites ou temporaires pour avancer quand même. Le quatrième est de rester vigilants ensemble face à l'imprévu et à ses opportunités : il faut faire des plans mais ne pas s'attendre à ce qu'ils se passent comme prévu initialement. Le cinquième est de favoriser l'esprit de réciprocité car c'est la meilleure façon pour atteindre ses buts : aider les autres à atteindre leurs buts pour recevoir éventuellement un retour – mais sans en attendre un ; en quelque sorte, plantons des graines de réciprocité. En somme, ces cinq points constituent un optimisme méthodologique qui permet d'être confiant et de rester toujours en mouvement afin de pouvoir réagir aux situations négatives. À mon sens, il offre la possibilité de mettre la réalité sous tensions d'espoir afin d'atteindre les buts réalisables ». Nicolas Krajevitch conclut : « Face à un contexte général quelque peu morose, l'optimisme est une manière de continuer d'avancer, toujours dans l'optique de construire nos territoires le tout de manière collective… À nous de le mettre en œuvre au quotidien ».